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samedi, 25 novembre 2017

Assistants d'eurodéputés FN : la requête de Louis Aliot déclarée irrecevable

Publié pâr Guy Jovelin le 25 novembre 2017

Les enquêteurs souhaitaient notamment l'interroger sur l'emploi de juillet 2014 à février 2015 de son assistant parlementaire Laurent Salles, lui-même mis en examen pour recel d'abus de confiance.
Les enquêteurs souhaitaient notamment l'interroger sur l'emploi de juillet 2014 à février 2015 de son assistant parlementaire Laurent Salles, lui-même mis en examen pour recel d'abus de confiance.
ARCHIVE / NASSIRA BELMEKKI

La cour d'appel de Paris a déclaré irrecevable la requête du vice-président du FN et député des Pyrénées-Orientales Louis Aliot qui mettait en cause la réalité de l'indépendance des juges d'instruction à l'occasion de l'enquête sur des soupçons d'emplois fictifs d'assistants d'eurodéputés FN.

Le vice-président du FN, par le biais de son avocat, avait soulevé une question prioritaire de constitutionnalité (QPC) le jour de sa convocation, le 26 septembre, chez le juge d'instruction en vue d'une éventuelle mise en examen. Cette démarche provoquant de fait le report de son audition, Louis Aliot était ressorti du pôle financier de Paris sans avoir été interrogé ni mis en examen. Il revenait à la chambre de l'instruction de la cour d'appel de décider de la transmission ou non de cette QPC à la Cour de Cassation, en vue d'une éventuelle saisine du Conseil constitutionnel. Mais dès cette première étape, la cour d'appel a jugé jeudi cette QPC irrecevable, avant même examen sur le fond, a expliqué la source proche du dossier.

Il avait refusé de se rendre à la convocation de la police anticorruption en juin

Cette QPC portait sur l'article 80 du code de procédure pénale qui oblige le juge d'instruction à enquêter "en vertu d'un réquisitoire du procureur de la République". "Cette disposition législative prive le magistrat instructeur de toute liberté (...) ce qui empiète sur son indépendance" et "est contraire à l'esprit de notre Constitution", avait expliqué à l'AFP en septembre Marcel Ceccaldi, l'avocat de Louis Aliot. Le député des Pyrénées-Orientales et compagnon de Marine Le Pen avait refusé de se rendre fin juin à une convocation de la police anticorruption. Les enquêteurs souhaitaient notamment l'interroger sur l'emploi de juillet 2014 à février 2015 de son assistant parlementaire Laurent Salles, lui-même mis en examen pour recel d'abus de confiance.

A LIRE AUSSI - L'assistant parlementaire de Louis Aliot payé 31 000 € pour... un sms

Dix-sept eurodéputés ou ex-eurodéputés FN, dont Marine Le Pen et son père Jean-Marie Le Pen, sont visés par l'enquête, ouverte en 2015, qui porte sur au moins une quarantaine d'assistants. A ce stade, six personnes sont poursuivies, dont la présidente du parti frontiste, mise en examen fin juin pour abus de confiance et complicité d'abus de confiance. L'enquête porte sur un possible système organisé par le parti d'extrême droite pour rémunérer des permanents avec des fonds publics de l'Union européenne, via ces contrats d'assistants parlementaires. Le préjudice pour l'institution européenne s'élèverait, d'après ses calculs, à près de cinq millions d'euros de 2012 à 2017.

 

Source : midilibre

mardi, 14 novembre 2017

FACE AUX ACCUSATIONS DE HARCÈLEMENT OU DE VIOLENCE, LE FN A UNE SOLUTION : DÉCRÉDIBILISER LA VICTIME PRÉSUMÉE

Publié par Guy Jovelin le 14 novembre 2017

Créer une affaire dans l'affaire. Ou, plus simplement, décrédibiliser l'émetteur, la personne qui lance les accusations ou le média qui les relaye. Telle est la ligne de conduite suivie par le Front national dès qu'une affaire de viol, d'agression – sexuelle ou non – ou de harcèlement vient éclabousser l'un de ses membres. 


L'illustration en est donnée, ce mardi 14 novembre, par Louis Aliot. Invité de Sud Radio, le vice-président du parti, également député des Pyrénées-Orientales, est interrogé sur les accusations formulées par deux anciens assistants parlementaires. Dimanche, dans C Politique  sur France 5, Mickaël Ehrminger et Alexandre Benoît ont affirmé, face caméra, avoir été harcelés sexuellement par un "proche incontournable de Marine Le Pen depuis des années" qui est aujourd'hui député

Louis Aliot est donc questionné sur ces accusations. Le parti "tête haute et mains propres" doit-il lui aussi faire le ménage dans ses rangs ? Voici l'échange : 

-          Sud Radio : Les affaires de harcèlement, Louis Aliot, touchent tout le monde, tous les secteurs, y compris les partis politiques. Le FN doit faire le ménage aussi chez lui ?

-          Louis Aliot : Ecoutez, le ménage par rapport à quoi ?

-          Sud Radio : Il paraît qu'il y a des affaires chez vous, qui ont été sorties récemment, de harcèlement.

-          Louis Aliot : Oui j'ai vu que Closer, qui a sorti cette affaire-là [il s'agit en fait d'entretiens diffusés sur France 5, NDLR], a pris pour argent comptant les dires d'un ancien assistant qui lui tweete des choses antisémites en faveur de Soral, etc. J'ai trouvé ça curieux.

-          Sud Radio : Oui, oui.

-          Louis Aliot : En revanche, elle n'a pas sorti ses tweets antisémites. Elle sort cette affaire-là, sur des on-dit, mais elle ne sort pas les tweets de cette personne-là.

Louis Aliot estime qu'"il ne faut pas tomber dans la caricature permanente où les gens s'accusent les uns les autres" et, en même temps, "il faut faciliter le dépôt de plainte des gens qui sont harcelés". 

La technique du député frontiste consiste donc à décrédibiliser la parole de l'une des victimes présumées en l'accusant de tout autre chose, ici d'avoir tenu des propos antisémites sur Twitter. Dans l'esprit du n°2 du FN, les accusations contre un député FN sont donc nulles car l'un des accusateurs aurait publié des messages anti-juifs par le passé. Louis Aliot ne dit cependant rien sur les accusations portées par le deuxième assistant, Mickaël Ehrminger. Sur le fond non plus, et notamment sur les accusations de harcèlement portées contre un député FN, le n°2 du FN ne se prononce pas. 

La mise en doute de la crédibilité de l'accusation est régulièrement soulevée en matière de harcèlement, de viol ou d'agression. Et elle a déjà été utilisée au FN, notamment par Marine Le Pen

Début novembre, Le Monde rapportait le témoignage de deux femmes se disant victimes d'agression de la part de membres du parti d'extrême droite. Il était notamment question d'Aurélie Cournet, conseillère régionale FN d'Île-de-France. Cette dernière accuse son collègue Pierre-Charles Cherrier de violences. "[Il] a voulu me parler, et comme j’ai refusé il m’a forcée à le suivre en m’arrachant des mains mon téléphone portable. Il m’a piégée en m’entraînant jusqu’à l’intérieur de la salle de réunion du conseil régional, où il m’a arraché ma robe puis m’a giflée et m’a ensuite poussée violemment contre le mur où je me suis écroulée par terre", racontait-elle dans un mail adressé à Marine Le Pen le 7 septembre. Selon plusieurs sources, citées par Le Monde fin octobre, Aurélie Cournet a porté plainte contre Pierre-Charles Cherrier. 

Interrogée sur ces informations le 5 novembre sur France 3, Marine Le Pen avait trouvé la parade : s'en prendre au quotidien. "J'ai trouvé l'article du Monde profondément scandaleux car, dans deux affaires, en l'occurrence, il ne s'agit pas de harcèlement. On mélange tout. Il s'agit de séparations de deux couples, séparations qui se sont mal passées", avait-elle déclaré. 

Deuxième salve. Elle ajoutait : 

On ne peut pas quand on est un journal comme Le Monde, porter de telles accusations pour des raisons bassement politiques. Mais peut-être est-ce pour détourner le regard des horreurs que l'on apprend sur l'ancien propriétaire du Monde Pierre Bergé, accusé dans un livre d'avoir autorisé des actes de pédophilie dans sa maison de Marrakech.
 

Ou comment remettre en cause une nouvelle fois une accusation en évoquant un autre fait, une autre affaire, destinée à jeter le trouble sur la crédibilité de l'émetteur ou son transmetteur, ici Le Monde. Marine Le Pen faisait référence au livre Saint-Laurent et moi : une histoire intime  et dont l'auteur, Fabrice Thomas, affirme avoir été l'amant du couturier Yves Saint-Laurent et de son compagnon Pierre Bergé. Il rapporte notamment des scènes d'orgies dans lesquelles des mineurs auraient été impliqués selon lui. 

Ou comment, une nouvelle fois, créer une affaire dans l'affaire.  

lundi, 13 novembre 2017

FN : Un proche de Marine Le Pen accusé de menaces et harcèlement

Publié par Guy Jovelin le 13 novembre 2017

 

 Axel Loustau, accusé de harcèlement par une militante FN. Photo Elaine Ganley/AP/SIPA

Politique. Le journal Le Monde rapporte qu’Axel Loustau, militant FN et proche de Marine Le Pen est accusé de harcèlement par une autre membre du parti. Après un long silence, Marine Le Pen s’est exprimée à ce sujet sur France 3. 

Une cartouche de 9mm posée sur un bureau, des menaces à répétition… Les méthodes d’intimidation employées par Axel Loustau seraient des plus virulentes. Militant du Front National, trésorier du micro-parti Jeanne, et proche de Marine Le Pen, ce dernier est accusé d’avoir menacé et moralement harcelé une ancienne militante du parti entre 2015 et 2016.

Un de nous deux doit disparaître rapidement

“Il ne cesse de me menacer, moi et ma famille. Il a opéré un vrai harcèlement moral afin que je ne puisse être embauchée” aurait rapporté la plaignante aux enquêteurs. De nombreuses pressions auraient été exercées par Axel Loustau pour ne pas qu’elle rejoigne le Conseil régional d’Ile-de-France notamment.  “Un de nous deux doit disparaître rapidement” lui aurait-il envoyé par SMS à ce sujet. 

Dans un style toujours très direct, le militant FN lui aurait promis aussi de faire rencontrer la haine et la force à ses parents, après que la jeune femme ait été se plaindre de ces menaces auprès de son épouse. 

Au moment des faits, la direction du parti n’aurait pas serait restée sourde à ces accusations selon les révélations du Monde. Marine le Pen estimant alors cela relevait de la “vie privée”. Interrogée aujourd’hui à ce sujet sur le plateau de Dimanche en politique sur France 3, la chef du parti a jugé cet article “profondément scandaleux”. 

 

Source : valeursactuelles

jeudi, 09 novembre 2017

Pour justifier son escapade coquine, l'ex-candidate FN avait fait croire à un enlèvement

Publié par Guy Jovelin le 09 novembre 2017

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Pour la retrouver, la gendarmerie avait mis en place un important (et coûteux) dispositif de recherche. La jeune femme encourt 6 mois de prison ferme.

Sandy Gaillard, une ancienne candidate frontiste en Lozère, est jugée à compter de ce jeudi à Mende, signale Le Parisien. Motif: en juillet dernier, elle avait fait croire à son enlèvement afin de justifier une escapade coquine avec son amant. 

Le soir du pseudo-enlèvement, elle avait envoyé des SMS à un ami, racontant avoir été jetée dans le coffre d'une voiture par un mystérieux ravisseur. Inquiet, l'ami en question avait immédiatement alerté la gendarmerie, qui avait mis en œuvre d'importants moyens pour retrouver la disparue. 

Dès le lendemain, Sandy avait pu être retrouvée. Mais vite, lors de sa déposition, les gendarmes vont remarquer que quelque chose cloche. La victime ne porte pas de trace de blessure et ne semble pas plus traumatisée que ça par sa mésaventure. 

6 mois de prison ferme

Pendant la garde à vue, la jeune femme va finalement avouer avoir tout inventé. Elle voulait s'accorder un week-end en amoureux au Puy-en-Velay avec son amant et n'avait rien trouvé de mieux pour cacher la vérité à son mari, dont elle était en train de se séparer. 

Le mari avait d'ailleurs été soupçonné de l'avoir enlevée. Ce courtier en assurance, lui aussi candidat FN aux dernières législatives en Lozère, avait déjà été condamné pour des faits de violences conjugales sur la jeune femme. 

Ce jeudi, Sandy Gaillard comparaît au tribunal correctionnel de Mende pour "dénonciation de crime imaginaire", un délit passible de six mois de prison ferme et 7.500 € d'amende. 

Pour la retrouver, la gendarmerie avait mis en place un important dispositif de recherche. Selon Le Parisien, elle avait notamment "utilisé pendant plus de deux heures un hélicoptère EC 145 dont le coût d’exploitation à l’heure est de 4600 euros, hors équipage". 

 

Source : news.sfr.fr

jeudi, 19 octobre 2017

Prenez le Parti de la France!

Publié par Guy Jovelin le 19 octobre 2017

Arrêtez avec cette Marine, elle a tout foutu par terre, et nous vieux militants avons tout donné pour le FN, les authentiques cadres du FN sont à présent au Parti de la France, rejoignez-les car le FN de Marine c'est fini ! Merci...