Ok

En poursuivant votre navigation sur ce site, vous acceptez l'utilisation de cookies. Ces derniers assurent le bon fonctionnement de nos services. En savoir plus.

samedi, 04 mars 2017

« Sainte laïcité »: un professeur suspendu pour avoir lu la Bible à ses élèves !

Publié par Guy Jovelin le 03 mars 2017

3 mars 2017 par admin4
L’Express relate que « l’enseignant a été mis en cause par une lettre anonyme envoyée à l’inspection académique par un collectif de parents, un peu avant les vacances de février. Selon ce collectif, le professeur aurait lu à ses 25 élèves de CM1-CM2, plusieurs passages de la Bible. Une atteinte au principe de laïcité selon ces parents. […]

L’inspection académique a lancé une inspection dès le lendemain, puis décidé de la suspension directe du professeur. »

C’est-à-dire qu’au nom de la sacro-sainte laïcité républicaine (maçonnique), un enseignant est :

– immédiatement suspendu

– sans avoir été entendu – suite à une lettre anonyme

– pour avoir cité la Bible !

Il aurait été moins sévèrement traité s’il avait été accusé de pédomanie !

Ils deviennent fous…

Source : contre-info

mardi, 11 octobre 2016

Manuel d’Histoire et Géographie de 4ème: Imposer l’accueil des migrants à nos enfants

Publié par Guy Jovelin le 11 octobre 2016

école
Il ne s’agit pas de leur donner un véritable choix sur l’accueil des migrants dans le pays, puisque sur ce sujet, les élèves français n’ont pas leur mot à dire, ils sont censés être pour! Le livre scolaire leur propose par contre de choisir entre trois rôles bien précis dans le but d’en faire une rédaction. Alors, quel rôle va-t-il choisir? Un(e) réfugié(e) afghan(e), un Maire prêts à accueillir des réfugiés dans sa commune? Ou le président  de l’Association Terre d’asile?

école française

Ne cherchez pas, il n’y a pas de quatrième choix. Est-ce comme cela qu’un débat se lance ou que l’on pousse nos enfants à la réflexion?

Source

mercredi, 04 mai 2016

Embrun : Lionel Liron, l’enseignant qui met ses élèves dans la peau des migrants

Publié par Guy Jovelin le 4 mai 2016

 A Embrun, le professeur Lionel Liron est payé pour mettre ses élèves dans la peau des migrants

jeunes_pour_migrants_1

Le professeur d’Embrun collabore activement au remplacement de population, ce qui est son droit dans sa vie quotidienne, dans sa vie privée, dans ses engagements politiques. On a le droit de haïr les siens et son peuple. La logique voudrait pourtant que, dans ce cas, on choisisse d’aller vivre sous d’autres cieux au lieu de les exterminer de l’intérieur mais c’est une autre histoire.

embrun2

Quand on fouine sur le net, on découvre que ce Lionel Liron est un militaire de réserve (ça fait peur) qui a créé dans son lycée une option défense (ce qui ne nous déplaît pas) qui lui a déjà permis au moins en 2011 de faire crapahuter pendant 24 heures les jeunes qui lui sont confiés. A l’époque c’était, du moins on peut l’espérer, pour préparer ces jeunes à défendre la France. Il semble qu’en 5 ans, la défense de la France soit devenue une préparation à l’acceptation  de son envahissement…

http://www.ledauphine.com/actualite/2011/05/03/en-pleine-...

On appréciera (et nos anciens militaires encore plus…) certains passages de cette « formation défense » : « Nous insistons vraiment sur la cohésion du groupe,reprend Lionel Liron. Par exemple, alors que nous avons 22 enfants avec nous, on n’a pris que 20 rations pour qu’ils apprennent le partage. Pareil pour les épreuves physiques, on doit faire en sorte que tout le monde suive »

Ou comment un professeur n’aimant que l’art militaire, au lieu de faire une carrière militaire, a choisi de vivre des fantasmes de sous-officier en utilisant nos jeunes… Pas bien beau…

Le vrai et énorme problème de l’affaire d’Embrun, cependant, est qu’il y a manipulation de jeunes, de mineurs par adulte détenant l’autorité ». Et ça c’est grave.

Le vrai et énorme problème de l’affaire d’Embrun est que ces jeunes sont inscrits au lycée pour suivre un programme, pour préparer le baccalauréat, apprendre l’anglais, comprendre la relativité et autres subtilités scientifiques… certainement pas pour aller ramper pendant 24 heures en considérant que l’ennemi c’est le policier et le militaire chargés d’interdire le territoire national à ceux qui n’ont pas le droit d’y être, terroristes en puissance compris.

Quant aux parents qui acceptent cette lamentable manipulation, sont-ils aveugles, absents ou dégénérés ? 72 élèves ont participé à cette mascarade…


24 h pour mieux comprendre la condition des migrants

J’invite chacun à protester courtoisement mais vigoureusement !

Collège et lycée d’Embrun   04 92 43 11 00   http://www.lyc-romane.ac-aix-marseille.fr/spip/

Lionel Liron à Embrun : on trouve facilement son numéro de téléphone sur le net

Croix Rouge d’Embrun   04 88 03 67 87        http://www.croix-rouge.fr/

Inspection Académique des Alpes de Haute Provence Tél : 04 92 36 68 50

Académie Aix-Marseille  http://www.ac-aix-marseille.fr/pid33454/nous-contacter.html

FCPE   http://04.fcpe-asso.fr/index.php/contact

PEEP  http://www.lespep.org/ewb_pages/u/urpep-paca.php

Embrun : des élèves se mettent dans la peau de migrants durant 24 h
Des lycéens vont vivre durant 24 heures dans la peau de migrants. Leur professeur d’histoire-géo, aidé de la Croix-Rouge leur a concocté une journée et une nuit riches d’événements. Reproduisant les étapes que vivent les migrants…
Ils sont âgés de 14 à 18 ans, et sont élèves de 3 ème à la terminale, à la cité scolaire d’Embrun. Ils vont vivre durant 24 heures une journée et une nuit riches d’expérience et d’émotion. Ils vont se mettre dans la peau de migrants, depuis leur départ en fuite de leur pays, jusqu’à leur arrivée en France.

Un raid de plusieurs kilomètres
Le départ a été donné à midi. Les jeunes ont commencé leur périple, sac à dos et duvet dans les bagages. Ils dormiront cette nuit où ils pourront, vivront cachés pour éviter de se faire prendre, devront faire face à aux militaires, et aux administrations des pays traversés….
Un Raid de 18 à 24 km, imaginé par Lionel Liron, leur professeur d’histoire et de géographie, en partenariat avec la Croix-Rouge.
suite sur :
http://france3-regions.francetvinfo.fr/provence-alpes/hau...

Christine Tasin

Source : ripostelaique

samedi, 16 mai 2015

Brighelli : les élèves sont des nains sur des épaules de géants

 Publié par Johanna

image001.jpgLe Point - Publié le 04/05/2015 à 11:13 - Modifié le 04/05/2015 à 15:02

Faire du grec et du latin, mais pour quoi faire ? Là où Najat Vallaud-Belkacem ne dit rien, Brighelli apporte ses réponses. En latin, s'il vous plaît.

 

Selon Jean-Paul Brighelli, "un élève n'est grand que si on le hisse sur les épaules des géants qui nous ont précédés". © GILE MICHEL/SIPA

 

Par Jean-Paul Brighelli

Laurent Joffrin dans une récente tribune de Libé s'est laissé aller à parler latin - manière pour lui de fustiger les mauvaises intentions des programmes que Mme Vallaud-Belkacem promet au collège. Si l'ancien journal de Sartre fait dans l'opposition, c'est décidément qu'il y a quelque chose de pourri Rue de Grenelle...

> À mon tour, je tenterai aujourd'hui d'expliquer à quoi sert l'érudition : au détour d'un discours latin, on comprend de façon fulgurante ce que c'est qu'enseigner - et le coeur de la pédagogie n'a pas changé, nous dit Bernard de Chartres, depuis le XIIe siècle. En fait, depuis toujours.

Les Anciens et les Modernes

image003.jpg

> Au livre III de son Metalogicon (1159), Joannis Saresberiensis (Jean de Salisbury) évoque la figure de Bernardus Carnotensis (Bernard de Chartres), philosophe contemporain du grand érudit et historien anglais du XIIe siècle auquel le Guillaume de Baskerville du Nom de la rose d'Umberto Eco doit bien des traits. Pour expliquer la nécessité des arts du trivium (grammaire, rhétorique, dialectique - les arts du discours oral et écrit -, que complète le quadrivium (arithmétique, géométrie, astronomie, musique) - le domaine mathématique -, il rappelle le mot de son ami : "Dicebat Bernardus Carnotensis nos esse quasi nanos, gigantium humeris insidentes, ut possimus plura eis et remotiora videre, non utique proprii visus acumine, aut eminentia corporis, sed quia in altum subvenimur et extollimur magnitudine gigantea." Comme dit l'admirable Mr Chips de James Hilton (1934), "I need not - of course - translate..." "Bien entendu, je n'ai pas besoin de traduire..."

 

 

Hmm... Les lecteurs assidus de cette chronique n'en ont certes pas besoin. Mais Najat Vallaud-Belkacem ? Traduisons donc à son intention : "Nous sommes comme des nains assis sur des épaules de géants. Si nous voyons plus de choses et plus lointaines qu'eux, ce n'est pas à cause de la perspicacité de notre vue, ni de notre grandeur, c'est parce que nous sommes élevés par eux."

> Ou si vous préférez, un élève n'est grand que si on le hisse sur les épaules des géants qui nous ont précédés. Pas leurs maîtres, qui sont essentiellement des passeurs, mais tous les géants des arts, de la littérature et des sciences qui ont bâti, pierre après pierre, depuis des siècles, l'édifice de la culture commune.

> Que sont justement ces pierres ? Ce sont les τόποi, pour parler grec, les lieux communs où nous nous retrouvons - le terme à l'origine n'avait aucune des connotations négatives modernes, idées reçues ou clichés. Pourquoi Montaigne, qu'Antoine Compagnon a mis à l'heure d'été il y a deux ans (Un été avec Montaigne, France Inter / Éditions des Équateurs, 2013), appuie-t-il ses Essais d'un nombre considérable de citations ? Parce qu'il sait être original en s'appuyant sur les citadelles construites par ceux qui l'ont précédé. "Rien de plus soi que de se nourrir d'autrui, dit Valéry : le lion est fait de mouton assimilé." Nous autres modernes, pour parler comme Finkielkraut, sommes bâtis de pierres anciennes. Nous nous juchons sur les épaules de nos devanciers - et c'est au prix de cet effort que nous voyons plus loin.

> Mais - beati pauperes spiritu -, il en est qui croient béatement pouvoir se dispenser de culture. Et en dispenser les autres. Supprimer le latin (ou le réduire, ce qui revient au même, à une fumeuse étude des "cultures antiques"), c'est faire croire aux élèves que toute pensée sort d'eux ex nihilo - "par l'opération du Saint-Esprit". C'est cela, le constructivisme. Le génie sui generis (en français : une arnaque).

In saecula saeculorum

> L'idée de Bernard de Chartres, pour frappante qu'elle soit (résumée, avec la bonne déclinaison, en nani gigantium humeris insidentes, des nains sur les épaules des géants) n'était elle-même pas nouvelle. Les hommes du Moyen Âge, qui étaient de vrais érudits, n'avaient pas la prétention de nos modernes pédagogues, qui croient tout savoir et qui ne savent même pas qu'ils ignorent tout. Le vrai savant, le vrai philosophe, déclare, comme Socrate, ἕν οἶδα ὅτι οὐδὲν οἶδα - "je sais que je ne sais rien". Le génie est une longue patience, et faire croire aux enfants que l'inspiration sans la transpiration peut suffire est une escroquerie.

> À l'origine de l'idée, on trouve quelques vers de Lucrèce, le plus grand philosophe épicurien après Épicure, au Ier siècle de notre ère :

"Sed nihil dulcius est bene quam munita tenere

edita doctrina sapientum templa serena,

despicere unde queas alios passimque videre

errare atque viam palantes quaerere vitae..." (De rerum natura, livre II, v.7 sqq.)

> "Again I need not translate", dit Mr Chips. Traduisons tout de même, pour les béotiens de la Rue de Grenelle : "Mais rien de plus doux que d'occuper les hauts lieux fortifiés par la pensée des sages, ces régions sereines d'où s'aperçoit au loin le reste des hommes, qui errent çà et là en cherchant le chemin de la vie..."

> Nos petits Pascal modernes (les "apprenants" formés au collège Najat par Jamel Debbouze) seraient bien inspirés d'étudier... Pascal (le vrai, l'unique, le Clermontois d'origine), qui dans sa Préface au Traité du vide(1647) écrivait : "[...] parce que [les Anciens] s'étant élevés jusqu'à un certain degré où ils nous ont portés, le moindre effort nous fait monter plus haut, et avec moins de peine et moins de gloire nous nous trouvons au-dessus d'eux. C'est de là que nous pouvons découvrir des choses qu'il leur était impossible d'apercevoir. Notre vue a plus d'étendue, et, quoiqu'ils connussent aussi bien que nous tout ce qu'ils pouvaient remarquer de la nature, ils n'en connaissaient pas tant néanmoins, et nous voyons plus qu'eux." La science sans l'expérience de ceux qui nous précédèrent ne nous mène pas bien loin. Si chaque petit d'homme avait dû "construire" par lui-même l'usage du silex, nous ne serions toujours pas sortis de la caverne.

> Newton trente ans plus tard en a rajouté une couche : "What Decartes did was a good step. You have added much several ways, and especially in taking the colours of thin plates into philosophical consideration. If I have seen further it is by standing on the sholders [sic] of Giants" (Lettre à Robert Hooke, 5 février 1676). Non, je ne traduirai pas - ils parlent mieux anglais que français, au ministère de l'Éducation.

> Et ce n'est pas tout à fait par hasard que "On the shoulders of giants" fut le nom donné à la mission Apollo 17, la dernière à avoir emmené des hommes sur la Lune.

Donner aux élèves l'ambition d'aller toujours plus haut

> Et c'est à cela finalement que se ramène toute vraie pédagogie : donner aux élèves l'envie de découvrir la Lune. On comprend bien que ce n'est pas en se limitant au "socle commun de compétences", qui est du rase-mottes en plein désert, que l'on parviendra à les faire rêver. C'est en leur faisant avaler de larges doses de sciences, de puissantes rasades de littérature, de grandes goulées d'histoire et de géographie - une histoire qui sache raconter des histoires, et qui les incite à aller plus loin, à en savoir davantage, jusqu'au jour où ils prendront leurs propres enfants sur leurs épaules.