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jeudi, 11 janvier 2018

Lyon : les pompiers manifestants critiqués par les politiques

Publié par Guy Jovelin le 11 janvier 2018

Par Lucas Larcher Diminuer la taille du texte
Publié le 10/01/2018  à 12:13

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À l’occasion de la cérémonie des Vœux au SDMIS, Stéphane Bouillon, préfet du Rhône, David Kimelfeld, président de la Métropole, Jean-Yves Sécheresse, 3e adjoint au maire de Lyon et Christophe Guilloteau, président du conseil départemental du Rhône, sont revenus sur les manifestations de pompiers de ce début de semaine. Dans des termes très loin de l’apaisement.

Dans son adresse aux membres du Service départemental -métropolitain d’Incendie et de Secours, David Kimelfeld leur a souhaité "une année pleine de tendresse, car il en faudra". Un vœu qui tranche radicalement avec les propos tenus à la même occasion par Jean-Yves Sécheresse, Stéphane Bouillon et Christophe Guilloteau. Eux n’ont pas été tendres. Les sapeurs-pompiers ayant participé aux manifestations de ce début de semaine, pour dénoncer les caillassages dont ils sont victimes, en ont pris pour leur grade. Tous ont commencé par rendre hommage aux pompiers victimes d’agressions en interventions. Mais bien vite, les mots se sont faits plus durs. Jean-Yves Sécheresse a ouvert le bal en demandant aux agents en face de lui de ne pas "sombrer dans le populisme et la provocation, comme nous venons de le voir, de certains irresponsables ».

"Une manifestation tombée dans la caricature", selon Guilloteau

La palme de la tendresse revient pourtant sans conteste à Christophe Guilloteau, président du conseil départemental du Rhône. Aux sapeurs-pompiers décorés se tenant dans la salle, il a déclaré : "vous n’obtiendrez rien de mieux, rien de mieux, en vous comportant comme vous vous êtes comportés hier". Il déplore une manifestation tombée dans "la caricature", des propos auxquels David Kimelfeld "souscrit totalement". Et qui ont fait écho au discours tenu ensuite par Stéphane Bouillon.

"En démocratie (...) on peut demander des réunions sans enfoncer des portes"

Voir un cercueil posé en pleine rue n’a pas plus au préfet du Rhône. "En démocratie, on peut avoir un dialogue dans la sérénité, a-t-il argué. On peut demander des réunions sans enfoncer des portes. Et on peut manifester tout en respectant l’agenda". Stéphane Bouillon fait ici référence au décès de deux sapeurs-pompiers lillérois dans la nuit de samedi à dimanche, lors de l’intervention sur un incendie à Estrée-Blanche. Tout en déplorant cette démonstration de mauvais goût en période de deuil, le préfet du Rhône a assuré comprendre la "colère" des manifestants et celle de leur famille. Avant de leur demander de "relativiser".

 

Source : lyoncapitale

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