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mercredi, 31 janvier 2018

Croissance de la zone euro : le miracle est en marche !

Publié par Guy Jovelin le 31 janvier 2018

Rédigé par notre équipe le 30 janvier 2018.


La presse se réjouit, les économistes fanfaronnent : la croissance est de retour dans la zone euro. Une croissance forte, porteuse d’espoirs puisqu’elle n’a jamais été aussi élevée en dix ans. Nul doute, le génie macronien a déjà fait des miracles dans une Europe paralysée. A moins que ces chiffres ne veulent rien dire tant la zone euro est une cour des miracles sans queue ni tête. A moins aussi que la planche à billets finisse par donner des résultats à peine perceptibles…

Plus aucune raison de douter. Les grincheux peuvent rentrer chez eux et se convertir une bonne fois pour toute au macronisme. La zone euro est en plein essor économique avec +2,5 % en 2017, soit le meilleur résultat depuis dix ans. A l’époque Hollande était à sa place – Premier secrétaire du Parti socialiste – et Macron épousait sa prof de lycée. Autant dire que de l’eau a coulé sous les ponts et qu’il aura fallu bien des milliards d’engloutis pour arriver à ce chiffre de 2,5 %.

Dix ans de souffrances et ce n’est pas fini

Que s’est-il passé au cours de ces dix dernières années ? Les banques ont été proches du précipice. Les élites européennes se sont empressées de voler à leur secours avec l’argent des citoyens européens. Les Chypriotes ont été tout simplement spoliés et ont fait figure de laboratoire pour le reste des Etats européens. La Grèce a été fracassée à tel point que l’extrême gauche a réussi à s’inviter au pouvoir (pour baisser sa culotte devant l’UE et le FMI). Les Italiens, Portugais, et Espagnols cachent les fissures du système, mais savent pertinemment que le prochain gros choc les laissera sur le carreau. La France, elle, a connu une longue agonie sarkozo-hollandaise qui engendra l’hydre Macron.

La décennie fut catastrophique pour les peuples et nos élites n’ont pas pu jouer le refrain du « on vous protège de la crise ». Mais leur heure a enfin sonné avec une croissance de 2,5 %. Tous les chefs d’Etats européens (ayant l’euro) vont brandir cette statistique devant les yeux ébahis d’électeurs crédules qui avec un peu d’aide pourraient se croire au seuil d’un second épisode des Trente Glorieuses. Pourtant, la réalité est tout autre. A regarder dans le détail, les raisons de se réjouir sont bien ténues pour la France. La croissance est de 1,9 %. Un chiffre en-deçà de la moyenne européenne qui prouve une fois de plus que notre pays a perdu son rôle de moteur. Paris n’arrive pas à tenir la cadence européenne (pourtant faible) et on peut même s’interroger sur l’honnêteté de ce chiffre.

Pourtant le pouvoir n’a pas ménagé ses efforts. Hollande a fait pleuvoir l’argent public en bon gros socialiste qu’il est. Macron a affirmé avec autorité à la face du monde que sa seule présence faisait apparaître de nouvelles étoiles dans la voie lactée, et pourtant, la reprise est bien chancelante. Le chômage fait encore des siennes et les Français ne risquent pas de dépenser plus avec un Etat qui lui fait et refait les poches sans scrupules. Mais les chiffres moyens vont se transformer en contes de fée grâce à toute puissante propagande médiatique. Celle-là même qui osait affirmer il y a quelques années encore qu’en-dessous de 3 % de croissance, le chômage ne baissera pas significativement. A moins que la mise au pas du Code du Travail et la précarisation généralisée ne viennent changer la donne…

La performance d’ensemble est d’autant plus médiocre que la planche à billet fonctionne sans répit. Les milliards sont créés et distribués (aux banques, pas au peuple) et l’effet sur l’économie réelle équivaut à un saut de puce. Désormais, le système économique est drogué à la planche à billets, les banques résistent grâce à l’argent fabriqué et aux économies des ménages et osent diriger le monde. Avec un ancien banquier à la tête de la France, il est vrai que la surprise est moindre…

Allez, la France est en marche et ceux qui essaieront de comprendre les ressors de cette marche forcée en direction des enfers seront accusés de tous les maux. Il n’y a qu’une direction à prendre. Les traînards et les mauvais esprits ne sont pas acceptés !

 

Source : 24heuresactu

vendredi, 29 avril 2016

Chômage : baisse en trompe-l’œil

Publié par Guy Jovelin le 29 avril 2016

Lors de sa récente prestation sur France 2, le chef de l’Etat a brossé un tableau idyllique de la France en affirmant : « Il y a plus de croissance, il y a moins de déficits, il y a moins d’impôts, il y a plus de compétitivité c’est-à-dire de capacités pour produire, il y a plus de marges pour les entreprises, il y a aussi plus de pouvoir d’achat pour les salariés. » On a évidemment remarqué que, dans ce que les astrologues qui nous gouvernent appellent « l’alignement des planètes », il manquait une étoile convoitée, le recul du chômage. Il aura fallu attendre quinze jours seulement pour que le tableau se complète : le « stock » de demandeurs d’emploi a diminué de 60 000 en mars, une telle chute n’avait pas été constatée depuis septembre 2000, se vante le gouvernement ! Le mois précédent, en février, leur nombre, au contraire, avait crû de 39 000, mais en janvier, il avait baissé de 29 000. Ces chiffres en dents de scie ont une transcription ludique, l’emploi, frivole, joue au « yoyo », dit-on.

Un mystère

Pour la baisse de janvier, le ministre et Pôle emploi ont été les premiers étonnés, le communiqué de Pôle emploi évoquant une hausse « inhabituellement forte », l’a qualifiée « d’inexpliquée ». Elle ne s’explique donc pas par l’action du gouvernement, elle est restée un mystère. Serait-ce également le cas pour les « bonnes » statistiques du mois de mars ? A moins qu’il ne s’agisse d’un miracle, consécutif à la réponse de Hollande à un journaliste l’interrogeant sur son avenir présidentiel : « Vos prières sont les bienvenues » ?

Pour le mois dernier, il ne s’agit pas d’un miracle, et, cette fois, il y aurait une explication que ministres et responsables socialistes se bousculent pour formuler : c’est grâce à la politique gouvernementale qui porterait enfin ses fruits. Or, ces hausses et ces baisses incohérentes ne sauraient être la conséquence d’une politique qui ne varie guère. En Espagne et en Italie, le recul du chômage est, certes, progressif mais aussi continu, sans ces retournements fantaisistes d’un mois sur l’autre. Au demeurant, pour que l’économie recommence à créer des emplois durables, il faut une croissance plus forte que celle que nous connaissons. Alors ? La réponse est donnée par les experts indépendants de l’OFCE (Observatoire français des conjonctures économiques) : « Les chiffres de Pôle emploi sont volatils. Ils ont déjà été et peuvent encore être parasités par des changements de pratiques administratives. Mieux vaut observer l’évolution des chiffres du chômage sur un an pour se faire une idée juste de la situation de l’emploi. » Le thermomètre connaît des variations déconcertantes dans ses mesures, il suffit d’être plus ou moins sévère dans la radiation des chômeurs ayant oublié de pointer ou que l’informatique soit défaillante, comme ce fut le cas l’année dernière, pour que la face de l’emploi en soit changée… sur le papier.

700 000 chômeurs de plus

La seule inversion de la courbe du chômage qui serait à considérer devrait être mesurée par rapport à la situation héritée de Sarkozy, or, depuis 2012, il y a 700 000 chômeurs de plus, Hollande avait promis qu’il y en aurait moins. Il ne résorbera pas cette plaie d’ici un an. C’est là-dessus qu’il doit être jugé et non sur d’infimes évolutions en trompe-l’œil.

Par Guy Rouvrais 

Source : present

 

mercredi, 02 décembre 2015

TOUTE L'EUROPE TOUCHÉE PAR UN RALENTISSEMENT DE L'ACTIVITÉ APRÈS LES ATTENTATS DE PARIS

Publié par Guy Jovelin le 02 décembre 2015

Les attentats de Paris ont un impact non négligeable sur le tourisme en Europe. Le constat est sans appel : le nombre de visites dans les lieux publics, les magasins, les musées ou les restaurants a baissé un peu partout en Europe depuis le 13 novembre.


Toute l'Europe touchée par un ralentissement de l'activité après les attentats de Paris

En France, Bercy avait déjà expliqué que les attentats du 13 novembre pourraient amputer la croissance française de 0,1 point de PIB au cours des prochains mois, soit deux milliards d'euros. La CGPME a d’ores et déjà annoncé avoir observé une baisse de 44% de l’activité des entreprises suite aux attentats.

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