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mercredi, 30 mai 2018

Nîmes: A 12 ans, il siphonne de l’essence. Son interpellation créé l’émeute dans le quartier Pissevin

Publié par Guy Jovelin le 30 mai 2018

Par  le 30/05/2018 

Les policiers de la Brigade anticriminalité (BAC) ont repéré trois personnes en train de voler de l’essence dans le réservoir d’une voiture, lundi dans la soirée. Les faits se sont produits à Nîmes, dans le quartier populaire Pissevin, dans lequel le ministre de l’intérieur Gérard Collomb s’état rendu quelques jours plus tôt…

A l’arrivée des policiers, les voleurs se sont enfuis en abandonnant les bidons sur place. Les fonctionnaires sont parvenus à attraper l’un d’entre eux, un mineur âgé de 12 ans.

Mais son interpellation s’est passée plus difficilement que prévu. Alertés, des habitants du quartier se sont regroupés et ont jeté des projectiles pour empêcher cette arrestation. « Aucun blessé n’était à déplorer. Seul le véhicule de police subissait des dégradations », évoque la police dans un communiqué.

Le voleur présumé âgé de 12 ans aurait reconnu les faits lors de sa garde à vue. Il a été remis à ses parents dans l’attente d’une convocation judiciaire.

mardi, 22 mai 2018

Des émeutes au Centre de rétention de Cornebarrieu (31)

  Publié par Guy Jovelin le 22 mai 2018

    

Image Google

Deux policiers ont été blessé dimanche 20 mai au Centre de rétention de Cornebarrieu, près de Toulouse. Une violente émeute s’est déclenchée dans l’après-midi. C’est la deuxième de la semaine.

Journée électrique dans le centre abritant des clandestins à Cornebarrieu. Dimanche 20 mai, deux policiers ont été blessés dans des incidents survenus dès 15 heures. Les fonctionnaires souffrent d’ecchymoses, d’hématomes et de griffures. Selon le syndicat Alliance, les « émeutes » se seraient déclenchés à partir d’un « différend sur la fermeture de deux chambres qui venaient d’être dégradées ». Les deux occupants ont refusé de changer de secteur. «Les caméras ont été recouvertes de draps et un début d’incendie est survenu, maîtrisé par nos collègues», précise le syndicat de policiers. Sébastien Pélissier, secrétaire départemental d’Alliance a confié à La Dépêche que tout cela « semble récurrent ».

Pour mettre un terme à la situation, une dizaine de membre de la patrouille aux frontières ont dû intervenir en renfort. D’autres policiers en tenue anti-émeute se sont également rendus sur place. La situation a nécessité la présence des renforts jusqu’à 22 heures…

Lire aussi : Des migrants occupent un bâtiment en centre ville

Dans la semaine une autre montée de violence a eu lieu, jeudi. Cette fois, aucun policier n’a été blessé et le calme a pu être ramené au bout de quelques heures.

Quatre personnes ont été placées en garde à vue, tandis que d’autres sont actuellement à l’isolement. Le syndicat Alliance demande, par la voix de son secrétaire départemental, « la plus grande fermeté à l’encontre des auteurs de violence contre les policiers, tout comme le retour des peines plancher et des renforts dans les centres de rétention qui sont en surcapacité ».

Le Centre de rétention de Cornebarrieu abrite plus d’une centaine de personnes, dont une majorité de jeunes hommes. Le nombre de clandestins retenus dans les locaux ne cesse d’augmenter depuis octobre 2017, selon les fonctionnaires de la patrouille aux frontières. Dans les faits, les clandestins ne pouvant être retenus plus de 45 jours, 80% d’entre-eux sont libérés avant la date limite, tandis que le reste est expulsé vers leur pays.

 

Source : infos-toulouse

mercredi, 10 août 2016

10 août 1792 : naissance de la République dans un massacre

Publié par Guy Jovelin le 10 août 2016

10 août 2016 par admin4

Depuis la fuite de Varennes, le roi Louis XVI et sa famille sont assignés à résidence au palais des Tuileries (aujourd’hui disparu), à l’ouest du Louvre.
La tension est vive et, excités par Danton, une foule de sans-culottes se masse aux abords du palais.

La résidence royale est défendue par 900 gardes suisses et quelques centaines de gardes nationaux.
Louis XVI les passe en revue. Selon l’usage, les Suisses et les gardes nationaux crient : « Vive le roi ! ». Mais les artilleurs et le bataillon de la Croix-Rouge crient de leur côté : « Vive la Nation ! ». Situation confuse.
Le roi gagne là-dessus une terrasse et observe la foule des Parisiens massés. Ceux-ci l’insultent : «À bas le veto ! À bas le gros cochon !».
Apeurés, le roi, la reine et le dauphin traversent le jardin des Tuileries et vont chercher refuge au sein de l’Assemblée.
Devant le palais, l’émeute enfle. Une porte est malencontreusement ouverte. Un flot de sans-culottes s’y engouffre. Les gardes suisses ouvrent le feu et provoquent un reflux éperdu vers le Carrousel.
Les émeutiers évacuent la place. Ils semblent près d’abandonner la partie.

Mais vers dix heures, un groupe de volontaires marseillais parvient à s’introduire à l’intérieur des Tuileries. Le combat reprend de plus belle.
Le roi griffonne un billet ordonnant aux Suisses de déposer à l’instant les armes et de se retirer dans leurs casernes. Grave erreur du trop bon Louis XVI.
Obéissants, les gardes se replient vers la place Louis XV (l’actuelle place de la Concorde).

Mais ils sont bientôt encerclés, capturés, conduits à l’Hôtel de Ville puis massacrés. Mêlées à la foule, les poissardes des halles se livrent à de honteuses mutilations sur les cadavres.
Les émeutiers envahissent maintenant les Tuileries et lynchent pêle-mêle gardes, serviteurs et fidèles avant de piller le palais.
Six cents Suisses ainsi que deux cents aristocrates et gens de maison perdent la vie en ce jour du 10 août.

L’Assemblée législative, enhardie par le succès de l’émeute, prononce la « suspension » du roi. Elle convoque par ailleurs une Convention nationale en vue de prendre toutes mesures « pour assurer la souveraineté du peuple et le règne de la liberté et de l’égalité », et instaure pour la première fois le suffrage universel (masculin). Après une nuit de fortune, la famille royale est emmenée au donjon du Temple pour y être emprisonnée.
La période appelée « la Terreur » allait commencer.
Fin d’un régime millénaire qui avait construit la France mais était certes affaibli de l’intérieur.
Naissance de la République.