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lundi, 27 mars 2017

Les aberrations monétaires de Marine Le Pen

Publié par Guy Jovelin le 27 mars 2017

PAR

La patronne du FN affirme que, si elle est élue, les taux d'intérêt ne remonteront pas, en dépit d'une inflation plus élevée et d'une monnaie dévaluée.

 
Marine Le Pen montre ses limites en économie...
Marine Le Pen montre ses limites en économie... © GUILLAUME SOUVANT / AFP/ GUILLAUME SOUVANT
On déconseille fortement aux lycéens qui préparent en ce moment leur bac d'économie de le réviser à partir des théories et des démonstrations monétaires que développe à la télévision Marine Le Pen. Ils risquent de connaître de cruelles désillusions le jour de leur examen et d'écrire d'énormes contresens. Interrogée, jeudi matin sur BFM TV, par Jean-Jacques Bourdin qui lui demandait si un retour au franc ne risquait pas de se traduire par une hausse des taux d'intérêt, la candidate à l'élection présidentielle lui a répondu, avec un air offusqué. « Mais Monsieur Bourdin, pourquoi les taux d'intérêt remonteraient ? Ce que veut un prêteur, c'est qu'on le rembourse. »

jeudi, 09 mars 2017

Emplois fictifs au FN: les mails qui montrent que Marine Le Pen était au courant

Publié par Guy Jovelin le 09 mars 2017

Romain Herreros Journaliste politique

Soupçonné d'avoir bénéficié d'un emploi fictif, un ex-conseiller de la candidate FN l'avait alertée sur cette situation dès 2012.

CHARLES PLATIAU / REUTERS
Marine Le Pen lors d'une conférence à Puteaux le 6 mars 2017.
 

C'est Gaël Nofri, ex-conseiller de la candidate frontiste pendant la campagne de 2012 et soupçonné par la justice d'avoir bénéficié d'un emploi fictif, qui avait alerté sa patronne sur son cas. Celui qui a dénoncé depuis un 'système de corruption généralisé" au FN, s'étonnait de l'irrégularité de sa situation. Selon les informations de Mediapart et Marianne, l'intéressé a bien signé en 2011 un contrat d'assistant parlementaire, en qualité d'assistant local de Jean-Marie Le Pen. Salaire: 8256 euros brut.

Or, Gaël Nofri le jure, il n'a jamais été l'assistant du menhir. "Je n'ai évidemment jamais été au Parlement européen", a-t-il expliqué à Mediapart. L'ex-conseiller a également été embauché comme collaborateur de l'expert-comptable du parti, Nicolas Crochet. S'il travaillait uniquement au bénéfice de Marine Le Pen, c'est en qualité de "chargé d'étude" au cabinet de l'expert-comptable qu'il était rémunéré.

Un montage "pour le moins douteux"

Inquiet de sa situation financière (il était visiblement prévu après ces arrangements que l'homme perçoive le chômage), Gaël Nofri s'est tourné vers Marine Le Pen. "Nous avions prévu que mon contrat s'arrête à la fin du mois et qu'ensuite j'obtienne mes indemnités puis le chômage. Or, Nicolas (Crochet – ndlr) ne m'a toujours pas fait les fiches de salaire et le contrat en cours est caduc donc je ne peux prétendre au chômage pour le moment", fait-il savoir à la présidente du FN.

Dans un second mail, adressé cette fois à Louis Aliot, Gaël Nofri explique que Marine Le Pen ne répond pas à ses multiples SMS. Dans cette missive, le conseiller se défend de vouloir "faire un esclandre et d'attirer l'attention sur un montage pour le moins douteux (...) qui aurait mis tout le monde dans l'embarras".

Du côté de la direction du FN, on botte en touche. "Vous savez, (Nofri) racontait et écrivait tellement de choses plus ou moins contradictoires et quelquefois farfelues que je ne cherchais pas à savoir", a expliqué Louis Aliot à Mediapart. "Pour moi, il était un ami... du moins je croyais", a ajouté le compagnon le Marine Le Pen, qui se défend d'avoir été concerné par la situation juridique du conseiller.

 

Source : huffingtonpost

jeudi, 02 mars 2017

Marine Le Pen n'est plus protégée par son immunité parlementaire

Publié par Guy Jovelin le 02 mars 2017

Par latribune.fr  |   
La levée de l'immunité parlementaire de Marine Le Pen se limite aux faits incriminés et ne concerne pas l'affaire des assistants FN au Parlement européen.
La levée de l'immunité parlementaire de Marine Le Pen se limite aux faits incriminés et ne concerne pas l'affaire des assistants FN au Parlement européen. (Crédits : © Christian Hartmann / Reuters)
Le Parlement européen a levé l'immunité de la candidate frontiste dans le cadre d'une affaire pour "diffusion d'images violentes". Elle fait l'objet d'une enquête ouverte en France pour l'envoi, en décembre 2015, de tweets contenant des photos d'exécution menées par Daech.

| Article publié le 01/03 à 10h59, mis à jour le 02/03 à 12h04.

Depuis de longs mois dans le viseur de la justice, Marine Le Pen devra prochainement rendre des comptes. Les députés européens se sont prononcés jeudi pour la levée de l'immunité parlementaire de Marine Le Pen, demandée par la justice française pour "diffusion d'images violentes". Ce vote confirme le vote préliminaire de la commission des affaires juridiques ayant eu lieu deux jours plus tôt.

Pour mémoire, la candidate à l'élection présidentielle fait l'objet d'une enquête ouverte en France pour l'envoi, en décembre 2015, de tweets contenant des photos d'exécution menées par Daech (acronyme arabe de l'autoproclamé État islamique), dont celle du journaliste américain James Foley. Après une journée de polémique, la dirigeante du FN avait finalement retiré de son tweet la photo.

Jusque trois ans d'emprisonnement et 75.000 euros d'amende

La levée de l'immunité parlementaire de Marine Le Pen se limite aux faits incriminés et ne concerne pas l'affaire des assistants FN au Parlement européen, pour laquelle Marine Le Pen a refusé d'être entendue par la police la semaine dernière. Mais elle n'est pas sans risque pour la candidate FN, les faits qui lui sont reprochés étant punis de trois ans d'emprisonnement et 75.000 euros d'amende.

Le député FN Gilbert Collard est également visé par une enquête pour diffusion d'images violentes après avoir publié sur Twitter des images d'une victime de Daech. Là aussi, une demande de levée de l'immunité parlementaire a été transmise à l'Assemblée nationale française. Cette demande a été rejetée la semaine dernière par le bureau de l'Assemblée, qui a estimé qu'elle n'était "pas suffisamment" précise.

Ces deux affaires ne sont pas les seules dans lesquelles le Front national ou ses membres sont impliqués. Outre l'affaire des assistants parlementaires, le parti d'extrême droite est notamment visé par une enquête concernant la surfacturation de prestations pour la campagne présidentielle de 2012 impliquant le "Bygmalion" frontiste, Riwal, ainsi qu'une seconde affaire d'emploi fictif, concernant cette fois-ci Jean-Marie Le Pen

 

Source : latribune

lundi, 27 février 2017

Front national: Un ancien conseiller de Marine Le Pen dénonce «un système de corruption généralisé»

Publié par Guy Jovelin le 27 février 2017

Gaël Nofri, conseiller de Marine Le Pen pendant la présidentielle de 2012, affirme avoir été rémunéré via un cabinet d’expertise comptable où il n’a « jamais mis les pieds »…

Gaël Nofri devant le siège niçois du FN, le 26 novembre 2012.
Gaël Nofri devant le siège niçois du FN, le 26 novembre 2012. - VALERY HACHE / AFP

20 Minutes avec AFP

Publié le Mis à jour le

Il dit avoir été rémunéré par un cabinet d'expertise comptable où il n'a «jamais mis les pieds». Gaël Nofri, conseiller de Marine Le Pen pendant la présidentielle de 2012 désormais en rupture, a dénoncé dimanche «un système de corruption généralisé au FN» au sujet du financement des campagnes de 2012.

>> A lire aussi : «Coup monté», «pipeau», «complot», les militants FN se moquent des affaires

«En 2012, j'ai eu une rupture nette avec Marine Le Pen sur deux questions: un système de corruption généralisé que cette affaire avait révélé, et l'alliance du FN avec les identitaires à Nice», a indiqué à l'Agence France Presse ce conseiller municipal niçois désormais dans la majorité du président LR de région, Christian Estrosi.

«On me dit "il y a un problème, il faut passer sur un contrat avec le Parlement européen"»

Il confirmait là un témoignage livré à Mediapart et Marianne au sujet de son emploi comme «conseiller aux services publics» pour la présidentielle de 2012, qui lui vaut, selon des sources judiciaires, d'être cité dans l'enquête qui a valu au FN son renvoi en correctionnelle.

>> A lire aussi : Deux cars de militants FN pris pour cible par des opposants

«En septembre 2011, je signe un contrat de campagne avec Marine Le Pen, qui m'a proposé de travailler avec elle. En 2012, on me dit: "il y a un problème, il faut passer sur un contrat avec le Parlement européen". Je refuse», raconte celui qui a ensuite dirigé la campagne européenne de Jean-Marie Le Pen dans le Sud-est en 2014.

«En mai 2012, mon contrat s'arrête. Je vais pour m'inscrire au chômage. On me dit que les cotisations n'ont pas été versées. Je me dispute alors avec Marine Le Pen», poursuit-il. «C'est là qu'on me dit que Nicolas Crochet», expert-comptable du FN renvoyé lui aussi en correctionnelle, «allait m'envoyer un contrat pour me régulariser. J'attends, je gueule tout l'été», continue Gaël Nofri.

Il finit par signer «après cinq mois sans salaire ni chômage»

«En septembre, Crochet me donne le contrat, je vois que ce n'est pas un contrat de campagne mais de conseil dans son cabinet d'expertise comptable. J'assume, je signe après cinq mois sans salaire ni chômage», confirme-t-il, alors qu'il dit n'avoir «jamais mis les pieds» dans ce cabinet.

>> A lire aussi : Le trésorier du FN attaque le journal «Le Monde» en justice

«J'interroge Marine Le Pen par SMS, Louis Aliot au téléphone, ils ne me répondent pas. A partir de ce moment-là, je suis en rupture totale» avec Marine Le Pen, confirme-t-il, racontant avoir rencontré les enquêteurs en septembre 2014 pour leur «apporter des éléments».

Dans cette affaire, le FN est soupçonné d'avoir mis en place, via des kits de campagne fabriqués par Riwal, une escroquerie au préjudice de l'Etat, qui rembourse les frais de campagne, et ce par le biais notamment de surfacturations. Le parti, des dirigeants et des proches de la présidente du FN sont renvoyés en correctionnelle.

 

Source : 20minutes

dimanche, 26 février 2017

MARINE LE PEN CONTRE L’ETAT DE DROIT

Publié par Guy Jovelin le 26 février 2017

Editorial du « Monde ». Comme d’autres avant elle, Jacques Chirac ou Nicolas Sarkozy pour ne pas les nommer, Marine Le Pen est une publicité vivante pour les poêles antiadhésives. Avec elle, jusqu’à présent, rien n’accroche, aucune mise en cause ne semble l’atteindre, aucune enquête sur le financement douteux de ses activités politiques ne paraît de nature à ébranler la confiance de ses partisans.


Marine Le Pen contre l’Etat de droit

Au contraire même, il ne peut s’agir, à leurs yeux, que d’un vaste complot du « système » politique, judiciaire et médiatique contre la candidate du Front national  à l’élection présidentielle. Elle-même ne se prive pas de jouer  sur cette corde pour mieux se poser  en victime.

 

 Lire aussi :   Le Front national, une « victime » aux affaires florissantes

Ce ne sont pourtant pas les dossiers qui manquent. Celui des assistants parlementaires des députés européens du FN, à commencer  par sa présidente, est aujourd’hui le plus brûlant. Depuis deux ans, le parti d’extrême droite est soupçonné d’avoir fait rémunérer  certains de ces assistants par le Parlement européen alors que ceux-ci n’y mettaient pratiquement pas les pieds et se consacraient exclusivement ou presque au FN à Paris. Bref, il s’agirait d’emplois fictifs. Alerté par l’organisme antifraude de l’Union européenne, le parquet de Paris  a ouvert une enquête préliminaire puis une information judiciaire pour abus de confiance, escroquerie en bande organisée, faux et usage de faux, ainsi que travail  dissimulé.

 Lire aussi :   Front national : l’enquête sur les assistants parlementaires accélère

C’est dans ce cadre que, après de nombreuses perquisitions et auditions, la plus proche collaboratrice de la candidate frontiste vient d’être mise en examen. C’est également pour cette raison que Mme Le Pen s’est vu réclamer  par le Parlement européen le remboursement de 340 000 euros, correspondant aux salaires de sa chef de cabinet entre 2010 et 2016. Devant son refus, une retenue sur salaire a été ordonnée.

Lire aussi :   Le microparti de Marine Le Pen visé par un redressement fiscal


 Lire aussi :   Front national : un système de financement à l’opacité organisée L’affaire « Jeanne », du nom du microparti consacré à l’action de Mme Le Pen, n’est pas moins sulfureuse. En octobre 2016, le parquet de Paris a renvoyé en correctionnelle dix personnes physiques ou morales, dont le Front national pour complicité d’escroquerie ou recel d’abus de biens sociaux. Les responsables de Jeanne, tous très proches de la candidate, sont soupçonnés d’avoir mis en place un système opaque et frauduleux destiné à financer  illégalement les candidats frontistes aux législatives de 2012. Ce dispositif pourrait avoir  été utilisé lors de toutes les campagnes électorales du FN depuis 2012.

Enfin, alerté par la Haute Autorité pour la transparence de la vie publique, le Parquet national financier a ouvert une enquête sur le patrimoine de Marine Le Pen et de son père. L’un et l’autre sont soupçonnés d’avoir présenté des déclarations de patrimoine qui sous-évaluent fortement leurs actifs. Ces faits sont susceptibles d’être jugés au pénal et passibles, notamment, de dix ans d’inéligibilité.

Dans tous ces dossiers, Mme Le Pen oppose un démenti catégorique aux faits qui lui sont reprochés. Il ne s’agirait, clame-t-elle haut et fort, que de machinations destinées à lui nuire. Protégée par l’immunité de parlementaire européenne dont elle bénéficie, elle rejette toute convocation par les juges ou la police  jusqu’au terme de la période électorale, présidentielle et législative. Autoproclamée « candidate du peuple » et contemptrice du « système », elle n’hésite pas à se situer hors la loi. Aspirant à devenir  chef de l’Etat, elle récuse l’Etat de droit. C’est le devoir  de la justice de démasquer  cette imposture.

 

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