Bruno Le Maire s’en prend aux aides sociales (jeudi, 24 mai 2018)

Publié par Guy Jovelin le 24 mai 2018

Rédigé par notre équipe le 23 mai 2018.

 
 
 
Bruno Le Maire aurait-il peur d’être évincé du Gouvernement ? Le Président de la République avait promis des évaluations annuelles pour ses ministres et l’heure du bilan a bientôt sonné, alors comme un petit bachoteur, Le Maire envoie des signes de plus en plus grotesques pour montrer qu’il est sur la même longueur d’onde que son maître. Ainsi, les aides sociales sont devenues au détour d’une phrase, la nouvelle cible d’un ministre qui perd les pédales.  

« Sur la politique de l’emploi, à partir du moment où nous réussissons à créer des emplois dans le secteur privé, (…) à mieux qualifier, à mieux former, à donner des formations qui répondent aux besoins des entreprises, à valoriser l’apprentissage, (…) il peut être légitime de réduire la politique sociale sur l’emploi ». Hop ! C’est fait, l’air de rien, Bruno Le Maire, ministre de l’Economie qui doit son poste à sa trahison et non à ses compétences, annonce que les Français vont devoir faire avec des aides sociales à la baisse.

L’Etat veut se refaire la cerise sur le dos des Français

Quelles aides sociales exactement ? Le commun des mortels devra attendre la sanction. Le Maire a juste lancé un ballon d’essai afin de voir les réactions et de calibrer au mieux cette nouvelle attaque contre les citoyens. Des indiscrétions mentionnent toutefois les APL (aides personnelles au logement) et le chômage. Les APL ont déjà été baissées de 5 euros par mois et il ne s’agissait en fait que d’un coup de semonce. La réaction a été plutôt faible alors le pouvoir s’engouffre sans ménagement. Mais le ministre prépare quand même le terrain et se justifie : « Traiter les inégalités à la racine, en formant mieux, en qualifiant mieux, en donnant les emplois, ça nous autorise ensuite à réduire le montant des aides sociales ». Sur le plan théorique, ça se tient, mais…

La réalité ne vient pas étayer les justifications du ministre. Cela fait un an que la Macronie sert les puissants et les principaux indicateurs économiques et sociaux sont toujours dans le rouge. Dire que les inégalités sont mieux traitées à la racine est un mensonge et quand bien même cela était le cas, il faudrait plus d’un an pour que la différence soit perceptible par les Français. 

Qui seront les principales victimes de cette politique répugnante ? Contrairement à ce que hurle les épigones de Mélenchon, ce ne sont pas les plus pauvres qui seront les plus touchés. Les morts vont se compter en premier lieu au sein d’une classe moyenne qui a pratiquement disparu. Délaissée par la droite, vampirisée par la gauche, la classe moyenne sera ainsi mise au tombeau par Macron.

Certaines aides sociales vont voir leurs critères d’attribution changés et le capital sera pris en compte en plus du revenu. Ainsi, les personnes âgées qui ont le malheur d’être propriétaires de leur logement (rarement des villas de luxe), ne seront plus aidées. Comme si avoir un toit qui ne laisse pas trop passer la pluie permettait de remplir son assiette. En cela, le macronisme est bien l’héritier du socialisme Mitterrando-jospino-hollandais. Les personnes âgées ne comptent guère, car trop vieilles par définition donc pas assez modernes et pas dans la ligne du jeune Macron. La politique est une affaire de choix et les sacrifiés du macronisme commencent à constituer d’impressionnantes cohortes.

 

Source : 24heuresactu

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