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jeudi, 09 août 2018

« Pardon, vous avez dit “Progrès” ? »

Publié par Guy Jovelin le 09 août 2018

 

Par Gábor Tóth.

Ces dernières décennies, le sens du mot « Progrès » a changé si drastiquement qu’il est parfois difficile d’en maîtriser l’usage. Dans certains pays de l’Ouest anciennement glorieux, dire le mot « progressiste » équivaut aujourd’hui à parler de tolérance, acceptation et égalité avec certains comportements et pensées qui, il y a peu, étaient encore considérés comme totalement inacceptables et moralement rejetés, voire même vu comme des péchés. D’une certaine manière, les « progressistes » ont oublié d’où venaient l’incroyable succès et la gloire sans pareil de leurs contrées ; ils ont oublié ce qui a fait des nations occidentales de grandes nations.

Les valeurs conservatrices sont nommées ainsi pour une bonne raison. Conserver quelque chose signifie que cette chose est bonne, mais ne pas la couvrir d’un voile protecteur, et c’est l’assurance qu’elle se gâtera. On peut faire l’analogie avec une boîte de thon ou une bouteille de votre spiritueux favori. Une fois ouverte, ce n’est plus qu’une question de temps. Pour les sociétés de l’Ouest chrétien, cela n’a pas mis longtemps pour passer des heureuses familles nombreuses traditionnelles comme socle de la Nation à l’invitation par des libéraux de dénommés « drag-queens » dans des écoles pour enseigner aux enfants l’ouverture d’esprit à toutes formes de démonstrations excentriques de n’importe quel individu, aussi étrange, déplorable et pervers que cela soit.

Considérer qu’un homosexuel dérangé enseigne à de jeunes enfants comment ils peuvent devenir des « superhéros drag-queen progressistes » est absolument scandaleux.

Scandaleux tout d’abord parce que c’est contre tout ce qui est décent, sage et naturel.

Mais également car ce n’est pas ce que le mot « progrès » signifie !

À l’échelle individuelle, vous avez progressé lorsque vous avez appris une nouvelle langue, ou étudié la nature d’un animal.

À une plus vaste échelle, les sociétés et les nations font également des progrès lorsqu’elles trouvent de meilleures manières de vivre, organisent leur environnement d’une meilleure façon, créent des infrastructures plus efficaces, plus sûres et plus durables, ou quand elles construisent des bâtiments plus modernes, plus grands, etc.

Le progrès n’a pas à avoir lieu dans un domaine où il n’y en a pas besoin, comme dans l’idéologie chrétienne et la définition de la famille et d’autres valeurs morales, car ce système de croyances est déjà parfait. Personne ne peut « améliorer » ou « faire progresser » le concept merveilleux d’un homme et d’une femme s’unissant dans le mariage pour créer ensemble la vie.

L’Ouest s’est égaré. Ils essayent de dépasser la nature, et l’on sait comment cela fini.

Et pendant ce temps, ils mettent bien moins d’efforts à faire de vrais progrès pour leurs pays, en développant des nouvelles routes commerciales, des infrastructures importantes et autres solutions pour le long terme. Que le lecteur ne me comprenne pas de travers, l’Occident est toujours très développé, et le reste du monde est à la traîne derrière.

Mais pour combien de temps encore ? Jetons un œil à l’incroyable développement et véritable progrès entrepris par la Chine.

Elle n’est pas affairée à faire des efforts considérables pour amener des changements de législations afin que les LGBT puissent adopter des bébés et leur inculquer l’acceptation de toute valeur, quand bien même celle-ci défierait les règles élémentaires de la nature, de la logique et de la décence élémentaire.

Les Chinois sont affairés, frénétiques, ils travaillent dur à la tâche, sont malins et sages.

Ils bâtissent des ponts, des autoroutes, des aéroports, des ports, des routes et tant d’autres choses…

Les méga-machines de la Chine travaillent vite, et ce travail ne porte pas ses fruits que sur le plan physique : il rapproche également la Chine du niveau de développement occidental. Ce scénario était impensable dans mon enfance !

Mais à peine deux décennies plus tard, je me rends en Chine, et je ne crois plus que cela soit impossible.

Avec l’impressionnant plan pour mettre en place la Nouvelle Route de la Soie, la balle est dans le camp des Occidentaux. Ayant grandi dans un Occident formidable, mais plus tard, ayant vu les extraordinaires progrès de l’Orient, en parallèle d’un effondrement et d’une régression à l’Ouest, je m’interroge.

Pourquoi l’Occident ne peut-il se concentrer sur ce qu’il devrait : continuer à bâtir, développer et améliorer tout comme l’Orient, voire mieux ?

Et bien, peut-être parce que les Occidentaux sont trop concentrés sur leurs droits, plutôt que sur ce qu’ils sont sensés faire, plutôt que sur ce dont ils ont la responsabilité de faire.

Comme toujours, l’Histoire sera juge et expliquera au monde ce que le mot « progrès » signifie vraiment.

 Gábor Tóth est hongrois, et il préside l’association Gateway to Europe V4-China Association.

 

Source : visegradpost

dimanche, 24 décembre 2017

La meilleure manière de devenir fou ... Nous assistons au triomphe de l’insignifiance

Si vous me lisez à l’occasion, vous le savez, notre époque m’exaspère.

Non pas que je rejette en bloc ce qu’elle nous offre. Comme tout le monde, je me réjouis des progrès de la médecine, des transports et des communications.

Je suis aussi fasciné par la révolution technologique permanente, qui façonne nos existences même si elle s’accompagne d’un reconditionnement sans précédent de nos comportements sociaux qui ressemble à de l’esclavage. 

Au terme de notre vie, nous aurons passé l’essentiel de notre temps à regarder notre téléphone comme des zombies.

Instagram

Mais ne chignons pas : la révolution technologique améliore nos vies. On peut lui dire merci.

Non, ce qui m’exaspère relève d’un autre registre : c’est la conception de la réussite sociale qui domine les esprits.

Il y a quelques semaines, j’écoutais Tout le monde en parle. Parmi les invités, trois vedettes Instagram, un garçon et deux filles, qui doivent une bonne partie de leur réussite à leur maîtrise des médias sociaux.

L’entrevue était réussie. Mais ce qu’elle révélait indirectement de notre société était effrayant.

On m’a expliqué à plusieurs reprises ces derniers mois le principe d’Instagram. J’ai fini par comprendre. En gros, il s’agit de se mettre en scène de façon permanente, pour exciter la jalousie de ceux qui scrutent notre existence. Instagram pousse à une concurrence sauvage dans la société de l’image.

Une de mes amies résume cela méchamment : il s’agit de se mettre en scène avantageusement pour que ceux qui nous suivent se sentent minables.

On glamourise sa vie, on se prend pour la vedette d’un documentaire hollywoodien et on espère faire baver le grand nombre.

Cette valorisation conjuguée du voyeurisme et de l’exhibitionnisme est dégradante pour l’être humain.

À toujours se photographier, à toujours prendre la pose, à se soumettre ainsi à la tyrannie de la photo léchée, c’est la possibilité d’habiter le monde intimement, sans toujours se croire sur une scène à jouer son rôle de vedette fière de l’être qu’on sacrifie. C’est à la vie intérieure qu’on renonce.

Et ce qui m’a bouleversé, c’est lorsqu’on m’a expliqué à quel point la jeune génération est socialisée à travers cet univers mental.

Camelote

Comment croire qu’on ne déstructure pas intimement la psychologie des jeunes hommes et des jeunes femmes quand on les soumet à la pression psychologique permanente du vedettariat instantané. On les pousse à la détresse.

Dans ce monde, il est bien facile de sentir qu’on ne vaut rien.

On ne sait plus qui admirer. Les grands héros politiques ? Les grands écrivains ? Les grands philosophes ? Les grands scientifiques ?

On nous offre plutôt de la camelote, du toc, du préfabriqué, de l’insignifiance, du nihilisme.

Comment se surprendre que, dans ce vide existentiel, les masses soient poussées à se jeter dans les soldes du Vendredi fou et autres niaiseries inventées pour nous convertir à la consommation intégrale ? Ce monde est peut-être luisant. Il n’en est pas moins barbare.