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jeudi, 22 mars 2018

Toulouse : la police est attaquée parce qu’elle arrête un « dealer »

Publié par Guy Jovelin le 22 mars 2018

Auteur : Pierrot


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Ce qui devait être une banale interpellation d’un dealer présumé a mal tourné, lundi vers 18 h 15 à Toulouse. Alors que l’homme recherché tentait de prendre la fuite en traversant un marché de la rue de Kiev, dans le quartier de La Reynerie (quartier bigarré de Toulouse), une patrouille de la Brigade spécialisée de terrain (BST) Mirail a été prise à partie par « une foule hostile », selon une source policière.

« Une centaine de personnes a lancé des cailloux et des légumes » sur les fonctionnaires.

Un policier légèrement blessé

L’un d’entre eux a été légèrement blessé au tibia. Des renforts sont alors arrivés et ont utilisé des grenades lacrymogènes pour « désencercler » leurs collègues.

Seul l’homme recherché pour trafic de drogue a été interpellé avant que la police ne quitte les lieux.

 

Source :  20 Minutes via  contre-info

samedi, 13 janvier 2018

Crosne : les rappeurs de MGZ foncent sur la police

Publié par Guy Jovelin le 13 janvier 2018

MGZ. DR

Cinq rappeurs du groupe MGZ ont délibérément foncé en voiture sur la police municipale de Crosne. Les fonctionnaires ont tiré dans les pneus pour les empêcher de repartir.

Les rappeurs du groupe MGZ, un collectif connu localement et qui compte quelques dizaines de milliers de vues de leurs clips surYouTube, sont en garde à vue dans les locaux du commissariat de Montgeron ce vendredi soir.

Dans l’après-midi, ces cinq chanteurs originaires de Crosne ont croisé en voiture une patrouille de la police municipale de leur commune. Les agents ont rapidement vu que le véhicule était volé. Ils ont donc demandé aux jeunes de s’arrêter. Ces derniers ont au contraire accéléré, mais se sont rapidement trouvés bloqués. Ils ont donc fait marche arrière, pied au plancher, et tamponné la patrouille de police. L’un des fonctionnaires est alors sorti de son véhicule et a tiré à quatre reprises dans les pneus pour les empêcher de repartir et de les semer. A l’aide de leurs matraques, les policiers municipaux ont brisé les vitres et ont interpellé les cinq rappeurs de MGZ.

« C’est un groupe qui aime exhiber des armes réelles ou factices, indique un connaisseur de la ville. Ils provoquent régulièrement les jeunes du quartier des Tournelles à Yerres. » Une expédition punitive avait d’ailleurs failli virer au drame en avril dernier.

« Désormais, tous les secteurs, même ceux considérés comme calmes, sont touchés par la violence, souligne le syndicat de police Alliance. Et nous sommes en première ligne. Pour preuve, entre 2016 et 2017, sur les villes gérées par le commissariat de Montgeron, les violences sur personnes dépositaires de l’autorité publique ont augmenté de 17 %. »

 

Source : leparisien

mercredi, 27 décembre 2017

Paris : les policiers furieux d'être menacés de payer eux-mêmes leurs PV de stationnement

Publié par Guy Jovelin le 27 décembre 2017

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Une note attribuée au préfet aurait été envoyée aux services de police, avertissant que les agents devraient régler eux-mêmes les PV pour stationnement irrégulier, y compris pendant les opérations. Les policiers qui l'ont lue ne décolèrent pas.

L’arroseur arrosé ? Selon le site d’Europe 1, une note attribuée à la direction de la sécurité de proximité de l'agglomération parisienne (DSPAP), envoyée le 14 décembre, exhorte les services de police à se garer dans les règles de l'art. Victimes collatérales de la privatisation du stationnement à Paris, les policiers seraient menacés par le préfet de police Michel Delpuech de devoir payer eux-mêmes leurs amendes en cas d’infraction au stationnement.

Dans cette note, le préfet se justifierait en expliquant que «plusieurs opérateurs privés auront [...] la charge du contrôle du respect de l'acquittement de la taxe de stationnement à l'aide notamment de dispositifs automatisés». Pour éviter les verbalisations, le préfet recommanderait de faire «preuve de la plus grande rigueur pour l'usage des emplacements réservés aux services de police et le non stationnement dans les espaces non dédiés à cet effet».

 

Car ce changement de main impliquerait que la gestion des contentieux de stationnement gênant ne relève plus de l'Officier du Ministère public mais du juge administratif. Toute contestation de verbalisation deviendrait donc un serpent de mer et impliquerait la rédaction d’un rapport développé «suffisamment motivé pour justifier du caractère opérationnel de la mission ayant conduit au stationnement irrégulier», selon les termes du courrier envoyé. A défaut, la menace est explicite : «Le montant de l'amende relèvera du paiement par le conducteur du véhicule.» 

Les forces de l'ordre verbalisées ? Les membres de l'association Mobilisation des policiers en colère (MPC) peinent à y croire. Ils ont répliqué, furieux, par le biais d’un post sur Facebook le 20 décembre. Ils se plaignent d’être forcés à distribuer des amendes et de recevoir un camouflet en récompense. «On nous ordonne, on nous menace pour verbaliser. Les forces de l’ordre en souffrent et peuvent s’en faire sanctionner lourdement ! En remerciement, cette même hiérarchie accepte que l’on soit verbalisé en situation d’intervention ! La police contorsionniste, on marche sur la tête et on doit courber l’échine», enrage l'association. Stéphane Lantz, délégué de MPC, a expliqué à ce sujet sur Europe 1 combien cette note est, selon lui, contre-productive : «Quand les collègues interviennent, c'est qu'il y a une urgence. Déjà qu'on nous explique à longueur de journée qu'on n'intervient pas assez rapidement, qu'on est lents, on va devoir expliquer que, "oui, excusez-nous, on a dû trouver une place à un kilomètre du lieu d'intervention".» 

Les nouvelles dispositions au sujet de la verbalisation ne vont pas froisser que les fonctionnaires de police. A compter du 1er janvier 2017, la société privée Indigo sera en charge de distribuer les amendes de stationnement à Paris. Le montant de l'amende est fixée par Paris, elle passera de 17 à 50 euros. Selon le journal Le Parisien, la majorité des 1 600 agents municipaux actuellement chargés de distribuer les PV devraient être réaffectés à la lutte contre les incivilités, comme le jet de mégots, les crottes de chien, le bruit ou le racolage.

 

Source : francais.rt

mardi, 14 novembre 2017

Suicides sur fond de malaise

Publié par Guy Jovelin le 14 novembre 2017

Les policiers et gendarmes réclament des mesures au ministre de l’Intérieur pour prévenir les suicides chez les forces de l’ordre. Gérard Collomb doit réunir leurs représentants dans la semaine.  Photo AFP

 
Les policiers et gendarmes réclament des mesures au ministre de l’Intérieur pour prévenir les suicides chez les forces de l’ordre. Gérard Collomb doit réunir leurs représentants dans la semaine. Photo AFP
 

Confrontés à une vague de suicides, les représentants des forces de l’ordre lancent un cri d’alarme. Et pointent notamment du doigt des conditions de travail de plus en plus pesantes, y compris pour la vie privée.

Ils et elles étaient gardien de la paix, commissaire, ou capitaine de police, exerçaient à Paris ou en province. En une semaine, huit membres des forces de l’ordre, six policiers et deux gendarmes, ont mis fin à leurs jours.

Plus de 60 suicides depuis janvier

Une vague de suicides dramatique, comme un symptôme du mal-être d’une profession confrontée à la violence au quotidien dans ses missions, éreintée, usée par les exigences sans cesse renouvelées de la lutte contre le terrorisme. Depuis le début de l’année, au moins 62 membres des forces de l’ordre se sont donné la mort, selon un décompte du ministère de l’Intérieur. Plus d’un par semaine, ce qui rappelle la série dramatique de l’année noire 2014 : 55 policiers et une trentaine de gendarmes s’étaient suicidés.

Usés professionnellement et pas de vie privée

Côté forces de l’ordre, si on est inquiet face à cette vague de suicides, on reste prudents. « Policiers et gendarmes sont très mobilisés sur la défense des autres depuis deux ans. Peut-être que cela les a amenés à moins se soucier d’eux-mêmes, mais peut-être que cela a également généré de l’usure », avance Céline Berthon, secrétaire générale du syndicat des commissaires de la police nationale (SCPN). « Le métier n’est pas seul en cause, évidemment. Mais quand on est confronté dans son travail à toute la violence, et qu’en plus on n’a plus de vie privée, on a des policiers au bout du rouleau », détaille Yves Lefebvre, secrétaire général d’Unité SGP Police-Force ouvrière. « Chaque suicide est un cas particulier. Le travail intense demandé aux forces de l’ordre n’explique pas tout. Il y a des causes professionnelles et personnelles », abonde Frédéric Le Louette, de l’Association professionnelle nationale des militaires de la gendarmerie du XXIe  siècle (APNM GendXXI).

Mais pour les syndicats, la pression qui pèse sur les forces de l’ordre est nécessairement un facteur aggravant.

Ils évoquent pêle-mêle le « management dépassé », le travail de nuit, les week-ends de repos à la marge, les heures supplémentaires et les cycles de travail de plus en plus chargés, au nom notamment de la lutte contre le terrorisme. Ils dénoncent aussi le « dogme de la rentabilité et du chiffre », « la lourdeur de la procédure pénale », qui s’accompagne d’une charge grandissante du travail administratif.

« La menace terroriste a bouleversé nos méthodes de travail, et aujourd’hui, on est même encore plus menacés qu’il y a deux ans. Les policiers sont en première ligne », ajoute encore Yves Lefebvre.

Réponse du gouvernement

Hier matin, face à la grogne, le Premier ministre Édouard Philippe a annoncé que le ministre de l’Intérieur allait recevoir l’ensemble des syndicats. « Nous demandons énormément aux policiers, aux gendarmes, aux militaires. Énormément », a reconnu le chef du gouvernement. Gérard Collomb a rappelé dans un communiqué que « la prévention des risques psychosociaux était une priorité », et a demandé une évaluation des mesures prises pour prévenir les suicides. Mais les syndicats attendent des mesures. « Une énième grand-messe pour dire que ça ne va pas, ça ne suffit plus. Nous syndicats, on sait ce qui ne va pas chez les policiers. Alors écoutez-nous », lance Yves Lefebvre. Qui n’exclut pas de « sécher » la réunion place Beauvau.

dimanche, 29 octobre 2017

A Toulouse, la police vous offre une heure de garde à vue supplémentaire !

Publié par Guy Jovelin le 29 octobre 2017

Insolite

 A Toulouse, la police nationale vous propose une heure de garde à vue supplémentaire !/ Photo DDM illustration, Thierry Bordas

A Toulouse, la police nationale vous propose une heure de garde à vue supplémentaire !/ Photo DDM illustration, Thierry Bordas
La police nationale, à Toulouse, ne manque pas d'humour. Elle a tenu à rappeler à la population le changement d'heure, la nuit prochaine, dans un tweet au message un brin taquin, tout en appelant, bien sûr, à la prudence: "@PoliceNat31 vous propose 1 heure de garde à vue en plus cette nuit à nos côtés en cas d'infraction ! Restez prudents !" Quand prévention rime avec humour... Avis aux amateurs donc !
 

@PoliceNat31vous propose 1 heure de garde à vue en plus cette nuit à nos côtés en cas d'infraction!
Restez prudents!

Le changement d'heure est régulièrement critiqué notamment pour ses effets négatifs. Selon la Sécurité routière, la nuit tombant plus tôt au moment de la sortie des classes ou des trajets travail-domicile, "chaque année, le passage à l'heure d'hiver provoque un pic d'accidentalité routière de +47% pour les piétons en fin de journée", c'est-à-dire sur le créneau 17-19 heures.

 

A ce sujet, une campagne d'information et de prévention des accidents liés à la baisse de luminosité en fin de journée consécutive au changement d'heure a été lancée pour la deuxième année par la Sécurité routière, la Fédération nationale des syndicats d'agents généraux d'assurance (Agéa) et France Bleu.  

La France et les autres pays de l'Union européenne vont revenir à l'heure d'hiver dans la nuit de samedi à dimanche, offrant une heure de sommeil en plus. Dimanche à 3 heures (heure d'été), il sera 2 heures (heure d'hiver) en France. Il faudra donc penser à reculer d'une heure les horloges à réglage manuel. En France, le dispositif existe depuis 1976.