Ok

En poursuivant votre navigation sur ce site, vous acceptez l'utilisation de cookies. Ces derniers assurent le bon fonctionnement de nos services. En savoir plus.

jeudi, 25 janvier 2018

Haute-Garonne: Les collèges, mauvais élèves en matière de mixité sociale, vont perdre de l'argent

Publié par Guy Jovelin le 25 janvier 2018

Beatrice Colin

 — 

EDUCATION Le conseil départemental de Haute-Garonne va mettre en place à la rentrée 2019 un système d’incitations et sanctions financières pour favoriser la mixité dans les collèges. Une première en France…

 

Dans un collège de l'agglomération toulousaine. (Illustration archives)

Dans un collège de l'agglomération toulousaine. (Illustration archives) — A. GELEBART / 20 MINUTES

  • Le conseil départemental de Haute-Garonne a lancé il y a deux ans un programme pour améliorer la mixité sociale dans les 117 collèges, notamment par le déménagement de deux collèges « ghettos ».
  • Les collèges dont le taux d’élèves défavorisés est au-dessus de 25 % bénéficieront d’une bonification de leur financement, qui diminuera si ce taux est inférieur à 10 %.

Le concept de mixité sociale dans les établissements scolaires relève plus souvent de l’utopie que de la réalité. A Toulouse, dans trois collèges publics, le nombre d’élèves issus de milieux défavorisés oscille entre 70 et 80 %, quand il est de moins de 10 % dans sept autres établissements, tous privés.

Taux d'élèves d'origine défavorisée dans les collèges toulousains.
Taux d'élèves d'origine défavorisée dans les collèges toulousains. - Conseil départemental 31

Pour enrayer cette spirale de ghettoïsation, le conseil départemental de la Haute-Garonne a dans un premier temps décidé de déménager deux collèges implantés au cœur du Mirail vers des quartiers plus mixtes. Entre-temps, une partie des élèves sont ou seront scolarisés dans des établissements plus favorisés de l’agglomération toulousaine, créant ainsi aussi de la mixité dans ces derniers.

>> A lire aussi : Toulouse: Pour améliorer la mixité sociale, deux «collèges ghettos» vont déménager

Mais le département a décidé d’aller encore plus loin. Ce mercredi, ses élus ont voté une nouvelle mesure.

Trois catégories d’établissement

Cette fois incitative. Un peu comme un système de bonus-malus dans les assurances, les collèges qui feront un effort pour augmenter leur population d’élèves défavorisés verront leur dotation de fonctionnement versée par le conseil départemental augmenter, ou baisser s’ils n’y mettent pas du leur.

Cela ne concernera que les financements qui servent aujourd’hui à réaliser des sorties culturelles ou des voyages scolaires et dont le montant forfaitaire annuel est de 54 euros par élève.

La collectivité a donc défini trois catégories de collèges, en fonction du taux moyen de familles défavorisés dans les 117 collèges du département qui est de 24 %, toujours pondéré en fonction de sa zone de sectorisation. Si dans l’établissement, ce taux est supérieur à 25 %, celui recevra des dotations supplémentaires. S’il est entre 10 et 25 %, rien ne changera, mais s’il est en dessous il sera pénalisé et se verra retirer une part de ses financements.

Pénalités de 6 à 10 euros par élève chaque année

« Nous nous sommes demandé comment faire pour que les collèges acceptent de jouer le jeu. Aujourd’hui, s’ils ne font rien, entre 15 et 18 collèges pourraient voir leur dotation baisser de 6 à 10 euros par an par élève, une quarantaine verrait la leur augmenter de 5 à 11 euros et une pour cinquantaine ce serait neutre. Cela sera effectif à la rentrée 2019 et des modulations sont prévues sur trois ans », avance Marie-Claude Leclerc, vice-présidente chargée de l’éducation et de l’enseignement au conseil départemental de la Haute-Garonne.

Les collèges ont donc un an pour infléchir leur politique en matière de mixité sociale. Sinon pour les mauvais élèves, sur trois ans, la baisse des dotations pourrait avoisiner les 30.000 euros. Dans les établissements publics, cette hausse de la mixité peut se faire par l'accueil d'élèves des deux collèges du Mirail qui vont déménager. Comme c'est aujourd'hui le cas par exemple à Pierre-de-Fermat.

Réduire la stratégie d’évitement de certaines familles

Une mesure bien accueillie par la principale fédération de parents d’élèves. « Pour réussir la mixité sociale, il faut actionner différents leviers. Ce qui nous pose problème, c’est la stratégie de fuite de certaines familles qui inscrivent leurs enfants dans le privé pour éviter certains établissements », relève Muriel Paletou, la présidente de la FCPE de Haute-Garonne.

Entre la mise en place des quotas comme dans les pays anglo-saxons ou des mesures financières incitatives, cette dernière préfère la seconde solution. « Elle est plus dans la mentalité française et permet de rééquilibrer entre le privé et le public, de mobiliser des équipes sur des projets d’excellence. Si on mixe cette mesure avec une nouvelle sectorisation, ça peut être efficace », espère cette représentante de parents d’élèves.

Des mesures dans les établissements catholiques

Dans les établissements publics, cette hausse de la mixité peut se faire par l'accueil d'élèves des deux collèges du Mirail qui vont déménager. Comme c'est aujourd'hui le cas par exemple à Pierre-de-Fermat.

Concerté sur cette nouvelle mesure, l’enseignement privé a lui aussi décidé prendre des mesures pour améliorer ses taux de mixité sociale dans ses établissements. « Nous avons toujours indiqué que nous ne nous affranchirions pas de ce souhait d’avoir plus de mixité et nous apporterons notre pierre à l’édifice », assure Charles Hervier, directeur diocésain de l’enseignement catholique de Haute-Garonne.

Pour améliorer les taux de familles défavorisées dans ses collèges, ce dernier indique que d’ici la rentrée 2019, tous proposeront une tarification différenciée en fonction des revenus. Une mesure qui fera l’objet d’une campagne de communication auprès du grand public « pour dire que l’enseignement catholique est ouvert à tous », insiste Charles Hervier.

Et pour les familles très défavorisées, les cinq collèges les moins mixtes de l’enseignement catholique vont mettre en place une tarification « symbolique » de 10 euros par mois. « On ne peut pas obliger les gens à venir chez nous, après nous faisons en sorte que la tarification soit abordable, il y a un consensus sur le fait que l’aspect financier ne doit pas être un obstacle », assure le responsable.

 

Source : 20minutes

jeudi, 19 octobre 2017

Haute-Garonne : seul un tiers des migrants mineurs évalués a moins de 18 ans

Publié par Guy Jovelin le 19 octobre 2017

 

mardi, 22 août 2017

248 clandestins supplémentaires arriveront en Haute-Garonne avant l’automne

Publié par Guy Jovelin le 22 août 2017

 
Hôtel Formule 1 de Séméac (Crédit Photo : Infos-Toulouse)

Le département de la Haute-Garonne va accueillir près de 250 clandestins supplémentaires d’ici l’automne 2017. Trois nouveaux centres d’hébergement vont donc ouvrir à Toulouse, Roques et Aurignac. 

L’afflux de clandestins en Haute-Garonne ne faiblit pas. 248 demandeurs d’asile vont trouver refuge dans trois communes du département. Deux des trois nouveaux CADA sont des hôtels Formule 1 reconvertis, comme à Séméac (65).

A Toulouse tout d’abord, 63 clandestins logeront dans l’ancien hôtel Formule 1 de la rue Babinet, dans le quartier du Mirail, près de l’université Jean Jaurès. Son ouverture est prévue d’ici quelques jours, entre la fin août et le début septembre.

Le second Formule 1 qui accueillera des migrants se trouve sur la commune de Roques-sur-Garonne, au milieu d’une zone commerciale, où 105 places seront disponibles. Une réunion publique est prévue à la rentrée entre les différents acteurs du projet.

Enfin, Aurignac verra 80 clandestins s’installer dans cette commune d’un peu moins de 1 200 habitants. Le centre devrait ouvrir ses portes durant le mois de septembre.

D’autres communes d’Occitanie devront accueillir des clandestins

Une liste d’arrivée qui ne cesse de s’allonger dans la région Occitanie, puisque Villeneuve-lès-Maguelone (Hérault), Marguerittes (Gard) et Séméac (Hautes-Pyrénées) n’auront, eux aussi, pas d’autre choix que d’accueillir ces nouveaux arrivants.

A lire aussi : En deux semaines, 131 clandestins arrivent en Haute-Garonne

Dans le département déjà, Luchon, Saint-Martory, Cazères, Saint-Bertrand-du-Comminges, Portet-sur-Garonne ou encore Villemur-sur-Tarn ont vu des migrants s’installer dans leur commune. Si les mairies n’ont que très rarement leur mot à dire, c’est l’association Adoma qui est à l’origine de ces déplacements de population. Une volonté pour l’association pro-immigration, de disperser les clandestins un peu partout en France, suite à l’afflux massive et rapide de migrants depuis trois ans. Après avoir racheté 62 établissements hôteliers du groupe Accor Hôtel, l’association Adoma étend ses Centres d’Accueil pour Demandeur d’Asile sur tout le territoire. Des implantations qui ne sont pas toujours du goût des riverains, qui exemptés de concertation, n’ont que des questions sans réponse concernant la cohabitation avec les nouveaux voisins.

 

Source : infos-toulouse

vendredi, 10 mars 2017

Haute-Garonne: Une CPE visée par des jets de pierre, ses collègues font valoir leur droit de retrait

Publié par Guy Jovelin le 10 mars 2017

B.C.Publié le Mis à jour le

COLLEGE Une conseillère principale d’éducation d’un collège de Muret a été visée par des projectiles en début de semaine. Les enseignants ont décidé de se mobiliser pour dénoncer ces violences et la fermeture d’une classe…

Illustration d'un collège de Haute-Garonne.
Illustration d'un collège de Haute-Garonne. - A. GELEBART / 20 MINUTES

C’est l’agression de trop. En début de semaine, une des conseillères principales d’éducation (CPE) du collège Louisa-Paulin à Muret, au sud de Toulouse, a été la cible de jets de pierre alors qu’elle sortait de l’établissement.

Depuis mercredi matin, la quasi-totalité de ses collègues enseignants a de fait décidé de faire valoir son droit de retrait après ce nouvel acte de violence.

« Les projectiles ont été tirés depuis les immeubles qui se trouvent à côté du collège. Ce n’est pas la première fois que cela arrive, un bus scolaire a déjà eu une vitre brisée et l’ambiance est électrique au collège, des élèves profèrent régulièrement des menaces, des collègues ont eu leur voiture vandalisée », déplore une enseignante de mathématiques qui réclame que la sécurité sur le site soit assurée.

Fermeture d’une classe de 5e

En 2010, la principale du même collège avait été agressée violemment par une élève de classe de 3e. A l’époque l’équipe pédagogique avait obtenu que les classes de 6e et 5e aient des effectifs de 25 élèves maximum. Or un projet de fermeture de classe de 5e est dans les tuyaux, ce qui pourrait jouer sur la sérénité des classes selon les enseignants.

Une délégation a été reçue jeudi par l’inspection d’académie. Et pour l’heure, elle n’a pu obtenir l’assurance du maintien de la classe à la rentrée prochaine, mais l’inspecteur d’académie s’est engagé à venir sur place d’ici à la fin du mois d’avril. Si les professeurs ont décidé de reprendre les cours ce vendredi, ils maintiennent toutefois leur mobilisation.

Ils devraient d’ailleurs rencontrer le maire de Muret, André Mandement, pour voir quelles mesures peuvent être prises pour éviter notamment les intrusions sur le site, par ailleurs en chantier.

 

Source : 20minutes

jeudi, 09 mars 2017

Une députée verse 10.000€ à une association de réfugiés

Publié par Guy Jovelin le 09 mars 2017

Par Infos Toulouse - 8 mars 2017

Depuis 2012, l’Assemblée Nationale publie sur son site internet l’utilisation de la réserve parlementaire accordée à tous les députés. Il est ainsi possible de consulter le montant et les bénéficiaires des ressources budgétaires dont disposent les élus. L’enveloppe de 2016 a permis à ces derniers de distribuer pas moins de 81 millions d’euros, dans des secteurs variés dont la construction et l’aménagement urbain (Kléber Mesquida, Sylvia Pinel, Jean-Claude Perez…), les médias (Gilbert Collard, Patrick Vignal, Carole Delga…)  ou bien encore les associations sportives et de loisirs (Martine Martinel, Laurence Arribagé…). Mais Catherine Lemorton a d’autres préoccupations.

Catherine Lemorton, députée socialiste de la 1ère circonscription de la Haute-Garonne depuis 2007 et spécialisée dans la santé, a donc distribué des aides financières dans les domaines qui lui semblaient prioritaires : 3000 euros pour le Club des Aînés de Beauzelle, 5000 euros pour l’USEP (Union Sportive Ecole Primaire) de Beauzelle et 10 000 euros à l’intention du COMEDE – Comité Pour la Santé des Exilés. Créée en 1979, cette association veille à « agir en faveur de la sante des exilés et de défendre leurs droits« . Pour Catherine Lemorton, la seule priorité relative à l’accès aux soins se situe dans la prise en charge médicale des clandestins et des étrangers. L’urgence est telle qu’elle verse 10 000 euros à la seule association qui s’occupe uniquement des étrangers en situation irrégulière. A l’hôpital de Bicêtre (94), les consultations de médecine générale sont donc gratuites pour les étrangers « primo-arrivants »; ils étaient pratiquement 3000 à y être pris en charge en 2013. 28% d’entre eux ne disposaient pas de protection maladie et souffraient d’exclusion sociale selon ActuSoins, un magazine en ligne sur l’actualité infirmière.

De par sa généreuse contribution financière, la députée souligne le soutien qu’elle apporte aux étragers. Pour autant, son attachement aux valeurs sociales ne l’empêchait pas de se pencher sur le cas des français oubliés, pourtant si nombreux. En 2016, le film Médecin de Campagne avec François Cluzet relançait le débat des déserts médicaux, au nombre de 192 en France. La Haute-Garonne n’est pas exclue et l’on remarque que certaines zones à l’image de Bagnères-de-Luchon connaissent une grave crise des médecins, passant de 7 à 4 en raison des départs à la retraite non remplacés. Des personnes âgées ne bénéficient pas d’une telle facilité d’accès aux soins médicaux mais sont pourtant délaissées par le mécénat de Catherine Lemorton.

Ce don de 10 000 euros symbolise bien plus qu’une simple aide à une association médicale. Par ce geste, Catherine Lemorton privilégie ouvertement la santé des étrangers à défaut d’aider financièrement et moralement les citoyens de sa région. Cette humiliation démontre bien une nouvelle fois que le français moyen est délaissé et dénigré, spectateur d’une politique qui soutient désormais tout le monde sauf lui.

 

Source : infos-toulouse