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mardi, 17 juillet 2018

Le FMI ne croit plus en la France (et a bien raison)

Publié par Guy Jovelin le 17 juillet 2018

Rédigé par notre équipe le 17 juillet 2018.

Les Français ne comprennent rien à l’économie. Mais ils comprennent encore les titres de dépêches qui annoncent la fin de la lune de miel entre la France macronienne et le Fonds Monétaire International. Le mariage avait pourtant été célébré en grande pompe en mai 2017. Malgré les efforts pour casser le modèle social français et tous les discours en ce sens, le pari du libéralisme à tout va vire à l’échec. A tel point que les prévisions de croissance sont de nouveau à la baisse.

Le mauvais temps n’atteint pas que Macron à Moscou. Les nuages noirs s’amoncellent sur Paris et sont de nature économique cette fois. Le Fonds Monétaire International (FMI) a revu à la baisse ses prévisions de croissance pour la France (et pour l’Allemagne). En 2018, la France ne devrait bénéficier que d’une hausse de 1,8 % de son PIB. Une misère dans un océan de pauvreté. Une pauvreté bien française où les chômeurs, les pauvres et les retraités s’entremêlent dans une bien triste farandole qui n’intéresse même pas le pouvoir trop occupé à regarder des matchs de foot. Le Plan pauvreté attend, et la croissance aussi.

Des discours, de la casse sociale et pas de croissance

Une croissance inférieure à 2 % et en baisse de 0,3 % par rapport aux estimations précédentes qui ne dataient que du mois d’avril. Macron a voulu faire croire qu’il survolait l’économie – il le fait mais pas dans le bon sens du terme… Bien crédules, les Français y ont cru, mais l’erreur est encore plus dure à avaler pour le FMI qui avait misé sur un champion maison. Jamais passé au sein du FMI, Macron en est pourtant l’ardent défenseur. Libéralisme, fric, aucun intérêt pour les pauvres… Le profil correspond parfaitement aux codes de la maison.

Mais avoir le bon profil ne signifie pas forcément détenir la bonne recette. Peut-être aussi que les livres empruntés au FMI ne sont plus de très bons conseils pour faire fleurir la croissance. Même l’Allemagne qui a utilisé à outrance l’option « travailleur immigré » et donc pas cher n’y arrive plus ! 2019 ne devrait pas voir une croissance dépasser le 1,7 % en France. C’est faible, et bien trop faible pour un retour à l’emploi. Le chômage de masse a de beaux jours devant lui et le Gouvernement va continuer à s’appliquer à ne pas commenter les chiffres mensuels.

Les Français veulent des bonnes nouvelles, il faut donc leur enlever la réalité de dessous les yeux. Il faut du football. Il faut de « l’unité nationale » comme le déclare avec emphase l’Assemblée nationale. Il faut des mots et des images pour ne pas évoquer la réalité des Français. Mais avec un peu de chance, la croissance va repartir d’un coup grâce à la vente des nouveaux maillots de l’équipe de France. Vous savez, celui qui a deux étoiles sur le devant ! Rien de tel pour booster l’économie même en payant un bout de tissu 85 euros pièce. Pour s’avilir, il y a toujours de l’argent à dépenser. A méditer pour les génies qui nous gouvernent.

 

Source : 24heuresactu

jeudi, 12 juillet 2018

Economie : la France dégringole et est supplantée par… l’Inde

Publié par Guy Jovelin le 12 juillet 2018

Rédigé par notre équipe le 11 juillet 2018.

 

Quelle est belle la Russie… quand elle sert à ne pas parler des sujets qui fâchent ! Quelle est belle cette équipe de France de football… quand elle gagne et relègue les mauvaises nouvelles d’un front économique branlant ! La France de Macron devait être celle d’un retour des « 30 Glorieuses », elle n’est que le prolongement d’un marasme économique qui se caractérise par un chômage de masse, un pouvoir d’achat aux abonnés absents et une précarisation de franges croissantes de la société. Nouveau signe de cette descente aux enfers, l’Inde a supplanté la France dans le classement des économies mondiales.

La France est forte, la France est en marche, mais les autres courent. A l’arrivée, la France est battue par un pays comme l’Inde. Une magnifique performance collective que l’on doit en premier aux Indiens – bien aidés il est vrai par le couple Hollande-Macron. Selon les chiffres publiés par la Banque mondiale, la France a été supplantée par l’Inde au cours de l’année 2017. Le PIB français a péniblement atteint les 2 582 milliards de dollars tandis que l’Inde et sa croissance insolente décrochaient sans peine 2 597 milliards de dollars de PIB.

La France en marche arrière

En 2009, il y a donc moins de dix ans, le PIB de l’Inde était deux fois moins élevé que celui de la France. L’essor de l’économie indienne est impressionnant avec une croissance annuelle supérieure à 7 % par an tandis que la France se réjouit lorsqu’elle dépasse 1 %. Il est vrai que l’Inde part de loin, mais à faire du surplace depuis trente ans (au bas mot), le lièvre finit par se faire rattraper par la tortue. Aujourd’hui, c’est la France qui a une carapace qui ralentit sa marche et qui ne la protège même pas de l’ultralibéralisme.

L’ouverture économique est une chance répète-t-on en chœur dans les ministères et sur les plateaux de télévision. Une chance pour qui en fait ? Les Français sont déclassés et la France suit le même chemin. Longtemps cinquième puissance économique au monde, elle est désormais septième. Encore un effort, et ce sera l’exclusion du G7 pour absence de performance économique significative ! Heureusement pour la France que le G7 ne se base plus sur la réalité économique… La France se traîne piteusement loin derrière l’image fabriquée de la start-up nation chère à Emmanuel Macron.

Et le pire reste à venir puisque dans les prochaines années, la France va glisser à la neuvième place mondiale. Une performance à venir qui paraît inéluctable tant notre pays tourne au ralenti alors que le monde est, lui, en marche au-delà des mots. Que faire ? Il y a deux voies possibles. Suivre l’exemple des pays émergents ou rééditer ce qui a fait le succès de la France par le passé. Comme souvent, face à un choix binaire plutôt simple, nos politiques adoptent la mauvaise option. Au lieu de miser sur l’instruction, l’intelligence et la production locale et nationale, nos élites misent sur une concurrence directe avec l’Inde, la Chine et tous les autres pays qui ont entamé leur mue.

Un choix désastreux qui amène à dire qu’on ne peut plus lutter pour la production de bien manufacturés car la main d’œuvre dans ces pays est trop peu chère (ou alors on baisse les salaires français drastiquement…). Un choix désastreux qui amène à vendre à brader nos technologies de pointe au prétexte qu’il vaut mieux vendre pas cher que de se faire voler l’idée (un choix binaire qui n’est en fait qu’une construction de l’esprit). Un choix désastreux qui accouche d’une régression économique et sociale qui finira par déboucher sur de grands troubles. Une révolution même ? Si elle n’est pas jupitérienne, alors pourquoi pas ?

 

Source : 24heuresactu

vendredi, 15 juin 2018

ÉCONOMIE : UN SYSTÈME EN FAILLITE QUI EXCELLE À RETARDER L’INÉLUCTABLE EXPLOSION

Publié par Guy Jovelin le 15 juin 2018

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 Marc Rousset

George Soros (ci-dessus) a déclaré, le mardi 29 mai, lors de la réunion annuelle à Paris du Conseil européen sur les relations étrangères, que « nous pourrions être en train de nous diriger vers une crise financière majeure ».

Si l’alignement des planètes a été la chance de François Hollande, un dangereux désalignement est en train de s’installer pour l’an II de Macron. Des signes de ralentissement et de fin de cycle semblent apparaître en Europe, tandis que le litre de gazole a grimpé, en France, en un an, de 1,16 euros à 1,48 euros, soit une hausse de 28 %, que les taux d’intérêt remontent, que les sanctions contre la Russie et l’Iran, les débuts de guerre commerciale initiés par Trump ne peuvent que contribuer à un climat économique malsain.

Les pays émergents affrontent des vents contraires en raison de la hausse des taux d’intérêt et du dollar américain ainsi que de la baisse du prix des matières premières. L’inflation était de 25,5 % en Argentine en avril 2018 et le FMI a été amené à prêter 50 milliards de dollars à l’Argentine pour éviter un défaut de paiement. La Turquie, avec 22 % de sa dette libellée en devises étrangères, est trop dépendante des capitaux externes ; son taux d’inflation est de 40 % et la livre turque a lourdement chuté. Au Brésil, la dette publique a atteint 87 % du PIB alors qu’elle n’était que de 62 % en 2014.

Selon Greg Jensen, gérant d’actifs de Bridgewater, le plus grand fonds d’investissement au monde, « pour les investisseurs, le danger est déjà présent » et il avertit ses clients que 2019 s’annonce comme une année particulièrement dangereuse en raison de l’augmentation des taux d’intérêt à venir et des stimulations fiscales de Trump qui poussent la Fed américaine à réduire les liquidités disponibles.

L’analyste Albert Edwards pense que la prochaine récession est pour bientôt en faisant entrer l’économie dans un « âge de glace » pour des décennies. Le 22 août 2018, le marché haussier du S&P 500 aura été le plus long marché haussier de toute l’histoire des États-Unis, et en juillet 2019, le cycle d’expansion économique aura été le plus long depuis la guerre de Sécession. Il est improbable que l’expansion dure plus longtemps. Le niveau d’endettement tous azimuts des consommateurs américains est encore plus élevé qu’en 2008, tandis que le taux d’épargne plonge et que le taux de défaillance de 7,9 % des cartes de crédit pour les petites banques est identique.

La « prospérité Potemkine » des États-Unis n’est qu’une illusion reposant sur une montagne de dettes provoquée par le laxisme monétaire de la Fed. Albert Edwards prédit une chute de -75 % du S&P 500, qui passerait de 2.670 à 666, donc supérieure au krach de 2008 ! Albert Edwards évoque « l’odeur nauséabonde d’une dette en décomposition » tandis que le « poisson périt toujours par la tête ». Il anticipe un effondrement déflationniste mondial qui « bouleversera le monde financier tel que nous le connaissons, détruira la richesse, les emplois et à peu près tout le reste ».

Le drame de notre temps, c’est la fameuse pyramide renversée de l’économiste américain John Exter reposant sur la pointe trop fragile du seul actif sûr, l’or, les autres actifs financiers étant beaucoup trop élevés et risqués, la palme revenant à la mauvaise herbe des produits bancaires dérivés.

Les analystes de la Banque mondiale prédisent, dans leur dernier rapport, « Perspectives mondiales », pour les mêmes raisons qu’évoqué ci-dessus, une nouvelle crise, mais seulement après 2019, et remarquent que les crises financières importantes surviennent régulièrement tous les dix ans environ (1975, 1982, 1991, 2009).

C’est sans doute la raison pour laquelle la caisse de l’Assurance-vieillesse et survivants (AVS), l’un des trois piliers du régime de la Sécurité sociale en Suisse, vient de décider de convertir son or papier en métal physique.

 

Source : synthesenationale

vendredi, 29 décembre 2017

ÉCONOMIE : LES FINANCIERS ET LES MÉDIAS CACHENT LES VÉRITÉS ÉCONOMIQUES AUX FRANÇAIS

Publié par Guy Jovelin le 29 décembre 2017

Marc Rousset

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Mathilde Lemoine, chef économiste du groupe Edmond de Rothschild, nous avoue, dans Le Figarodu samedi 23 décembre, « qu’il y a un décalage entre la sphère financière et la réalité économique ». Elle reconnaît que le niveau de la dette privée des ménages et des entreprises, deux fois plus important que celui du PIB, peut devenir insoutenable si les taux remontent brusquement.

La BCE (Banque centrale européenne) se contredit. Elle pratique une politique de taux bas et non conventionnelle d’achat de dettes d’entreprises françaises (29 % du total de ses achats, contre 25 % pour les entreprise allemandes) afin de faciliter leur accès aux marchés financiers, mais elle dérègle les prix du marché des actifs financiers comme dans une économie administrée. Elle émet en même temps des signaux contradictoires en imposant aux grandes banques, par le biais du Haut Conseil de stabilité financière (HCSF), de limiter leurs crédits et leur exposition à la dette de certains grands groupes.

La BCE cherche, aujourd’hui, à tempérer l’appétit des entreprises pour la dette et celui des banques pour le crédit. La BCE cherche donc d’un côté à relancer l’économie par la politique de l’assouplissement quantitatif, mais donne des directives en sens contraire au HCSF.

Alors que la dette publique française a atteint le niveau astronomique de 2.230 milliards d’euros au troisième trimestre 2017, qui serait insoutenable si les taux d’intérêt remontaient, les médias nous rassurent en nous rappelant que le coupon actuel n’est que de 0,7 % en 2017 et ne sera que 1,85 % en 2018 pour les obligations à dix ans. Quid si c’est, demain, 6 % et 15 % après-demain ? On nous rassure faussement en nous disant que les fonds propres des entreprises financières et non financières ont augmenté respectivement de 5,6 % en et 5,3 % en 2017, ce qui ne change rien au problème fondamental de l’insuffisance des capitaux propres.

Les médias économiques évoquent aussi un argument impressionnant pour le néophyte en nous rappelant que, selon l’INSEE, le patrimoine économique national détenu par les ménages, les entreprises et les institutions publiques atteignait 14.023 milliards d’euros en 2016, soit 7,7 fois le produit intérieur net tricolore, et 6,5 fois le niveau d’endettement.
 
Aux États-Unis, même scénario. Le Dow Jones flirte avec 2.500 points et le NASDAQ est proche des 7.000 points. Wall Street s’est adjugé 35 % de hausse en quatorze mois sans raison valable, si ce n’est l’augmentation de la masse monétaire, mais on nous rassure avec la réforme fiscale de Trump qui va propulser les bénéfices par action d’environ 10 %, oubliant qu’elle va augmenter la dette publique des États-Unis. La réalité, c’est que les valeurs américaines se payent en moyenne environ dix-huit fois les bénéfices attendus pour 2018 – du jamais-vu depuis la bulle des années 2000.

De plus, aucun journaliste des médias traditionnels n’ose écrire que les totaux des bilans des quatre grandes banques américaines représentent 44,5 % du PIB des États-Unis et que les totaux des bilans des quatre banques françaises représentent trois fois le PIB de la France. Aucun journaliste français ne nous écrit que l’endettement des banques françaises est encore plus démentiel que celui des États-Unis. Les quatre grandes banques françaises ont des capitaux propres insuffisants, un effet de levier moyen de 25,53, c’est-à-dire 25,53 euros de dettes pour un euro de capital engagé (de 21,92 pour le Crédit agricole à 31,41 pour la Société générale).

L’effet de levier de Lehman Brothers au moment de sa chute, le 15 septembre 2008, était de 31. Celui des banques américaines, aujourd’hui, n’est que de 11,63, une des rares nouvelles rassurantes en provenance des États-Unis. Au royaume des aveugles les borgnes sont rois.

La vérité, c’est que la sphère financière et les médias ne nous parlent que de surchauffe et d’hirondelles qui font le printemps, alors que les clignotants sont au rouge avec une croissance économique artificielle, instable et fragile.

 

Source : synthesenationale

dimanche, 02 juillet 2017

La Chine refuse d’accueillir des migrants afin de sauvegarder son économie, sa sécurité, son homogénéité ethnique et religieuse.

Publié par Guy Jovelin le 02 juillet 2017

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Lors de la Journée Mondiale des Réfugiés, qui se déroule tous les ans le 20 juin, l'ONU a publié une vidéo intitulée «Nous sommes solidaires avec les réfugiés» sur son compte officiel Sina Weibo, appelant le public chinois à accorder plus d'attention à cette question.

Le public chinois soutient généralement que la Chine ne peut pas accepter un grand nombre de réfugiés actuellement, bien que beaucoup soient compatissants à l'égard de ces victimes. Les raisons sont complexes (...). C'est lié au développement économique de la Chine, à la population, à la composition ethnique, au mécanisme juridique et à l'histoire.

La priorité pour la Chine demeure le développement. Un afflux excessif de réfugiés aura un impact énorme sur l'ordre social. Si des terroristes infiltrent la Chine via les réfugiés, la sécurité des 1,4 milliard de personnes sera menacée, une crainte qui peut être démontrée par la crise actuelle des réfugiés en Europe. 

Accepter trop de réfugiés peut priver la Chine d'un environnement stable pour le développement.

La Chine exploite son développement pour stimuler l'économie mondiale et offre activement des biens publics à la planète, grâce à des plates-formes telles que l'initiative Belt and Road et la Banque asiatique d'investissement. Si la Chine est plongée dans le chaos, d'autres pays et même le monde en subiront les conséquences.

De plus, la Chine n'a pas encore mis en place un mécanisme pour accepter les réfugiés. Ce problème, couplé avec les différentes religions et différents style de vie, engendrerait des difficultés pour les réfugiés du Moyen-Orient de vivre en Chine à long terme.

(...)

Source Traduction libre Schwarze Rose pour Les Observateurs.ch