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mardi, 10 octobre 2017

19 mars 1962 : les preuves irréfutables d’une « forfaiture ».

Publié par Guy Jovelin le 10 octobre 2017

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Madame Anne CAZAL, fondatrice de VERITAS, me fait parvenir ce texte qui est, selon elle (mais j’espère bien qu’il n’en sera rien) sa dernière contribution, à 85 ans, à la défense de l’Algérie Française, après 27 années d’un combat sans merci.

Le Prix Véritas 2015 qui m’a été décerné de ses mains et de celles des autres membres du comité directeur, le président Jean-Marie Avelin et les vices-présidents Geneviève de Ternant et Alain Algudo, pour mon livre « J’accuse De Gaulle », est, pour moi, le plus grand honneur que l’on pouvait m’offrir et je leur en serai éternellement reconnaissant.

L’analyse réalisée par Anne Cazal sur la « forfaiture » commise par le chef de l’état français, De Gaulle, avec la complicité de son gouvernement et du Conseil Constitutionnel, est la démonstration de la stricte vérité et ne peut être contredite par personne en France, ni dans le Monde.

Il faut que tous les Français en prennent connaissance et en tirent les justes conclusions.

Je me fais le porte parole d’Anne Cazal, cette « Pasionaria » de la cause Pieds Noirs, qui apporte les preuves indéniables que les « prétendus » accords d’Evian constituaient un viol historique et incontestable en droit de la Constitution Française.

**Le 18 mars 1962 fut signée, non pas des accords, mais une « déclaration dite de deux délégations » (l’une française, l’autre F.L.N.).

Trois signataires pour la France, un seul pour le F.L.N., Krim Belkacem, lequel fut immédiatement désavoué par le G.P.R.A. (Gouvernement Provisoire de la République Algérienne), alors que cette prétendue république n’existait pas encore !

En réalité, le 18 mars 1962, au cours de la rencontre d’Evian entre les délégués gouvernementaux français et quelques prétendus représentants du FLN (mouvement subversif et terroriste qui ne représentait en rien le peuple de l’Algérie) il n’y eut qu’une seule déclaration, la déclaration française, laquelle fut reprise et qualifiée par le Gouvernement français en « Déclaration gouvernementale du 19 mars 1962 ».

AUCUN ACCORD. UNE SEULE DECLARATION émanent du seul Gouvernement français !

Que fut-il demandé au peuple par le référendum du 8 avril 1962 ? Non pas de ratifier les «accords» du 18 mars 1962, puisque ceux-ci n’existaient pas, mais simplement de se prononcer sur « les accords à établir et les mesures à prendre au sujet de l’Algérie ».

Je cite la question référendaire : « Approuvez-vous le projet de loi soumis au peuple français par le Président de la République et concernant les accords à établir et les mesures à prendre au sujet de l'Algérie sur la base des déclarations gouvernementales du 19 mars 1962 ? ».

Il est clair qu’il n’était pas question de ratifier quoi que ce soit et le général-président-dictateur-menteur faisait figurer un autre article dans la loi référendaire lui donnant le pouvoir d’agir par décret, ce qui éliminait toute discussion au Parlement français ! L’arbitraire dans toute sa splendeur, en somme…

Qu’est devenue, sous Charles De gaulle, la République Française une et indivisible ? Le seul fait d’avoir organisé, machiné, avec tant de ruse et de violence un tel largage ne peut être qualifié que par un seul mot : forfaiture ! Car c’est bien une forfaiture qu’a commis le Chef de l’Etat en violant lui-même la charte dont il était le gardien

**M. Emmanuel Macron, Chef de l’Etat actuellement en place, le Parlement et le Conseil Constitutionnel retrouveraient peut-être un peu de l’honneur perdu en reconnaissant la responsabilité de l’Etat français dans les massacres survenus en Algérie après le 19 mars 1962, ce qui enlève toute crédibilité au cessez-le-feu résultant des prétendus « accords d’Evian », LESQUELS, l’un et l’autre, N’ONT JAMAIS EXISTE !

Ajoutons que ce référendum nécessita : Un projet de loi – trois décrets 62310. 62315. 62316. Tous du 20 mars 1962, et nous allons les examiner :

  1. Le décret 62310 du 20 mars 1962 décidait de soumettre un projet de loi au référendum
  2. Le décret 62315 du 20 mars 1962 portait sur « les accords à établir » et « les mesures à prendre » au sujet de l’Algérie.
  3. Le décret 62316 du 20 mars 1962 portait sur l’organisation du scrutin pour le référendum.

Chacun de ces documents mentionnait : « Le Conseil Constitutionnel consulté ». La question qui se pose est la suivante : « Le Conseil Constitutionnel a-t-il consulté LA CONSTITUTION DU 4 OCTOBRE 1958 avant de donner son avis ??? NON ! »

S’il l’avait fait, il aurait constaté plusieurs violations flagrantes de la Constitution Française :

LE DROIT DE VOTE DES CITOYENS :

Article 1 : « La France assure l’égalité de tous les citoyens, sans distinction d’origine, de race et de religion ».

Article 3 : « Sont électeurs dans les conditions déterminées par la loi, TOUS LES NATIONAUX FRANÇAIS MAJEURS des deux sexes jouissant de leurs droits civiques et politiques.

Le décret N° 62315 a violé expressément ces deux dispositions en précisant :

ARTICLE 1 : « Les opérations de référendum n’auront pas lieu dans les départements d’Alger, Botera, Bône, Constantine, Médéa, Mostaganem, Oasis, Oran, Orléanville, Saïda, Saourer, Sétif, Tiaret Tizi-Ouzou et Tlemcen.

Ce sont donc 15 départements français qui ont été exclus du vote EN VIOLATION DES ARTICLES 1 et 3 DE LA CONSTITUTION FRANCAISE !

Fait curieux : ce sont pourtant les citoyens habitant dans ces 15 départements qui étaient les seuls concernés par ce vote du 8 avril 1962 !

Pour que cette disposition soit valable, il aurait fallu, au préalable, modifier la Constitution Française.

Elle ne l’a pas été, et ceci pour une raison bien simple : la révision de la Constitution aurait été interdite en application de son article 89 qui stipule : « AUCUNE PROCEDURE DE REVISION NE PEUT ETRE ENGAGEE OU POURSUIVIE LORSQU’IL EST PORTE ATTEINTE A L’INTEGRITE DU TERRITOIRE NATIONAL » !!!

L’intégrité du territoire national était bel et bien atteinte puisqu’il s’agissait de livrer à l’ennemi F.L.N. 15 départements français d’une surface de DEUX MILLIONS CINQ CENT MILLE KM2 !

C’est donc devant une amputation illégale des 4/5ème du territoire national français que le Conseil Constitutionnel de l’époque s’est déshonoré en ne l’ayant pas vue, ou en n’ayant pas voulu la voir !

Donc, chaque Français de métropole ayant, par son vote, approuvé les dispositions illicites prises par Charles De Gaulle pour brader le territoire français d’Algérie sans consultation des milliers de citoyens français qui y résidaient, s’est rendu coupable, en tant que Chef de l’Etat, d’une violation de LA CONSTITUTION FRANCAISE, SOCLE DE LA NATION, mais pas seulement, car il faut y ajouter UNE FLAGRANTE, UNE SANGLANTE, VIOLATION DES DROITS DE L’HOMME !

Et là, je m’adresse aux Parlementaires français, Députés et Sénateurs, je m’adresse également aux neuf sages qui composent aujourd’hui le Conseil Constitutionnel, ainsi qu’à l’ancien Président de la République, M. François Hollande, et à son Gouvernement, en leur disant : « Vous saviez tout cela ! Alors comment avez-vous pu, le 6 décembre 2012, en arriver à promulguer une loi instaurant le 19 mars comme journée nationale de souvenir et de recueillement à la mémoire des victimes civiles et militaires de la guerre d’Algérie ? Ouvrez les yeux et vous verrez que la rançon de la violation des normes constitutionnelles, c’est l’illégitimité qui ronge et corrompt un Régime !

Le choix du 19 mars ne peut marquer que le début de cette illégitimité d’où découlent toutes les autres tribulations qui, par un enchaînement inévitable, vont entraîner la France dans l’abîme : Institutions démantelées, séparation des pouvoirs effacée, libertés fondamentales supprimées, justice asservie.

Sous le règne du président Hollande, l’illégitimité a gagné le pays comme une gangrène, et, avec le président Macron, qui n’a jamais fait de service militaire, mais se permet d’humilier publiquement un grand général français, le pays est en train d’en mourir.

Le président Hollande, pour parfaire le crime gaulliste, avait décidé de célébrer la date qui marque le début de sa contamination ! Politiciens français, vous tous êtes rendus complices d’une hérésie ! Honte à vous !!! ».

ET VOUS, FRANÇAIS de métropole, comment avez-vous pu approuver et voter une telle monstruosité ?

En 1962, vous n’avez pensé qu’à « la quille » qui vous ramenait vos enfants… J’ai encore dans les oreilles la réponse idiote que m’a faites M. Néri, promoteur de cette loi scélérate lors d’un congrès harkis : « Le 19 mars 1962, c’est le jour où les petits sont rentrés à la maison ! ».

Ah oui… Mais, à l’appel, il en manquait environ 400 des petits ! Où étaient-ils ? Prisonniers du FLN ! Mais celui-ci a été magnanime envers la France, il lui en a, généreusement, rendu 3 !!! Les autres ? Ils ont rejoint nos disparus, ces Européens enlevés par milliers que l’on n’a plus jamais revus …

Et ces harkis auxquels l’Etat français et l’Armée avaient juré protection… Qui s’en ait soucié lors du vote sur le 19 mars ? Pourtant, Bouteflika lui-même a reconnu ce nouveau crime contre l’Humanité perpétré par le nouvel Etat Algérien en déplorant les excès de ceux qui avaient massacré des mechtas entières pour les punir d’avoir caché un seul harki !

Et ceux qui se croyaient sauvés parce qu’ils avaient regagné leur « Mère-Patrie » et que la France a renvoyé vers la mort par bateaux entiers… Leur désarmement et leur abandon ou leur renvoi aux griffes de tortionnaires sadiques reste, sans aucun contredit possible, l’acte le plus lâche et le plus déshonorant qui souillera notre pays et son drapeau tant qu’il ne sera pas reconnu comme tel !

Ah ! Monsieur Macron, il est beau le camp de la paix incarné par De gaulle ! Loin de sauver la France, il l’a condamnée à disparaître, définitivement car je crains bien qu’il soit trop tard pour espérer un sursaut patriotique de la part de politiciens aveugles !

Le Maréchal Juin l’avait pourtant prédit : « La France est en état de pêché mortel : elle connaîtra un jour le châtiment ! ».

Permettez-moi de vous faire brièvement, mais affectueusement, mes adieux. A bientôt 85 ans, je suis trop affaiblie pour continuer à faire face à des apparitions publiques.

Aujourd’hui, puisque c’est la dernière fois que je prends publiquement la parole, je veux rappeler à tous que la guerre d’Algérie est terminée et que, pour ceux que Dieu rappelle en masse, un peu plus chaque jour, aucun espoir de réhabilitation ne pourra être atteint sans avoir, au préalable, remiser au placard, l’orgueil injustifié et surdimensionné de certains qui se reconnaîtront, et tant que leurs mensonges et leurs diffamations coutumières, utilisés comme faire-valoir, seront en vigueur !

Donc, écrire encore et toujours la vérité historique, je le ferai jusqu’à ce que la plume me tombe des doigts, comme je m’y suis engagée envers mes compatriotes français d’Algérie, toutes ethnies confondues…

ADIEU MES FRERES D’INFORTUNE !

ANNE CAZAL

 1/« En général, quand une catastrophe privée ou publique s’est écroulée sur nous, si nous examinons, d’après les décombres qui en gisent à terre, de quelle façon elle s’est échafaudée, nous trouvons presque toujours qu’elle a été aveuglément construite par un homme médiocre qui n’avait foi qu’en lui et qui s’admirait. ». (Victor Hugo)

(P.S. : De Gaulle correspond très exactement à la description de l’homme médiocre donnée par Victor hugo !)

jeudi, 06 juillet 2017

6 juillet 1962 : l’assassinat sordide de Roger Degueldre par la République, version De Gaulle.

Publié par Guy Jovelin le 06 juillet 2017

6 juillet 2017 par admin4

Comme chaque année s’est tenue une émouvante cérémonie sur la tombe du lieutenant Roger Degueldre, à l’initiative du CNC, avec Roger Holeindre.

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Ci-dessous un texte de José Castano à ce sujet :

« Le jour où les « fells » entreront à Alger, j’espère trouver trois compagnons pour garder les faces du Monument aux morts et tomber en tirant une dernière salve de PM – R.D –

C’est quelques heures seulement après le génocide du 5 juillet 1962 qui, rappelons-le, fit plus de trois mille victimes parmi la population civile européenne, que dg prit sa décision de faire fusiller le lieutenant Roger DEGUELDRE qui, fidèle à son engagement « La mort plutôt que le déshonneur! », avait justifié son action dans l’OAS par ces mots : « Mon serment, je l’ai fait sur le cercueil du Colonel Jeanpierre.

Plutôt mourir, Mon Colonel, que de laisser l’Algérie aux mains du FLN, je vous le jure ! »

Le lendemain, 6 juillet 1962, à l’aube, au fort d’Ivry, Degueldre se présenta devant le peloton d’exécution en tenue de parachutiste, le drapeau tricolore sur la poitrine, drapeau auquel il avait tout sacrifié et qu’il avait choisi comme linceul. Autour de son cou, il avait noué un foulard de la légion. Dans la poche intérieure de sa vareuse, il y avait la photo d’un bébé, son fils qu’il n’avait jamais vu. Il avait conçu cet enfant dans la clandestinité. Le bébé était venu au monde alors que le père se trouvait dans sa cellule de condamné à mort.

« Dites que je suis mort pour la France ! » s’écria-t-il à l’adresse de son défenseur.

Lire la suite : contre-info

mercredi, 05 juillet 2017

Il y a 55 ans, Oran, 5 juillet 1962 : l’armée française laisse le FLN massacrer 3.000 Français

Publié par Guy Jovelin le 05 juillet 2017

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Manuel Gomez Riposte laïque cliquez là

J’accuse de Gaulle de complicité dans les enlèvements et les assassinats qui se sont produits à Oran, le 5 juillet 1962, en ordonnant à l’armée française de rester l’arme au pied, permettant ainsi au FLN et à l’ALN de massacrer, en toute impunité, 3000 Français innocents, y compris enfants et femmes.

Le colonel Fourcade a témoigné sous la foi du serment, déclarant avoir assisté en début de matinée, ce 5 juillet, à l’entretien téléphonique entre le général Katz, qui informait le chef de l’Etat que dans toute la ville se perpétrait un massacre au « faciès blanc » et de Gaulle lui a donné l’ordre criminel le plus formel : « Surtout ne bougez pas ! »

Le général Katz a décidé dans la matinée de survoler la ville en hélicoptère. Voici le témoignage du pilote : « Nous survolons la ville, partout des gens qui fuyaient et des cortèges de bras en l’air, escortés par des ATO (auxiliaires de l’Armée Nationale populaire) ou des civils en armes. Nous avons survolé le Petit Lac, là aussi une foule compacte bras en l’air, des gens qu’on faisait entrer dans l’eau et qu’on abattait froidement. J’ai hurlé : Mon général on abat des gens, je vois l’eau qui devient rouge de sang ».

Le général m’a répondu : « Retour à la base ».

Les Européens étaient escortés jusqu’au commissariat central, où ils étaient torturés et tués mais également vers le Petit Lac et la ville nouvelle. Ce massacre s’est poursuivi jusque vers 17 heures.

3.000 Européens massacrés sous les yeux du général Katz et sur ordre du chef de l’état français de l’époque De Gaulle.

Ce chiffre de plus de 3.000 morts et disparus a été enregistré par Mme Sallaberry, militaire de carrière en poste au bureau des exactions.

Lors d’un entretien dans le magazine « Le Point » en février 2002, Jean-Pierre Chevènement affirme : « A l’époque sous-lieutenant en Algérie, j’ai vécu un drame affreux en mars 1962. Plusieurs de mes moghaznis (supplétifs musulmans) ainsi que le chef du village de Saint-Denis-du-Sig, ont été tués dans des conditions atroces par un commando du FLN. J’ai retrouvé Miloud, mon aide de camp, égorgé.

J’ai appris que près de 20.000 personnes ont été torturées et égorgées dans le village Nègre (Quartier d’Otan).

Par la suite il rectifiera à environ 3.000 morts et 800 disparus.

Sous-lieutenant, Chevènement avait des soldats sous ses ordres, est-il intervenu ?

Ces morts, en France, on s’en est totalement moqué et les Français ne les ont guère pleurés.

Le général Katz, le bourreau d’Oran, publiera ses mémoires sous le titre “ Unedestinée unique ”. Unique il est vrai mais parce qu’elle s’est terminée dans le déshonneur et l’abject.

Ses « restes » contaminent la terre d’Espagne, à Rosas où ils ont été déposés.

J’accuse les officiers de l’armée française de complicité dans le massacre de 3.000 Français, le 5 juillet 1962 à Oran, pour avoir obéi à leur chef, le général Katz, et avoir ordonné aux soldats de ne pas intervenir, laissant ainsi toute liberté d’assassiner au FLN et à l’ALN.

Ce 5 juillet, un jeune appelé qui montait la garde, dans une guérite d’une caserne oranaise, vit venir à lui un groupe de Français affolés, hommes, femmes et enfants, tous terrorisés, qui le suppliaient d’ouvrir les grilles fermées. Il n’avait pas les clés. Il a appelé, supplié qu’on ouvre les grilles d’urgence… Mais déjà les tueurs avaient rejoint le groupe. Ces gens, hommes, femmes, enfants, ont été égorgés sous ses yeux,  alors qu’ils s’agrippaient aux grilles fermées à double tour. Il n’a pas pu utiliser son fusil non chargé pour leur porter secours. Cet homme a témoigné et fait ce récit horrible en pleurant… « Depuis je ne peux plus passer une nuit sans me réveiller en tremblant, avec les cris et les râles de ces pauvres gens dans les oreilles ».

Celui qui sera surnommé “ le boucher d’Oran ”, le général Katz, perdait ainsi le peu d’honneur qui pouvait lui rester. N’aurait-il pas mérité que soit engagé contre lui un procès pour “ crime contre l’humanité ” pour sa complicité dans ce crime d’Etat ? Et pour justifier son ignominieuse conduite, il déclara haut et fort que le nombre des disparus était exagéré et que l’OAS avait provoqué les incidents en tirant sur les Arabes… Or à ce moment-là l’OAS avait cessé d’exister. Les derniers partisans avaient quitté Oran avant fin juin pour se diriger vers Alicante, en Espagne.

On peut affirmer haut et fort que l’armée française s’est totalement déshonorée au cours de ces quelques jours. Son effectif s’élevait, pour la seule ville  d’Oran, à 18.000 hommes qui demeurèrent l’arme au pied face à ce massacre. 

Les centaines d’officiers présents obtempérèrent sans état d’âme aux ordres indignes de leur hiérarchie.

Malgré les appels au secours, les gendarmes mobiles refusèrent de se diriger vers les quartiers arabes où ils auraient pu libérer sans difficulté des centaines d’innocents retenus captifs.

Le nouveau préfet d’Oran lui-même, M. Saouiah, un membre influent du FLN, déclarait cependant : « Nous ne pouvons tolérer de pareils actes criminels à un moment où il est demandé une mobilisation générale de toutes les énergies saines ».

Il donna l’ordre de désarmement aux éléments incontrôlés, annonçant des mesures très sévères à cet effet.

Donc le préfet en personne, un chef de la rébellion, confirmait devant la presse internationale que les responsabilités se dirigeaient vers des « éléments incontrôlés » de la rébellion algérienne et non pas le fait d’irréductibles de l’OAS comme on tentait de le faire croire dans la version officielle émanant de l’armée française.

On ne connaîtra jamais le nombre exact des morts, des blessés et des disparus. La France ne le dira probablement pas… en admettant qu’elle le connaisse jamais.

Quant à l’Algérie nous pouvons attendre encore longtemps sa repentance !

 

Source : synthesenationale

mardi, 27 juin 2017

27 juin 1962 : deux navires de guerre espagnols sauvent plus d’un millier d’Oranais

Publié par Guy Jovelin le 27 juin 2017

 

Ils attendaient là, assis sur des caisses, entourés de vieilles valises, de ballots, de couffins, quelquefois de petits cadres de bois faits à la main, étouffant dans la chaleur de l’été, espérant un signe, un ordre de dernière minute, quelqu’un qui leur dirait : « embarquez».
De Gaulle avait donné l’ordre au gouvernement français de ne pas utiliser les navires de guerre pour abréger leur attente et sur son ordre le gouvernement avait refusé l’offre de compagnies de navigation étrangères qui souhaitaient apporter leur aide.
Il était allé bien plus loin en demandant aux compagnies de navigation, la Transat, la Compagnie de Navigation Mixte et la Société Générale des Transports Maritimes, de réduire le nombre de rotations hebdomadaires (Il y en eu 16 en février, 7 en mars et seulement 3 en avril) afin de ralentir le rapatriement et d’empêcher une arrivée massive de Français d’Algérie.
Les vols d’Air France et Air Algérie étaient également réduits de moitié. Cette politique d’abandon, totalement programmée par le chef de l’État, a coûté des centaines de vies humaines.
Peu lui importait qu’ils soient massacrés sur place, sur les quais.
Fort heureusement et très courageusement, contre les ordres reçus, les commandants de quelques bateaux acceptèrent beaucoup plus de passagers que la limite maximale autorisée. Ainsi le «Jean Laborde» des Messageries Maritimes, quittait les quais d’Oran en direction de Marseille avec 1430 passagers au lieu des 420 autorisés.
Ce fut le cas dans tous les ports d’Algérie avec les «Ville de Bordeaux», «Ville de Tunis», «El Djezair» et surtout le «Kairouan» qui battait tous les records avec plus de 1900 passagers sur une capacité de 1172 places.
Le « Cambodge » avait lui une capacité de 440 passagers. Alors qu’une fusillade éclatait sur les quais, faisant plusieurs victimes, le capitaine permettait à 1233 personnes d’embarquer.
**Le mardi 17 juillet 1962, 3400 personnes, qui attendaient sur les quais depuis dix jours, avaient pu enfin embarquer et échapper ainsi à un massacre certain.
Le «Lafayette» en avait pris 1200 et le «Kairouan» 2200.
Les commandants et les équipages de ces bateaux ont eu une conduite exemplaire et patriote, contre les ordres du gouvernement et du chef de l’État, et ils ont sauvé des centaines de vies humaines.
Alors que la France abandonnait à la furie sanguinaire du FLN et de l’ALN des milliers de citoyens français, l’Espagne envoyait plusieurs navires civils et deux navires de guerre pour aider le départ des Oranais. (Il est vrai qu’en 1962 les Martinez, Gomez, Fernandez, Lopez et autres Segura n’étaient que des Français… d’origine espagnole. Ce qui n’était pas le cas lorsqu’ils versaient leur sang pour libérer la France lors de la première et la seconde guerre mondiale).
Le 27 juin, deux navires de guerre espagnols se présentaient à l’entrée du port d’Oran dans le but de transporter le maximum de Français d’origine espagnole vers la péninsule ainsi que les derniers partisans de l’OAS.
Le général Katz, responsable militaire, sur ordre du gouvernement français, leur interdisait de pénétrer dans le port sous le prétexte absurde «que l’on n’avait pas besoin d’eux».
Ces deux navires de guerre ont récupéré plus d’un millier de personnes qui avaient réussi à se rendre « par leurs propres moyens » à la limite des eaux territoriales.
Des CRS ont voulu monter à bord afin de contrôler les identités mais les capitaines de ces deux navires de guerre leur en ont interdit l’accès : «Vous êtes ici en territoire espagnol.»
Plusieurs centaines d’Oranais n’ont pas eu la chance de quitter leur ville entre ce 27 juin et le 5 juillet 1962 et ils ont été massacrés dans des circonstances abominables.
L’Algérie française c’était fini, De Gaulle l’avait finalement liquidée mais dans quelles conditions ?
Voici l’appréciation que l’ancien ministre résidant de l’Algérie, Robert Lacoste, gouverneur général jusqu’au 13 mai 1958 et député socialiste, donc pas très favorable à la colonisation, a porté sur de Gaulle : « De Gaulle a fini la guerre d’Algérie comme un charcutier ».
Il estimait donc, à juste titre d’ailleurs, que de Gaulle avait du sang sur les mains.
C’est en tous les cas l’interprétation que je me fais de sa déclaration.
Il est vrai qu’il aurait pu tout aussi bien dire : « comme un boucher ».
Cela aurait été plus approprié !

Manuel Gomez

 

Source : ripostelaique

dimanche, 18 juin 2017

De Gaulle, traître intégral

Publié par Guy Jovelin le 18 juin 2017

Il est bon de rappeler qui fut en réalité Charles De Gaulle.

C’est à partir de 1916 que l’on commence à parler d’un certain De Gaulle.
Légèrement blessé au genou au début de la guerre, « cela lui évitera de participer à la bataille de la Marne (…) une chance, car celle-ci s’est traduite par une hécatombe d’officiers subalternes dont il eût fort risqué d’être victime ».

« De même restera-t-il étranger à la bataille du Nord. Les fonctions qu’il occupe dans l’État major régimentaire vont le tenir à l’arrière des premières lignes ». Derrière la prudence d’Yves Amiot se dessine déjà le jeune De Gaulle : Éviter les coups et rester près de l’autorité supérieure. Tel est l’homme qui arrivera finalement en première ligne le 1er mars 1916, son 33ème régiment prenant la position défendue victorieusement par le 92ème, puis par le 110ème régiment d’infanterie en dépit du pilonnage des Allemands.

Or, dès le lendemain de son arrivée, suite à un nouveau pilonnage, le capitaine De Gaulle hisse le drapeau blanc… Contrairement aux autres officiers français, les Allemands ne lui rendirent pas son épée et De Gaulle qui s’en étonnait, s’entendit répondre froidement, « c’est parce que vous vous êtes rendu sans combattre » … ! Ce « détail » du parcours de De Gaulle, je l’avais entendu avec mon père, une première fois au Portugal de la bouche d’un commandant de l’armée française.

Plusieurs années plus tard le comte Aymer de la Chevalerie, le généreux donateur des locaux de Chiré-en-Montreuil, nous donnait les mêmes détails, sans que ces deux hommes se connaissent. Tel était le personnage dont les lobbies antinationaux allaient faire un héros.

Sans la protection du général Pétain, parrain de son fils Philippe, la carrière du jeune De Gaulle se serait arrêtée là. L’ambition maladive de son protégé allait l’amener à s’approprier une étude d’État-major sur l’avenir de l’arme blindée en le publiant sous son seul nom. Réprimandé, De Gaulle allait lui vouer une haine tenace comme à l’ensemble de l’armée française qui le méprisait. La guerre de 40 allait lui donner la chance dont il rêvait.

Les Anglais qui avaient besoin d’un képi pour contrer le prestige et l’action du Maréchal, envoyèrent le général Spears de l’Intelligence service débaucher le vaniteux De Gaulle ulcéré de ne pas avoir été pris dans le gouvernement Pétain.

Tel fut le début de la légende du « glorieux résistant » De Gaulle. Là encore l’Histoire officielle est menteuse, car De Gaulle n’a jamais été général. La saga résistantialiste occulte que ce fut Albert Lebrun, président de la République, qui signa le 23 juin 1940, le décret de mise à pied de De Gaulle pour cause de désertion :
Au Journal Officiel, 24 juin 1940, paraissait ce texte du Ministère de la Défense :

– « Par décision ministérielle du 22 juin 1940, la promotion au grade de général de brigade à titre temporaire, de M. le colonel d’infanterie breveté De Gaulle (Charles-André-Joseph-Marie) est annulée ».

– « M. le colonel d’infanterie breveté d’état-major De Gaulle (Charles-André-Joseph-Marie) est admis d’office à la retraite, par mesure de discipline ».

La « Libération-Épuration » sera pour De Gaulle allié aux responsables de la Débâcle, l’occasion de régler ses comptes. Les crimes de la Résistance gaullo-communistes étaient tels que le Père Panicci dénonçait « ce régime d’abattoir » dans son sermon du dimanche des Rameaux 1945, à Notre Dame de Paris. Des documents médicaux de l’époque, permettent de mesurer l’horreur des tortures infligées par les « patriotes », FFI, FTP, et autres « milices patriotiques » :
« Poils brûlés au briquet, bougies allumées dans l’anus, pointes des seins coupées, dents cassées, brûlures électriques dans le vagin, l’anus, la plante des pieds, coups de barre de fer, sections des doigts, arrachages d’ongles, lésions de marche ou reptation sur du verre, brûlures pour « cautériser » les plaies, aspersion d’essence et mise à feu, enfoncement de la cage thoracique, du crâne, avec lésions méningées, cérébrales, de la moelle épinière – c’est ainsi qu’allait mourir dans d’atroces souffrances le constructeur Louis Renault – lésions de l’œil, viol de femmes et de fillettes, promenées nues ».

Il faut rappeler le martyre de l’amiral Platon, chargé par le maréchal Pétain de surveiller les sociétés secrètes interdites par Vichy qui, renvoyé par Laval dans sa propriété du sud-ouest, y fut torturé et mis à mort par des résistants en l’écartelant entre des tracteurs.

de-gaulleAvec celui du comte Christian de Lorgeril , héros de la guerre de 1914, on atteignait les sommets de la barbarie. Le quotidien MRP, L’Aube, 16.11.1950, quelque peu gêné du comportement de ses alliés, rapportait les faits :

« Arrêté pour ses idées monarchistes le 22 août 44, complètement nu, le malheureux dut s’asseoir sur la pointe d’une baïonnette, puis il eut les espaces métacarpiens sectionnés, les pieds et les mains broyés, le thorax et le dos transpercés par une baïonnette rougie au feu, puis on le réanima pour lui verser du pétrole enflammé sur les plaies ».
« Il ne devait mourir que 55 jours plus tard dans des souffrances de damné ».

C’était le temps où le démocrate-chrétien P.H. Teitgen , Garde des Sceaux de De Gaulle, répondait aux communistes qui trouvaient l’Épuration insuffisante : « Messieurs, Par rapport à nous, les Grands Ancêtres étaient des enfants de coeur »… et à ceux qui déploraient la guerre civile, De Gaulle répondait : « Messieurs, la guerre civile où est la guerre civile » ?!

Fred Zeller, ancien Grand Maître du G.’. O.’., rapportait dans Europe Parlement le « mot » de De Gaulle, à la Libération : « Je vais redonner la République à la France, il n’y a aucune raison pour que je ne lui redonne pas aussi les francs-maçons » et Zeller reconnaissait :
« Il nous a redonné force et vigueur ».

Tel est l’individu pour lequel tant de « nationaux », de Rivarol , à Tixier-Vignancour et à Le Pen, entre autres, ont voté au référendum de 1958 et dont la suite de sa « carrière », allait confirmer l’ignominie.
Dès son arrivée au pouvoir à Alger, il rétablissait, le décret Crémieux abrogé par Vichy. Ce décret redonnait unilatéralement et en bloc la nationalité française aux seuls Juifs, alors que comme en 1870 les musulmans venaient de se battre pour la France. Les conséquences ne se firent pas attendre et François d’Orcival rappelle,Valeurs actuelles , 13.5.05, que « le 1er mai 1945, les manifestants à Alger, Oran, Mostaganem, criaient « À bas la France, à bas les Juifs », tandis que la police tire sur eux ».

Lors des émeutes du 9 au 14 mai, les émeutiers criaient de façon révélatrice : « À bas De Gaulle, serviteur de la juiverie », « À bas Churchill et les Juifs ». Comme en 1870 les marxistes Adrien Texier ministre de l’Intérieur, Charles Tillon, ministre de l’Air, massacreront des milliers de civils musulmans, traités d’ « hitlériens » ! C’est dire si le facteur juif était fondamental dans l’insurrection contre la France, devenue aux yeux des musulmans, un occupant au service de la communauté juive.

Cela aucun des nostalgiques de l’Algérie française ne le rappelle. Ils n’ont toujours rien compris aux causes de la perte de l’Algérie. La férocité de la répression des gaullo-marxistes, comme celle du gouvernement Thiers tenu par les Rothschild, en 1870, est suspecte, comme si, comme en 1870, les dirigeants de 1945 avaient voulu créer l’irréparable avec la communauté musulmane, pour la dresser contre la France.

On connaît la suite : La trahison de De Gaulle rappelé en « sauveur » par les Français d’Algérie, l’armée française et applaudit par les « nationaux » d’alors. Aussi est-il bon de rappeler comment il se vante dans ses Mémoires d’Espoir, de les avoir trompés : « Si de but en blanc j’affichais mes intentions, une vague de stupeur(s) et de fureur(s) eut fait chavirer le navire ».« Sans jamais changer de cap, il me faudrait donc manœuvrer », p. 60-61.

Ayant réussi à amener l’armée à capituler, l’autre ignominie, avec le mitraillage des Français par le général Katz aux origines sémites, sera de livrer les harkis.

Le télégramme secret du 16.5.1962, N° 125/IGAA, ordonnait :
« Le ministre d’Etat Louis Joxe demande au Haut commissariat de rappeler que toutes les initiatives individuelles tendant à l’installation (en) Métropole (de) Français musulmans sont strictement interdites ».

Une nouvelle directive de Joxe, du 15 juin 1962, enjoignait :
« Vous voudrez bien rechercher, tant dans l’armée que dans l’administration, les promoteurs et les complices de ces entreprises de rapatriement et de faire prendre des sanctions appropriées ».
« Les supplétifs débarqués en Métropole seront renvoyés en Algérie ».
« Je n’ignore pas que ce renvoi peut être interprété comme un refus d’assurer l’avenir de ceux qui sont restés fidèles, il conviendra donc d’éviter de donner la moindre publicité à cette mesure ».

Alain Rollat reconnaissait, Le Monde 7.8.91 :
« Dès le mois de juillet 1961, l’armée française commence à désarmer les harkis ».
« leur désarmement avait été promis au FLN par les autorités Françaises ».
« Ils seront exécutés avec leurs femmes et leurs enfants ».

Ces massacres « varient selon les sources, de 30.000 à 150.000, les harkis et leurs familles ont été victimes d’atrocités en tous genres, avant même la proclamation de l’indépendance, sans que les autorités françaises interviennent »…

Les Musulmans comme les Français ont été victimes du même complot mondialiste cosmopolite. On juge de la déliquescence de la « mouvance nationale » par son silence et son adulation d’un Le Pen qui se présente comme « seul héritier du gaullisme », Rivarol , 29.1.99 et qui, avant même son discours d’Argenteuil, prônait « une France multiculturelle et multiconfessionnelle », Ouest-France , 3.9.99.

Or, toute la politique française actuelle découle des conséquences de cette politique gaulliste aux ordres du mondialisme. Voilà pourquoi, il urge de faire le ménage dans les rangs de cette pseudo droite nationale et de tirer les leçons de l’Histoire.

Auteur : Philippe Ploncard d’Assac – Extrait de La Politique, juin 2008

 

Source : lorrainenationaliste