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mardi, 02 janvier 2018

Ces interdits qui nous pourrissent la vie

Publié par Guy Jovelin le 02 janvier 2018

Rédigé par Philippe Kottela 

- L’année 2017 a été celle des polémiques.
- Beaucoup relèvent du faux débat incarné notamment par l’effet du buzz des réseaux sociaux. 
- Florilège de ces interdits, en passant par la dictature de la bouffe, l’écologie à outrance aux pseudo-harceleurs.

La dictature de la bouffe
Noël, son sapin, ses cadeaux... Nouvel An, son champagne, ses cotillons... et leurs grandes tablées! Comme une sorte de remake chaque année. Sauf que le menu devient toujours plus difficile à élaborer. Entre la frangine devenue végétarienne, le cousin végan ou la belle-sœur au régime sans gluten , sans parler de son fils végétalien, difficile de s’avouer simplement «normal», aimant la bonne bouffe. Celle, entre autres, que faisaient nos grands-mères qui osaient, lors d’un repas, aligner un bon foie gras, aussitôt suivi d’une entrecôte, avant de passer à un gargantuesque plateau de fromages.
Sujet sensible!  Les habitudes alimentaires changent et les convictions en la matière évoluent. En toute logique, chacun devrait respecter le choix de l’autre. Mais c’est loin d’être le cas! La cuisine vit à l’heure des diktats. Que la souffrance animale, au même titre que la valorisation des produits locaux ou la dégradation de l’environnement, soient sujets de discussion, c’est bien. Qu’une caste d’ayatollahs bien pensants veuille nous imposer quoi et comment manger, en est une autre. Et là on dit stop!

L’intégrisme vert
Vous ne le saviez pas. Mais vivre pollue. Alors cessons de vivre. Prendre une douche gaspille de l’eau, voyager plombe votre empreinte carbone, avoir des enfants alourdit la facture écologique, utiliser du papier toilette même recyclé nuit à la forêt, absorber et excréter des médicaments pollue les eaux usées, cuisiner sans mettre de couvercle gaspille de l’énergie… Et la liste est interminable. A coup d’injonctions culpabilisantes martelées ad nauseam, les intégristes verts engagés parfois même dans une invraisemblable démarche malthusienne, nous façonnent un quotidien fait d’interdits et d’obligations. Résultat: le pauvre quidam, épuisé de se penser à tout prix et à tout moment comme un consommateur responsable, ne sait plus à quel saint se vouer, ni quel comportement adopter, au point pour finir, de tout envoyer au diable. Vivre pollue. Alors cessons de vivre.

Le culte de la perfection
Etre une maman ou un papa exemplaire, être irréprochable au boulot, se transformer en pro de la cuisine et, bien sûr, afficher un corps irréprochable, et être... tendance! Télévision, publicité, magazines et internet ne cessent de nous fragiliser pour nous démontrer que nous ne sommes pas «assez bien». Ils prônent le culte de la perfection. Même si elle doit se faire à coup de régime restrictif et de bistouri: ici un nez refait, là une cure de Botox, ailleurs un régime sans fin: partout les femmes – et beaucoup d’hommes aussi –demeurent soumises à cette implacable loi de la fausse beauté. Partout les canons établis les poussent à se mutiler, à endurer des privations, à mettre leur vie en danger, répondant aux injonctions d’ayatollahs qui, au final, s’en mettent plein les poches! Et là aussi, on dit stop! Et si 2018 nous apprenait à nous accepter imparfaits. Souvenons-nous que c’est la vie qui nous a façonnés et qu’au final, c’est le chemin, ou notre parcours, plus que la destination ou le résultat, qui a toute son importance.

Le prince charmant, un vil harceleur… 
Si le harcèlement sexuel est un vrai problème de société, on peut se demander si on n’en fait pas un peu trop. Des harceleurs et même des prédateurs, il y en a sans aucun doute, et probablement beaucoup trop. Et ils doivent être sanctionnés. Mais de là à en voir partout, à analyser les rapports hommes-femmes uniquement sous ce prisme, il y a un pas que certains (certaines ?) franchissent allègrement. Un exemple parmi d’autres: selon certaines féministes ayatollah, notre bon vieux prince charmant serait un harceleur, le «chaste» baiser qu’il a donné à la Belle au bois dormant n’étant pas consenti, celle-ci étant évidemment… endormie. Le célèbre psychanalyste spécialiste des contes de fée Bruno Bettelheim doit s’en retourner dans sa tombe. En attendant, messieurs oubliez votre mauvaise habitude d’embrasser votre moitié endormie avant de sortir de la maison. Un procès vous attend peut-être.

Tous racistes!
N’ayez aucun doute. Vous êtes raciste! A l’insu de votre plein gré et même si vous n’en êtes pas conscient. Surtout si vous n’en êtes pas conscient. Le pauvre joueur de foot français Antoine Griezmann vient d’en faire les frais, lui qui a eu la mauvaise idée de se grimer en joueur de basket et pour cela de se… noircir la face. Polémique, plates excuses et terrible sentiment de vivre dans un monde aseptisé où on ne peut plus rien dire, plus rien penser. En ce début de XXIe siècle, les sketches de Coluche, Michel Leeb, les saillies de Pierre Desproges, le film Rabbi Jacob etc, n’auraient jamais pu voir le jour sans être immédiatement suivis d’un lynchage en règle de la part des ayatollahs de la bien-pensance qui, bien souvent, oublient de balayer devant leur propre porte. 
Dans une société où le bon sens et l’humour ont dramatiquement disparu, le politiquement correct à l’anglo-saxonne n’aboutit qu’à entretenir le racisme. Le vrai.

 

Source : ghi.ch