Ok

En poursuivant votre navigation sur ce site, vous acceptez l'utilisation de cookies. Ces derniers assurent le bon fonctionnement de nos services. En savoir plus.

mardi, 16 janvier 2018

A PROPOS DES FAKE NEWS...

Publié par Guy Jovelin le 16 janvier 2018

Le FN aurait fabriqué le faux témoignage d'un faux journaliste pour mettre en difficulté Delphine Ernotte et Emmanuel Macron pendant la campagne présidentielle.


A propos des Fake News...

Le 16 mars 2017, des proches de la présidente du Front national ont diffusé le témoignage anonyme d’un homme censé être "journaliste à France Télévisions" et dont le témoignage devait déstabiliser le candidat d'En Marche en mettant en avant les supposées relations entre Delphine Ernotte et Emmanuel Macron. 

Ce "journaliste" n’était en fait autre que Christophe Boucher, prestataire du FN et proche de Frédéric Chatillon, conseiller de Marine Le Pen, selon les révélations ce matin de France Info  et de BuzzFeed. 

Cette vidéo répondait en fait au sujet diffusé dans Envoyé spécial sur France 2 et consacré au FN, un reportage qui a irrité très fortement l’équipe de Marine Le Pen. 

Dans cette vidéo relayée par David Rachline, on voit un homme présenté comme un ancien collaborateur de Delphine Ernotte qui explique que cette dernière a été désignée en 2015 "évidemment pour faire la campagne de François Hollande et dès que Hollande n’a plus été candidat, bien évidemment, il a fallu soutenir coûte que coûte Macron".  

L’enquête de Buzzfeed montre qu'en réalité, il s'agit d'une vidéo réalisée par l’équipe de campagne de Marine Le Pen. 

"Ce sont Damien Philippot et Philippe Vardon qui ont monté ça", a affirmé à Buzzfeed un ancien permanent du Front national à l’époque de la présidentielle. Le premier était le responsable du pôle rédaction de Marine le Pen pendant la campagne. Le second est vice-président du groupe FN en Provence-Alpes-Côte-d'Azur. Cette même source assure que "c’est Christophe Boucher, le prestataire du FN pour le web qui apparait sur la vidéo". 

 


 

  

vendredi, 22 décembre 2017

Assistants parlementaires du FN : Louis Aliot mis en examen pour « abus de confiance »

Publié par Guy Jovelin le 22 décembre 2014

 

Après le Front national, puis Marine Le Pen, c’est au tour du vice-président du parti d’être mis examen dans l’affaire des assistants parlementaires européens.

 Le Monde.fr avec AFP |  • Mis à jour le 
Louis Aliot, le 21 juin à Paris.Louis Aliot, le 21 juin à Paris. THOMAS SAMSON / AFP

Après le Front national (FN), puis sa présidente Marine Le Pen, c’est au tour de Louis Aliot, vice président du parti d’extrême droite d’être mis examen pour « abus de confiance » dans l’affaire des assistants parlementaires européens, a appris l’Agence France-Presse, vendredi 22 décembre, de source judiciaire.

 Lire aussi :   Assistants parlementaires : le Front national mis en examen

Le député des Pyrénées-Orientales a été interrogé pour la première fois par un juge du pôle financier, au sujet de l’emploi, de juillet 2014 à fin février 2015, de son ex-assistant parlementaire Laurent Salles, déjà mis en examen pour « recel d’abus de confiance »Sur son compte Twitter, M. Aliot a réagi peu de temps après.

« La justice politique de mon pays vient de déposer au pied du sapin un petit cadeau de Noël. Malgré cette attention et la violation du secret de l’instruction, je continuerai à défendre ma liberté et l’indépendance des députés conformément à la séparation des pouvoirs. »

La justice soupçonne le FN d’avoir organisé un système sophistiqué pour financer ses activités politiques sur les fonds du Parlement européen normalement réservés à la rémunération des collaborateurs parlementaires.

Lire aussi :   Comprendre l’affaire des assistants parlementaires du FN

Préjudice de 5 millions d’euros

Les députés européens du Front national ont employé, comme le leur permettent les règles européennes, une soixantaine d’assistants parlementaires pour les aider dans leur mandat depuis leur élection en 2014. Ceux-ci étaient directement payés par le Parlement, dans la limite d’une enveloppe globale d’environ 24 000 euros par député.

En 2015, les instances dirigeantes du Parlement ont émis des doutes sur la réalité du travail de 29 de ces assistants parlementaires : occupant par ailleurs des postes stratégiques au sein du FN ou directement auprès de Marine Le Pen, ceux-ci n’auraient été embauchés au Parlement européen que pour en percevoir les indemnités, en travaillant pour le FN plutôt que sur les dossiers européens. Le Parlement européen estime à près de 5 millions d’euros le préjudice potentiel qu’il a subi.

 

Source : lemonde.fr

mardi, 12 décembre 2017

Sale temps pour les escrocs!

 Publié par Guy Jovelin le 12 décembre 2017

 

 Emplois fictifs : le Front national mis en examen
 

Le Front national a annoncé avoir été mis en examen pour complicité et recel d'abus de confiance dans le cadre de l'enquête sur les emplois fictifs présumés de certains assistants de ses députés européens.

Alors que sa présidente, Marine Le Pen, avait déjà été mise en examen dans l'affaire des emplois présumés fictifs d'assistants parlementaires du Front national (FN) au Parlement européen, c'est le parti qui, en tant que personne morale, a été à son tour mis en examen pour « complicité et recel d’abus de confiance ».

Représenté par son trésorier Wallerand de Saint-Just, le parti a annoncé avoir été mis en examen après avoir été convoqué par la justice, le 30 novembre dernier. « C’est la logique exacte de l’instruction », assène le trésorier du FN dans les colonnes du Monde« J’ai tout à fait contesté que le FN est bénéficiaire à mauvais droit d’argent du Parlement européen », a-t-il déclaré à la presse.

Par un communiqué, le FN a réagi à cette annonce. Estimant qu'il s'agissait d'« un viol supplémentaire du secret de l’instruction », le parti a annoncé avoir demandé la révocation du juge en charge de l'affaire. Il souligne par ailleurs qu'il s'agit d'une mise en examen qui s'inscrit dans le déroulé naturel de la procédure, et assure qu'elle lui permettra de démontrer « que pas un centime n’a été détourné »

Le parti de Marine Le Pen est soupçonné d’avoir utilisé des fonds alloués par le Parlement européen afin de rémunérer des assistants parlementaires qui, en réalité, auraient travaillé pour le parti – et non pour ses eurodéputés. Ces accusations s'appuient sur un rapport que l’Office européen de lutte antifraude (OLAF) avait transmis à la justice française en juillet 2016. Le préjudice subi s'élèverait à 5 millions d'euros.

Marine Le Pen avait déjà réagi, considérant que « les griefs qui [lui étaient] faits relèv[aient] d’un débat qui excèd[ait] la compétence des juridictions pénales françaises ». Toutefois, Wallerand de Saint-Just, entendu par les enquêteurs en septembre dernier, avait admis qu'il avait pu y avoir « des erreurs commises au regard d'une réglementation très rigide ».

Source : francais.rt

samedi, 25 novembre 2017

Assistants d'eurodéputés FN : la requête de Louis Aliot déclarée irrecevable

Publié pâr Guy Jovelin le 25 novembre 2017

Les enquêteurs souhaitaient notamment l'interroger sur l'emploi de juillet 2014 à février 2015 de son assistant parlementaire Laurent Salles, lui-même mis en examen pour recel d'abus de confiance.
Les enquêteurs souhaitaient notamment l'interroger sur l'emploi de juillet 2014 à février 2015 de son assistant parlementaire Laurent Salles, lui-même mis en examen pour recel d'abus de confiance.
ARCHIVE / NASSIRA BELMEKKI

La cour d'appel de Paris a déclaré irrecevable la requête du vice-président du FN et député des Pyrénées-Orientales Louis Aliot qui mettait en cause la réalité de l'indépendance des juges d'instruction à l'occasion de l'enquête sur des soupçons d'emplois fictifs d'assistants d'eurodéputés FN.

Le vice-président du FN, par le biais de son avocat, avait soulevé une question prioritaire de constitutionnalité (QPC) le jour de sa convocation, le 26 septembre, chez le juge d'instruction en vue d'une éventuelle mise en examen. Cette démarche provoquant de fait le report de son audition, Louis Aliot était ressorti du pôle financier de Paris sans avoir été interrogé ni mis en examen. Il revenait à la chambre de l'instruction de la cour d'appel de décider de la transmission ou non de cette QPC à la Cour de Cassation, en vue d'une éventuelle saisine du Conseil constitutionnel. Mais dès cette première étape, la cour d'appel a jugé jeudi cette QPC irrecevable, avant même examen sur le fond, a expliqué la source proche du dossier.

Il avait refusé de se rendre à la convocation de la police anticorruption en juin

Cette QPC portait sur l'article 80 du code de procédure pénale qui oblige le juge d'instruction à enquêter "en vertu d'un réquisitoire du procureur de la République". "Cette disposition législative prive le magistrat instructeur de toute liberté (...) ce qui empiète sur son indépendance" et "est contraire à l'esprit de notre Constitution", avait expliqué à l'AFP en septembre Marcel Ceccaldi, l'avocat de Louis Aliot. Le député des Pyrénées-Orientales et compagnon de Marine Le Pen avait refusé de se rendre fin juin à une convocation de la police anticorruption. Les enquêteurs souhaitaient notamment l'interroger sur l'emploi de juillet 2014 à février 2015 de son assistant parlementaire Laurent Salles, lui-même mis en examen pour recel d'abus de confiance.

A LIRE AUSSI - L'assistant parlementaire de Louis Aliot payé 31 000 € pour... un sms

Dix-sept eurodéputés ou ex-eurodéputés FN, dont Marine Le Pen et son père Jean-Marie Le Pen, sont visés par l'enquête, ouverte en 2015, qui porte sur au moins une quarantaine d'assistants. A ce stade, six personnes sont poursuivies, dont la présidente du parti frontiste, mise en examen fin juin pour abus de confiance et complicité d'abus de confiance. L'enquête porte sur un possible système organisé par le parti d'extrême droite pour rémunérer des permanents avec des fonds publics de l'Union européenne, via ces contrats d'assistants parlementaires. Le préjudice pour l'institution européenne s'élèverait, d'après ses calculs, à près de cinq millions d'euros de 2012 à 2017.

 

Source : midilibre

mardi, 14 novembre 2017

FACE AUX ACCUSATIONS DE HARCÈLEMENT OU DE VIOLENCE, LE FN A UNE SOLUTION : DÉCRÉDIBILISER LA VICTIME PRÉSUMÉE

Publié par Guy Jovelin le 14 novembre 2017

Créer une affaire dans l'affaire. Ou, plus simplement, décrédibiliser l'émetteur, la personne qui lance les accusations ou le média qui les relaye. Telle est la ligne de conduite suivie par le Front national dès qu'une affaire de viol, d'agression – sexuelle ou non – ou de harcèlement vient éclabousser l'un de ses membres. 


L'illustration en est donnée, ce mardi 14 novembre, par Louis Aliot. Invité de Sud Radio, le vice-président du parti, également député des Pyrénées-Orientales, est interrogé sur les accusations formulées par deux anciens assistants parlementaires. Dimanche, dans C Politique  sur France 5, Mickaël Ehrminger et Alexandre Benoît ont affirmé, face caméra, avoir été harcelés sexuellement par un "proche incontournable de Marine Le Pen depuis des années" qui est aujourd'hui député

Louis Aliot est donc questionné sur ces accusations. Le parti "tête haute et mains propres" doit-il lui aussi faire le ménage dans ses rangs ? Voici l'échange : 

-          Sud Radio : Les affaires de harcèlement, Louis Aliot, touchent tout le monde, tous les secteurs, y compris les partis politiques. Le FN doit faire le ménage aussi chez lui ?

-          Louis Aliot : Ecoutez, le ménage par rapport à quoi ?

-          Sud Radio : Il paraît qu'il y a des affaires chez vous, qui ont été sorties récemment, de harcèlement.

-          Louis Aliot : Oui j'ai vu que Closer, qui a sorti cette affaire-là [il s'agit en fait d'entretiens diffusés sur France 5, NDLR], a pris pour argent comptant les dires d'un ancien assistant qui lui tweete des choses antisémites en faveur de Soral, etc. J'ai trouvé ça curieux.

-          Sud Radio : Oui, oui.

-          Louis Aliot : En revanche, elle n'a pas sorti ses tweets antisémites. Elle sort cette affaire-là, sur des on-dit, mais elle ne sort pas les tweets de cette personne-là.

Louis Aliot estime qu'"il ne faut pas tomber dans la caricature permanente où les gens s'accusent les uns les autres" et, en même temps, "il faut faciliter le dépôt de plainte des gens qui sont harcelés". 

La technique du député frontiste consiste donc à décrédibiliser la parole de l'une des victimes présumées en l'accusant de tout autre chose, ici d'avoir tenu des propos antisémites sur Twitter. Dans l'esprit du n°2 du FN, les accusations contre un député FN sont donc nulles car l'un des accusateurs aurait publié des messages anti-juifs par le passé. Louis Aliot ne dit cependant rien sur les accusations portées par le deuxième assistant, Mickaël Ehrminger. Sur le fond non plus, et notamment sur les accusations de harcèlement portées contre un député FN, le n°2 du FN ne se prononce pas. 

La mise en doute de la crédibilité de l'accusation est régulièrement soulevée en matière de harcèlement, de viol ou d'agression. Et elle a déjà été utilisée au FN, notamment par Marine Le Pen

Début novembre, Le Monde rapportait le témoignage de deux femmes se disant victimes d'agression de la part de membres du parti d'extrême droite. Il était notamment question d'Aurélie Cournet, conseillère régionale FN d'Île-de-France. Cette dernière accuse son collègue Pierre-Charles Cherrier de violences. "[Il] a voulu me parler, et comme j’ai refusé il m’a forcée à le suivre en m’arrachant des mains mon téléphone portable. Il m’a piégée en m’entraînant jusqu’à l’intérieur de la salle de réunion du conseil régional, où il m’a arraché ma robe puis m’a giflée et m’a ensuite poussée violemment contre le mur où je me suis écroulée par terre", racontait-elle dans un mail adressé à Marine Le Pen le 7 septembre. Selon plusieurs sources, citées par Le Monde fin octobre, Aurélie Cournet a porté plainte contre Pierre-Charles Cherrier. 

Interrogée sur ces informations le 5 novembre sur France 3, Marine Le Pen avait trouvé la parade : s'en prendre au quotidien. "J'ai trouvé l'article du Monde profondément scandaleux car, dans deux affaires, en l'occurrence, il ne s'agit pas de harcèlement. On mélange tout. Il s'agit de séparations de deux couples, séparations qui se sont mal passées", avait-elle déclaré. 

Deuxième salve. Elle ajoutait : 

On ne peut pas quand on est un journal comme Le Monde, porter de telles accusations pour des raisons bassement politiques. Mais peut-être est-ce pour détourner le regard des horreurs que l'on apprend sur l'ancien propriétaire du Monde Pierre Bergé, accusé dans un livre d'avoir autorisé des actes de pédophilie dans sa maison de Marrakech.
 

Ou comment remettre en cause une nouvelle fois une accusation en évoquant un autre fait, une autre affaire, destinée à jeter le trouble sur la crédibilité de l'émetteur ou son transmetteur, ici Le Monde. Marine Le Pen faisait référence au livre Saint-Laurent et moi : une histoire intime  et dont l'auteur, Fabrice Thomas, affirme avoir été l'amant du couturier Yves Saint-Laurent et de son compagnon Pierre Bergé. Il rapporte notamment des scènes d'orgies dans lesquelles des mineurs auraient été impliqués selon lui. 

Ou comment, une nouvelle fois, créer une affaire dans l'affaire.