Ok

En poursuivant votre navigation sur ce site, vous acceptez l'utilisation de cookies. Ces derniers assurent le bon fonctionnement de nos services. En savoir plus.

dimanche, 17 juin 2018

Grande-Bretagne. Chiffre record: 140 000 musulmans assistent à la célébration de l’Aïd à Birmingham (Vidéo)

Publié par Guy Jovelin le 17 juin 2018

 

Birmingham a accueilli l'événement le plus important d'Europe pour marquer la fin du Ramadan, avec plus de 140 000 fidèles assistant aux prières au parc de Small Heath.

Ce fut le plus grand rassemblement pour les organisateurs de la célébration de l'Aïd, depuis sept ans, avec 106'000 musulmans présents à l'événement l'année dernière. Les musulmans du monde entier, y compris du Bangladesh (à gauche) et de l'Iran (à droite) se sont réunis pour célébrer l'Aïd al-Fitr, le festival de trois jours marquant la fin du Ramadan.

Vidéo du journal Daily Mail du 15 juin 2018

 

Source : lesobservateurs

mercredi, 16 septembre 2015

Perpignan - "L'Aïd-el-Kébir n'est pas rentable pour l'abattoir"

Publié par Guy Jovelin le 16 septembre 2015

"Entre 350 et 550 moutons" sont sacrifiés à l'abattoir pour l'Aïd.

"Entre 350 et 550 moutons" sont sacrifiés à l'abattoir pour l'Aïd. PHOTO/Photo T.G.

La société gestionnaire de l'abattoir de Perpignan répond au collectif qui dénonce une flambée du prix du mouton et un manque de place pour l'Aïd.

Dimanche, un rassemblement autour du droit à l'abattage rituel pour la fête de l'Aïd-el-Kébir a rassemblé plus de 150 personnes à Perpignan. Le président de l'Union des mosquées de France, Mohammed Moussaoui, était notamment de la partie. Pour mémoire, le collectif à l'initiative de la réunion dénonce une flambée du prix du mouton lors de la fête musulmane du sacrifice (qui se déroulera cette année fin septembre). Ses membres pointent aussi du doigt un manque de place à l'abattoir de Perpignan. Et réclament dès lors la mise en place d'une structure temporaire.

Des revendications et affirmations qui ne sont pas du goût de la société La Catalane d'abattage, gestionnaire du nouvel abattoir implanté près de l'aéroport. L'établissement s'est récemment fendu d'un communiqué pour mettre les choses au point. "Tout d'abord, il faut savoir que le nouvel abattoir a été conçu en prenant en compte la possibilité de pouvoir effectuer des abattages rituels (qui ne représentent que 3 % du tonnage abattu…), souligne le document. Et La Catalane d'abattage fait renouveler annuellement l'habilitation de deux sacrificateurs par la mosquée d'Évry (coût 306 euros). Ces derniers peuvent ainsi pratiquer l'abattage halal tout au long de l'année si besoin est. Ensuite, dire qu'il n'y a pas assez de place relève de la galéjade. L'Aïd-al-Adha est une fête qui peut se passer sur trois jours. Mais les fidèles musulmans locaux ne veulent pas en entendre parler et tout le monde veut son mouton sacrifié juste après la prière du premier jour. Depuis plusieurs années, le jour de l'Aïd, nous sacrifions entre 350 et 550 moutons amenés par des fidèles sur une seule journée. Nous pourrions faire plus et nous n'avons jamais refusé personne. Il faut aussi savoir qu'il y a 14 boucheries halal à Perpignan qui n'achètent pas un gramme de viande locale, mais tout en Espagne. (...)"

"Un service rendu"

La Catalane d'abattage justifie également la flambée du prix du mouton observée le jour de l'Aïd : "La filière ovine française a réussi depuis plusieurs années à redresser les cours nationaux en se basant sur la qualité et la traçabilité. Le tout, sans pour autant que les éleveurs en tirent un revenu normal. Le prix d'un agneau de boucherie de moins de trois mois (environ 15 kg de carcasse) se situe en effet aux alentours de 120 à 150 euros. Mais les moutons que veulent acheter les fidèles sont beaucoup plus âgés et plus lourds, ce qui demande aux éleveurs qui veulent en vendre de les nourrir plusieurs mois de plus et de s'organiser en conséquence. Ceci aussi a un coût non négligeable. N'oublions pas non plus la TVA de 10 % à reverser à l'État. Concernant le coût de l'abattage, ce jour-là, il nous faut préparer des sacs pour la remise des panses, des pieds, de la tête ainsi que de la carcasse. Nous sommes aussi obligés de prendre du personnel supplémentaire et de payer des taxes, ainsi que les sacrificateurs. Sans oublier tous les déchets qui partent à l'équarrissage (de 30 à 160 euros la tonne), ni la gestion d'un jour d'abattage hebdomadaire supplémentaire avec tous les décalages de production que cela implique."

Selon la direction de l'abattoir, au final, l'Aïd ne serait pas rentable pour l'établissement. "Nous effectuons cette opération dans le cadre d'un 'service rendu' qui n'a rien d'obligatoire. Beaucoup d'abattoirs français n'ouvrent pas pour l'Aïd. Nous travaillons en étroite collaboration avec les services de la préfecture, ainsi que des services vétérinaires afin que tout se passe pour le mieux dans l'intérêt de tous. Nous avons aussi demandé aux communautés musulmanes de nous faire des prévisionnels afin de caler la production d'abattage. Sans résultat. (...)"

Source : http://www.lindependant.fr/2015/09/16/l-aid-el-kebir-n-es...