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mercredi, 30 mai 2018

Marlène Schiappa veut interdire la messe à la télé et autoriser le voile à l’école.

Publié par Guy Jovelin le 30 mai 2018

 

Marlène Schiappa veut interdire la messe à la télé et autoriser le voile à l’école.

Marlène Schiappa est Secrétaire d'État auprès du Premier ministre, chargée de l'Égalité entre les femmes et les hommes.

 

Source : lesobservateurs.

mercredi, 28 mars 2018

Ecole : comment des parents combattent le racisme de leurs enfants

Publié par Guy Jovelin le 28 mars 2018

Par  le 28/03/2018

 
[…] Le fils de Mélanie, 7 ans, lui a déjà dit qu’il était « raciste », voyant que le mot semblait susciter des réactions. « Encore une fois, j’ai expliqué le sens et tout est rentré dans l’ordre. C’est juste qu’ils mélangent toutes les informations qu’ils reçoivent. »

Quand la fille d’Anaïs lui a dit qu’elle « n’aimait pas les marrons », la mère a repris son arbre généalogique avec l’enfant : « Je lui ai montré comment, dans notre famille comme dans beaucoup d’autres, il y avait des gens d’origines différentes et beaucoup de mélanges. Comme plein de variétés de fleurs qui sont toutes belles. »

Pour Nicolas, l’éducation anti-raciste commence par aiguiser l’esprit critique vis-à-vis de certains discours médiatiques : « Pourquoi, quand il y a un drame, on ne donne la nationalité et la religion du tueur que si la personne est originaire du Maghreb et surtout musulmane ? N’est-ce pas du racisme ordinaire ? »

Guillaume a remarqué que son fils adolescent, plutôt ouvert d’esprit, critiquait beaucoup les Roms. « On a regardé ensemble en quoi ce qu’il pensait d’eux venait de clichés, vu qu’il ne connaissait personnellement aucun Rom. On a exercé son empathie : que ressentirait-il, lui, d’être mal jugé comme ça par quelqu’un qui ne connaît même pas ses valeurs ni sa personnalité ? Et on a regardé sur Internet des vidéos sur les aspects sympas de leur culture, comme leur langue et leur musique. Le racisme, c’est surtout de l’ignorance et de la peur. »

Aurore Augendre relate, sur la page Facebook d’Ouest-France, un échange avec son fils alors qu’il avait 3 ans. « Maman, tu as vu le garçon, il ne s’est pas lavé, il est tout noir !… » Elle lui a alors répondu : « Mais non, il est né comme ça, avec cette couleur de peau, c’est comme pour la couleur des yeux, on n’a pas tous la même couleur ! »

Sur Facebook encore, Dario Stéphanie Andrade raconte : « Mon fils a tenu des propos déplacés sur la couleur de peau d’une dame travaillant dans l’école. J’ai bien sûr été mise au courant de ce fait que je ne cautionne absolument pas ! J’ai obligé mon fils à écrire une punition sur 200 lignes. Il a été privé de toute sortie avec copains et de console pendant deux mois. Il a écrit une lettre d’excuses à la dame et je suis moi-même allée m’excuser. J’ai expliqué à mon fils que la couleur du sang, qui plus vital qu’une couleur de peau, ne change pas. C’est rouge. On a tous des organes, du sang, de même couleur. De son côté, mon fils a bien compris la leçon. » (…)

 

Ouest France via fdesouche

dimanche, 18 mars 2018

Campagne antiraciste dans des écoles canadiennes : « J’ai injustement bénéficié de la couleur de ma peau. Les privilèges des Blancs ne sont pas acceptables »

Publié par Guy Jovelin le 18 mars 2018

Par  le 18/03/2018 

«Vous avez des privilèges ?» Un District scolaire de Colombie-Britannique critiqué après le lancement d’une campagne de lutte contre le racisme‎.
‎Des affiches traitant du privilège d’être blanc ont été accrochées dans toutes les écoles du district Gold Trail.‎

[…] Elles présentent des citations d’administrateurs du district parlant de leurs expériences avec les privilèges et le racisme. ‎
‎« Nous essayons de souligner que le racisme existe vraiment et que certaines personnes, du fait du racisme, sont défavorisées», a déclaré Teresa Downs, directrice du District scolaire 74 […]‎


http://www.hostpic.org/images/1803172134040106.jpg

Mais cela ne plait pas à certains parents. ‎
‎Lorsque Kansas Field Allen a entendu parler des affiches, elle a été choquée.‎
‎Elle a demandé à son fils de prendre des photos pour pouvoir les poster sur les médias sociaux et obtenir les réactions de ses pairs. ‎
«Je dirais que 95 pourcent des gens sont pour que ces affiches soient retirées, et ce sont des gens de toutes races», a expliqué Kansas Field Allen.

(Traduction Fdesouche)

 

CBC via fdesouche

lundi, 20 mars 2017

"Est-ce que tu crois en Dieu en Allah ou en Yahvé?" : l'enquête qui crée la polémique à l'école

Publié par Guy Jovelin le 20 mars 2017
Par Julian MATTEI--19 mars 2017 
 
ARCHIVES J. F.
De l'aveu même du rectorat, le sujet est "hypersensible". Il met en émoi le monde de l'éducation insulaire et au premier chef les syndicats d'enseignants. La cause de cette inquiétude ? Deux questionnaires d'une vingtaine de pages chacun sur la "diversité en Corse" - émanant de l'Ecole supérieure du professorat et de l'éducation (ESPE), réalisés à la demande du président de l'assemblée de Corse, Jean-Guy Talamoni, dans le cadre d'une commission chargée de travailler sur la diversité culturelle - que Corse-Matin a pu consulter.

Le premier vise les écoliers du primaire, le second les collégiens et les lycéens, invités à répondre de manière anonyme à quelque 70 questions à la teneur parfois surprenante.

"Est-ce que tu portes une croix, une kippa, un voile ?"

Ainsi les questions N°51 à 60, sont axées sur les pratiques religieuses des élèves et de leur famille ("As-tu une religion ?", "Est-ce que tu crois en : Allah, Dieu, Yahvé ?", "Est-ce que ta mère croit en Allah, Dieu, Yahvé ?", "Pendant le Ramadan, manges-tu dans la journée ?", "Dans la vie de tous les jours, est-ce que tu portes une croix, une kippa, une médaille, un voile ?").

Une autre partie du questionnaire, très détaillée (les questions N°25 à 50), concerne quant à elle les pratiques linguistiques des élèves et de leur entourage proche.

Officiellement, ce document "élaboré par les enseignants-chercheurs de l'Università di Corsica" et placé sous la triple égide de l'ESPE (ancien IUFM, qui forme les professeurs des écoles) de Corse, de l'université et de l'assemblée de Corse est destiné à la "réalisation d'un état des lieux quantitatif rendu indispensable pour évaluer l'importance de chacun des groupes culturels au sein de la population".

Mais des élus, des syndicats d'enseignants et des professionnels de l'éducation s'élèvent contre le caractère "intrusif" et "tendancieux" de tels questionnaires. "Des questions sur l'orientation de la religion ou la vie privée des élèves n'ont rien à faire dans un système éducatif laïc et républicain, estime Fabien Mineo, secrétaire du SNUIPP. Nous sommes clairement en dehors des clous. En tant que fonctionnaires, il nous est absolument impossible de proposer à des enfants de répondre à ce type d'enquête".

"Ce n'est pas digne d'un questionnaire destiné à des scolaires, s'indigne la FSU. On essaie de mettre en oeuvre une politique éducative comme si la Corse était un Etat. Nous sommes une région, au sein de laquelle les règles nationales s'appliquent''. 


[...] l'intégralité de cet article dans le Corse-Matin du 19 mars

 

jeudi, 19 janvier 2017

Il faut supprimer le Conseil supérieur des programmes !

Publié par Guy Jovelin le 19 janvier 2017

PAR

C'est à cette instance soi-disant indépendante que l'on doit les nouveaux programmes de l'école : du "milieu aquatique standardisé" au "prédicat"…

"Le prédicat", dernière invention du Conseil supérieur des programmes...
"Le prédicat", dernière invention du Conseil supérieur des programmes... © AFP
Les programmes des candidats à la présidentielle sont encore imprécis. Il est un point, pourtant, sur lequel toute personne sensée qui veut redresser la France ne devrait pas hésiter longtemps. C'est le sort qui doit être réservé au Conseil supérieur des programmes (CSP), auquel on doit les nouveaux programmes de l'école et du collège. Le « milieu aquatique profond standardisé » pour définir une piscine, c'est lui, de même que le « duel médié par une balle ou un volant » pour désigner un sport de raquette ou encore « la construction d'un projet expressif » pour qualifier l'acrobatie. Sans oublier la nouveauté qui fait polémique depuis quelques jours, le « prédicat ». Cette notion de linguistique pointue devient une des bases de l'enseignement de la grammaire à l'école. C'est le dernier avatar de la « grammaire de texte », cette mode pédagogique qui est un peu à l'apprentissage de la langue ce que la méthode globale est à celle de la lecture. Mais pouvait-on s'attendre à mieux de la part du CSP, conseillé par une batterie d'« experts » autoproclamés et invisibles ?