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lundi, 21 mai 2018

Algérie: les migrants expulsés désormais abandonnés à la mort dans le Sahara selon une agence de l’ONU

Publié par Guy Jovelin le 21 mai 2018

Par  le 20/05/2018
 
Une agence des Nations Unies met en garde contre une nouvelle crise le long de la frontière du Niger après que les autorités algériennes ont commencé à déverser des migrants dans le désert du Sahara.

Une nouvelle approche d’expulsion forcée adoptée par Alger et qui a déjà fait des morts.

L’Organisation internationale pour les migrations (OIM) dit avoir apporté son soutien à près de 10.000 migrants abandonnés dans le désert depuis septembre.

Certains ont été laissés par des trafiquants, mais d’autres ont été déportés par les autorités algériennes.

Abandonnés dans le désert, ils ont été invités à marcher dans le désert pour rallier la ville frontalière la plus proche.

Dans la chaleur brûlante, un certain nombre de personnes sont mortes.

(…)

Un migrant malien a raconté sa propre expérience

Ils ont pris toutes nos affaires – argent, téléphone portable…tout. Ils nous ont maltraités et ils nous ont déposés dans le désert du Sahara. Et puis, nous avons été obligés de marcher des dizaines de kilomètres pour atteindre Assamaka, la première ville frontalière. C’était comme marcher en enfer. Les femmes enceintes et les enfants mineurs marchaient difficilement tandis que le soleil du Sahara était vraiment brûlant. Nous n’avions rien à manger et nous avons appris qu’au moins deux personnes sont mortes dans les dunes

(…)

M. Loprete a déclaré à la BBC que l’Algérie avait défendu sa décision d’expulser les migrants comme nécessaire pour prévenir l’insécurité et le terrorisme.

Selon lui, l’Algérie ne voulait pas que des individus traversent la frontière sans que leur identité ne soit connue.

(…)

BBC Afrique via fdesouche

vendredi, 18 mai 2018

Les départements négocient avec l’Etat pour faire face aux coûts de l’accueil des mineurs étrangers

Publié par Guy Jovelin le 18 mai 2018

Auteur : Pierrot

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On ne cessera jamais de répéter, qu’en plus du danger sécuritaire, religieux et ethnique, l’invasion migratoire est un gouffre financier sans fond pour notre pays.

L’État propose une aide concentrée sur la phase d’accueil et d’évaluation des mineurs, avec notamment 500 euros par jeune à évaluer, plus 90 euros par jour pour l’hébergement pendant 14 jours.

Les départements ont accepté les propositions du gouvernement sur l'accueil des mineurs étrangers isolés et rejeté celles sur le financement des Allocations individuelles de solidarité (AIS), dont le RSA, a indiqué jeudi l’Assemblée des départements de France (ADF). Concernant les Mineurs non accompagnés (MNA), le bureau de l’ADF réuni mercredi a accepté les propositions du Premier ministre Édouard Philippe après plusieurs mois de discussion.

500 euros par jeune. « Outre des efforts de régulation des flux (démantèlement des filières, fichier national…), l’État propose une aide concentrée sur la phase d’accueil et d’évaluation, avec 500 euros par jeune à évaluer plus 90 euros par jour pour l’hébergement pendant 14 jours puis 20 euros du 15e au 23e jour », indique l’association dans un communiqué.

« Le dispositif ‘Cazeneuve’ d’aide de 30% des frais d’ASE (aide sociale à l’enfance) au-delà de 13.008 mineurs dans l’ASE est maintenu, mais atténué », précise-t-elle. L’ADF regrette toutefois que cette proposition « ne soit pas à la hauteur des attentes des départements et notamment de la charge financière qu’ils assument (1,25 milliard d’euros en 2017) ».

Près de 15.000 MNA, ces jeunes migrants isolés, ont été confiés à l’ASE en 2017, soit une augmentation de 85% en un an, ce qui plonge nombre de départements dans de graves difficultés financières.

Le bureau de l’ADF a par ailleurs « pris acte de l’accord du gouvernement » pour sortir les dépenses supplémentaires liées au MNA du calcul du plafond d’augmentation des dépenses de fonctionnement de 1,2% imposé par les pactes financiers État/collectivités.

 

Source : europe1 via contre-info

jeudi, 17 mai 2018

Europe : les arrivées de migrants depuis la Turquie sont en forte hausse en 2018, selon la Commission européenne

Publié par Guy Jovelin le 17 mai 2018

Par  le 16/05/2018

Le début de l’année a vu une hausse du nombre de migrants arrivant en Europe, selon l’exécutif européen mardi.

Les arrivées de migrants depuis la Turquie ont fortement augmenté au premier trimestre, même si elles restent largement inférieures à la période de crise, selon les chiffres de la Commission européenne qui prévient que la situation reste « fragile ».

Au cours des trois premiers mois de 2018, les arrivées depuis la Turquie ont augmenté à la fois par les îles grecques (9 349) et par la frontière terrestre (6 108). Dans le second cas, c’est neuf fois plus qu’à la même période un an plus tôt.

(…)

Ouest-France via fdesouche

samedi, 05 mai 2018

France. Calais: 50 migrants armés de bâtons et de pierres encerclent et attaquent une patrouille de CRS

Publié par Guy Jovelin le 05 mai 2018

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Une cinquantaine de migrants armés de bâtons et de pierres ont encerclé et attaqué une patrouille de CRS ce vendredi après-midi dans la zone industrielle de Calais, faisant deux blessés légers parmi les forces de l'ordre. Un véhicule de police a été endommagé.

Des renforts, envoyés sur place, ont fait usage de gaz lacrymogènes mais n'ont procédé à aucune interpellation parmi les migrants. Selon la préfecture, ils ont rapidement été dispersés et la situation est redevenue calme.

(...)

 

Source  via lesobservateurs

lundi, 30 avril 2018

Les associations se mobilisent pour aider les migrants à obtenir l’asile en France

Publié par Guy Jovelin le 30 avril 2018

Les migrants mineurs non accompagnés, un incontrôlable aspirateur de l'invasion
 

Les associations se mobilisent pour aider les migrants à obtenir l’asile en France

Par Robert MARTIN ♦ Un de nos lecteurs nous a récemment contacté. Fonctionnaire retraité ayant assuré un rôle important au sein du dispositif judiciaire entourant la demande d’asile en France, il est théoriquement soumis à un devoir de réserve, nous avons donc respecté son anonymat en modifiant son nom. Néanmoins, face aux actions d’Emmanuel Macron et notamment à sa loi Asile et Immigration, il a décidé de nous communiquer plusieurs textes. Plusieurs textes très sérieux et documentés suivront cette première publication, plus légère et pratique, décrivant l’une des voies offertes aux migrants africains pour rejoindre l’Europe sans trop de difficulté.
Polémia

Des faux récits faciles à construire

Après beaucoup d’hésitations, un Sénégalais décide de rejoindre l’Europe pour fuir la misère et profiter des richesses françaises. Bien qu’hétérosexuel, il décide de jouer le rôle d’un homosexuel. En effet, le droit d’asile lui sera ainsi ouvert.
Pour rédiger son récit de demande d’asile à déposer devant l’OFPRA, il lui suffit de consulter sur le site de la CNDA la fiche Pays consacrée au Sénégal, puis, d’ouvrir la fiche « Orientations sexuelles »où il aura le choix entre 7 études sur la question.

Choisissant celle de l’OFPRA, il y trouvera en 14 pages de quoi bâtir un récit crédible, en y ajoutant même un (faux) certificat de mariage avec une jeune femme (sa copine, bien entendu) à qui il est fortement attaché (évidemment, au seul plan affectif).

S’il sait bien raconter ses angoisses, il pourra même se faire parrainer par une association française de défense des homosexuels africains et obtenir ainsi gratuitement un visa et un billet d’avion.

Une fois obtenu le statut de réfugié, il ne lui restera plus qu’à demander la venue de son « épouse » dans le cadre du regroupement familial.

J’exagère à peine…. En fait, il existe de très nombreuses sources sur internet qui permettent aux migrants de construire un récit d’exil particulièrement efficace, d’autant qu’il existe des instructions « officieuses » données aux membres des juridictions de la CNDA pour « interroger avec tact » les demandeurs d’asile pour préférence sexuelle.

Si les migrants s’y prennent bien, il y a pratiquement 100 % de réussite à la demande d’asile, pour peu que le demandeur bénéficie de l’aide d’un « coach » bénévole et bien formé qui saura le faire « répéter ». C’est là qu’entrent en jeu les associations d’aide aux migrants.

La professionnalisation des travailleurs sociaux chargés d’assister les migrants

C’est la raison pour laquelle « France Terre d’Asile » a créé un centre de formation pour les professionnels de l’aide aux migrants.
En 2016, cette ONG a formé 1 482 stagiaires. En 2017/2018 elle prévoit 60 formations dont une partie répondent à la problématique que nous venons d’énoncer : « Techniques de recherche en information sur les pays d’origine ».
D’autres sont hyper spécialisées sur un pays (« Répression politique et tensions sociales en Guinée Conakry »« Paix et guerre en République démocratique du Congo »…) ou sur une spécificité du récit dans une zone géographique donnée (« La vendetta à l’origine d’une demande d’asile » fait référence au « kanun » auquel les demandeurs d’asile d’Albanie font très souvent référence.

C’est ainsi que « l’aide à la constitution des demandes d’asile et du dossier OFPRA » fait l’objet de deux modules de formation.
Le Niveau I coûte 440 € totalement financés par la formation professionnelle et dure 2 jours (14 heures).

L’association caritative est totalement transparente sur ses objectifs :

  • « L’accompagnement juridique dont peut bénéficier un demandeur d’asile durant ses démarches augmente sensiblement ses chances d’obtenir une protection.
    Il est donc essentiel pour le travailleur social chargé de cet accompagnement de maîtriser la constitution d’une demande d’asile et du dossier OFPRA en tenant compte de son cadre d’intervention (plateforme d’accueil, hébergement d’urgence, centre d’accueil pour demandeurs d’asile). Cette formation a pour objectif d’apporter les outils théoriques et pratiques afin de permettre aux professionnels d’accompagner de manière optimum les demandeurs d’asile dans la constitution de leur demande d’asile, la rédaction du dossier OFPRA et du récit de vie, et la préparation à l’entretien à l’OFPRA. »
  • Améliorer la qualité de l’information proposée et optimiser l’efficacité de l’accompagnement juridique du demandeur d’asile en étant en mesure de l’aider à constituer sa demande d’asile, à rédiger son dossier OFPRA et à le préparer en vue de son entretien à l’OFPRA en :
    – Acquérant une méthodologie pour établir une demande d’asile individualisée et circonstanciée
    – Apprenant à soulever les éléments de fait permettant de satisfaire aux conditions juridiques d’obtention d’une protection ainsi qu’à sélectionner et produire les preuves matérielles
    – Sachant analyser le sens des questions posées devant l’OFPRA et la CNDA et y apporter des réponses crédibles
  • MOYENS & MÉTHODES PÉDAGOGIQUES
    • Formation déclinée en modules comprenant une activité découverte, des apports théoriques, des mises en application (étude des cas, techniques d’entretien) et une synthèse
    • Échange et analyse de situations pratiques à partir des situations professionnelles des participants
    • Diffusion et remise d’un Powerpoint facilitant la prise de notes et un dossier pédagogique à caractère pratique (réglementation, exemples de récit de vie…)
    • Visite d’étude à la CNDA
    • Constitution du dossier de demande d’asile en vue de sa recevabilité
    • L’établissement des faits : les déclarations du demandeur d’asile et les preuves matérielles
    • La rédaction du récit de vie ou d’un complément de récit
    • Oralité dans la procédure : entretien OFPRA et audience CNDA

Selon Wikipédia, « l’association France terre d’asile a un budget de 68,249 millions d’euros qui provient presque entièrement des subventions publiques (70% du ministère de l’Intérieur). »

Répondant à un article du Monde pointant du doigt les associations recevant le plus de subventions, France terre d’asile précise qu’elle ne reçoit pas de subventions, mais « des dotations en contrepartie de prestations réalisées dans le cadre de la mise en œuvre de politiques publiques ».
Elle emploie 902 salariés.
Fin 2013, par le biais d’une lettre anonyme, des accusations de détournement de fonds ont été portées à l’encontre de France terre d’asile et de son directeur général, Pierre Henry. L’enquête préliminaire menée par le parquet de Paris a depuis été classée sans suite. Deux plaintes contre X, une de la part du directeur général et une du comité d’entreprise de l’association, ont été déposées.

Robert MARTIN
29/04/2018

Source : Correspondance Polémia

Crédit photo : Migrants marchant vers la frontière hongroise – Freedom House [Domaine public] via Flickr