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dimanche, 20 août 2017

QUI PAYERA LES POTS CASSES ?

Publié par Guy Jovelin le 20 août 2017

Les cours des matières premières, en particulier le pétrole, le cuivre, le cacao, le coton et le soja pour ne citer que les plus importantes, se maintiennent dans de faibles fluctuations de prix depuis le début de l’année. Des facteurs conjoncturels et structurels expliquent ce phénomène :

-Une demande chinoise atone (taux de croissance de 6% le plus faible depuis 25 ans)

-Un ralentissement économique mondial (hors Afrique) dans les zones à forte croissance (Asie du Sud-Est, Amérique Latine), et une progression modeste depuis 2 ans en Europe et aux Etats-Unis.

Plus spécifiquement, les cours du pétrole (et du gaz) avaient chuté de près de 50% en fin d’année 2016 pour atteindre un plus bas à 26 USD/baril avant de se redresser suite à l’accord de Vienne en fin novembre 2016. La prévision de 70 USD/baril en moyenne en 2017 envisagée par les experts ne se matérialise cependant pas pour le moment. Les prix, après avoir touché un plus haut à 55 USD/baril ont à nouveau plongé pour se stabiliser aux alentours de 45 USD/baril, fin juin. Les cours avaient notamment atteints leur plus bas niveau en dix mois à la mi-juin, soit une chute de près de 20% du baril depuis un sommet de l’Organisation des pays exportateurs de pétrole (OPEP) fin mai. L’OPEP et ses partenaires, dont la Russie, ont décidé de poursuivre leur effort de limitation de leur production respective afin de soutenir les cours, mais la Libye, l’Iran et le Nigeria ont augmenté leur extraction. De plus, l’OPEP n’a pas intérêt à ce que les prix flambent, ce qui relancerait le pétrole de schiste aux États-Unis. Les producteurs américains de schiste qui ont subi de plein fouet la chute des cours, verraient d’un bon œil les prix du baril remonter à un niveau leur permettant de retrouver une rentabilité (proche des 55 USD/baril).

La conjoncture économique, financière et sociale sur notre planète ne semble pas satisfaire tout le monde. A en croire les dernières élections, en particulier en Europe, les « masses laborieuses » ne se montrent pas aussi enthousiastes que certains analystes, qui eux, se félicitent des cours historiques des actions, de l’argent généreusement octroyé par les banques centrales aux institutions financières et du soutien inconditionnel de ces mêmes banques centrales pour les actifs financiers « pourris ». En effet, la Banque Centrale Européenne (BCE) rachète les dettes souveraines et mêmes les obligations d’entreprises quand le système n’en veut plus car trop risquées ! Ces rachats à vil prix ne sont pas autorisés stricto-sensu dans les statuts de la BCE, mais des artifices juridiques font fi de ces interdits. Que ne ferait-on pas pour aider les copains ?

Votre argent sert donc bien ce système pourri, inefficace, voire inutile. Les banques exercent-elles encore leur métier d’intermédiaires : à savoir prêter de l’argent à des porteurs de projets, des entreprises désireuses d’investir, à des entrepreneurs ? Le secteur bancaire européen n’en finit pas de se lézarder et de sérieux doutes subsistent au sujet de la « fin de la Crise », ce qui ne manque pas non plus d’inquiéter les marchés. Continuer la lecture 

 

Source : altermedia.info

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