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samedi, 21 novembre 2015

Toulouse : une femme qui refuse de retirer son niqab et insulte les policiers interpellée

Publié par Guy Jovelin le 21 novembre 2015

La femme de 38 ans a refusé de dévoiler son visage et a insulté les policiers qui l'ont interpellé, dans le quartier du Mirail, pour "outrage". 

Photo d'illustration © MaxPPP

© MaxPPP Photo d'illustration

Une femme vêtue d'un niqab a été placée en garde à vue à Toulouse pour "outrage" après avoir insulté des policiers qui lui avaient demandé de montrer son visage, a-t-on appris jeudi de source policière.

Lors d'un contrôle, mercredi soir vers 22h00, dans le quartier du Mirail, les forces de l'ordre ont demandé à deux femmes portant le niqab de se dévoiler le visage. La première n'a posé aucune difficulté mais la seconde, âgée de 38 ans, a refusé et a vivement insulté les policiers qui l'ont donc interpellée.

Cette femme, dont l'origine n'a pas été communiquée, faisait l'objet d'une obligation de quitter le territoire. A l'issue de sa garde à vue, elle a été placée en centre de rétention. 
 

vendredi, 20 novembre 2015

Toulouse: 200 personnes d'Airbus évacuées

Publié par Guy Jovelin le 20 novembre 2015

Résultat de recherche d'images pour "canette de soda"Des canettes de soda reliées par un ou plusieurs fils électriques ont été retrouvées aujourd'hui dans une usine d'Airbus, près de Toulouse, entraînant l'évacuation de quelque 200 personnes, a-t-on appris auprès d'Airbus et de la police. Le dispositif ne contenait pas d'explosif, a-t-on précisé de source policière. L'enquête a été confiée à la police judiciaire qui devra déterminer s'il s'agit ou non d'un canular.

Trois canettes de soda, reliées avec du fil électrique, ont été retrouvées dans le hall du site destiné à l'aménagement commercial des appareils A330 à Colomiers (Haute-Garonne), où le service de déminage est intervenu, a précisé Jacques Rocca, directeur adjoint du service de presse d'Airbus. Cette usine est consacrée à l'aménagement de la cabine de l'avion, à l'installation des sièges, des hublots ou des panneaux intérieurs.

L'alerte a été levée plus de deux heures après l'évacuation, intervenue vers 12H30, de deux bâtiments à Colomiers, dans l'agglomération toulousaine, où Airbus a son siège, selon les mêmes sources. Ni l'endroit où se trouvaient les canettes dans le hall, ni la marque du soda n'ont été précisés dans l'immédiat. Le site du magazine Dabiq du groupe jihadiste Etat islamique a publié la photo d'une canette de boisson gazeuse, présentée comme ayant servi à constituer l'engin explosif utilisé dans l'attentat contre un Airbus russe au-dessus du Sinaï égyptien le 31 octobre.

jeudi, 19 novembre 2015

Pas de programmes locaux sur NRJ, Chérie FM et Nostalgie à Toulouse en raison de « menaces »

Publié par Guy Jovelin le 19 novembre 2015

Les personnels des stations locales du groupe NRJ (NRJ, Chérie FM, Nostalgie) ont été priés de rester chez eux jeudi, à la demande de la direction, suite à des « menaces » contre le groupe, selon un courriel interne dont l’AFP a obtenu copie. Les antennes locales de Toulouse des trois radios émettaient ce jeudi un programme national et n’étaient pas joignables.

© Facebook NRJ Toulouse

© Facebook NRJ Toulouse

Interrogée par l’AFP, la direction de NRJ n’a pas souhaité commenter cette décision, intervenue quelques jours après les attentats de Paris. « Nous avons saisi comme vous le savez les autorités judiciaires », « concernant les menaces à l’encontre du groupe NRJ, qui ont circulé sur les réseaux sociaux pour la journée du 19 novembre », indique la direction dans ce courriel envoyé mercredi à tous les salariés du groupe.
« Il semblerait qu’il s’agisse d’une plaisanterie de très mauvais goût. Néanmoins, nous avons pris la décision de dispenser d’activité et donc de présence dans les locaux, l’ensemble des collaborateurs », travaillant dans les antennes locales, indique le groupe dans son courriel.

« La musique peut être diffusée depuis Paris, mais il n’y aura pas de décrochage régional, d’information le matin ou d’émissions l’après-midi », a précisé à l’AFP l’animateur d’une station, sous couvert de l’anonymat.

A Toulouse, les trois antennes locales des radios du groupe sont hébergés dans les même locaux, allées Jean Jaurès.

FV (avec AFP)

Source : http://france3-regions.francetvinfo.fr/midi-pyrenees/

mercredi, 18 novembre 2015

Attentats de Paris : nouvelles perquisitions à Toulouse, Montréjeau et en Ariège

Publié par Guy Jovelin le 18 novembre 2015 

Des perquisitions a eu lieu dans la région toulousaine cette nuit. Deux autres sont en cours à Montréjeau et en Ariège. Des opérations menées par la DGSI et le RAID qui ciblent plus les milieux activistes islamistes que les nuits précédentes.Photos d'illustration © MaxPPP

Des perquisitions administratives ont été menées par la gendarmerie et le RAID en application de l'état d'urgence ce mercredi au petit matin en Ariège et à Montrejeau.


En Ariège, deux perquisitions ont été menées, une mardi soir, une mercredi matin. Les forces de l'ordre fouillaient notamment des ordinateurs et des portables. C'est en Ariège en effet que s'est structurée la filière dite d'Artigat, autour d'un "gourou" surnommé l'"Emir blanc", Olivier Corel. Ce dernier n'était cependant pas visé directement par les perquisitions de mercredi lancées depuis 06H00.

En Haute-Garonne, 5 perquisitions ont été menée d'après la préfecture. Une personne est en garde à vue et une assignation à résidence prononcée pa rle ministère de l'Intérieur.

A Montrejeau, la perquisition s'est déroulée de 6h à 10 heures dans un quartier résidentiel, un lotissement social. Une opération en liaison avec la DGST et validée par le préfet de Haute-Garonne. Une vingtaine de gendarmes de la compagnie de Saint-Gaudens, et de l'unité spéciale de gendarmerie de Toulouse accompagnés de chiens et de techniciens spécialisés dans l'analyse d'ordinateur ont fouillé une habitation où se trouvait un homme seul qui n'a pas été interpellé. Il 'agit d'un individu d'une quarantaine d'années, originaire de la région parisienne et arrivé cet été à Montrejeau. Musulman pratiquant, père de famille, auto entrepreneur, il n'est pas fiché S ni connu pour des faits de délinquance ni assigné à résidence. Il évolue dans la périphérie d'islamistes radicaux. Sur place, une copie de disque dur a été réalisée et va être analysée.
 
 
 
Montréjeau : témoignage après perquisition

Témoignage d'un homme dont le domicile a été la cible d'une perquisition administrative à Montréjeau


De source policière, d'autres perquisitions ont eu lieu à Toulouse et Colomiers cette nuit. Une dans le quartier de la Reynerie, une autre toujours à Toulouse qui s'est soldée par une simple vérification d'identité et enfin une à Colomiers dans une habitation où se trouvaient un homme, une femme et 3 enfants qui a donné lieu à un placement en garde à vue.

Mardi, la voix de Fabien Clain, pilier de la mouvance toulousaine, a été identifiée dans une revendication audio des attaques de Paris par l'organisation Etat islamique. L'homme a vécu dans le quartier du Mirail, à Toulouse, et fréquentait, comme les frères Merah, le village d'Artigat.

Toutes ces perquisitions sont menées par la DGSI, accompagnée du RAID pour les deux premières. Leurs cibles seraient plus proches des milieux activistes islamistes que les deux nuits précédentes où des perquisitions avaient déjà été menées dans la région toulousaine, à Moissac dans le Tarn-et-Garonne, ainsi que dans le Tarn à Graulhet, et Castres. Ces perquisitions ne sont pas directement liées à l'enquête sur les attentats de Paris et s'inscrivent dans le cadre de la lutte antiterroriste
 

mardi, 17 novembre 2015

Les salafistes toulousains sous pression

Publié par Guy Jovelin le 17 novembre 2015

Terrorisme

Le Toulousain Sabri Essid, symbole du salafisme fanatique, est réapparu, en mars dernier, sur la dernière exécution filmée de l'État islamique.
Le Toulousain Sabri Essid, symbole du salafisme fanatique, est réapparu, en mars dernier, sur la dernière exécution filmée de l'État islamique.

Les mosquées toulousaines qui font du prosélytisme sont bien identifiées par la police. Mais la radicalisation des jeunes passe maintenant par des réseaux salafistes mafieux.

Faut-il fermer les lieux de culte musulman où prêchent des imams radicaux comme le demandent déjà certains responsables politiques ? À Toulouse, où le salafisme a engendré les Mohammed Merah ou autre Sabri Essid et envoyé de gros contingents de jeunes des cités sur les routes du jihad, les mosquées qui posent problèmes sont bien connues des services de police. Et surveillées de près. Sur la trentaine de lieux de prières recensés comme associations dans l'agglomération, une demi-douzaine sont dans le collimateur des autorités. Ceux où les prêches dispensent un intégrisme pur et dur dans la logique de la Charia, la loi islamique. C'est le cas d'une mosquée installée dans le quartier de Bagatelle, rue du Nivernais, dans une maison rachetée pour 180 000 euros, il y a un peu plus de quatre ans, par une association présidée par un commerçant en poulets, Moulay Sro. Un imam marocain d'une trentaine d'années y a longtemps dispensé ses harangues derrière de hauts murs, montés à la hâte. Aujourd'hui, ce «religieux» a été remplacé, mais près de 800 fidèles se pressent chaque semaine à l'office du vendredi. La prière et ses quatre rendez-vous quotidiens y coûtent jusqu'à 25 € pour chaque croyant. De quoi financer l'école coranique qui doit accueillir les plus jeunes. La mosquée a son propre service d'ordre qui fait régner sa loi. Au grand dam des voisins, souvent musulmans, qui vivent mal cette proximité. «Tous les imams et tous les prêches ne sont pas en cause, souligne un policier, mais après les rassemblements de fidèles, le soir, il peut y avoir des discours plus radicaux. Ce sont aussi des lieux où des imams invités peuvent venir un ou deux mois et repartir sans que l'on sache très bien les idées qu'ils ont distillées». Toutes les cités sont concernées. Aux Izards, la mosquée de la rue des Cerisiers, la mosquée An Nour, à Empalot, ou encore au Mirail, les mosquées Es Salam, impasse de Londres ou Abou Bakr, cheminement Auriacombe… Mais le salafisme ne s'infiltre pas que dans les lieux de culte plus ou moins officiels. Le foyer Sonocotra de la place des Papyrus dans le quartier de la Vache, des locaux de la rue Gratien -Arnoult, à Arnaud-Bernard, aujourd'hui fermés, ou d'autres, rue de la Colombette ont pu accueillir des réunions suspectes. «Le prosélytisme terroriste d'un groupe comme Daesh ne passe plus seulement par les mosquées, confirme un observateur. Le salafisme est connecté au trafic de drogue, c'est une véritable secte associée à des bandes mafieuses. Des réseaux très organisés qui n'ont plus rien à voir avec les loups solitaires auxquels on veut encore nous faire croire». Et encore moins avec la religion. À Toulouse, comme ailleurs, la puissance de la propagande jihadiste sur internet n'a plus vraiment besoin des imams. Les chiffres qui circulent officieusement dans les services spécialisés font froids dans le dos. Ce serait plusieurs centaines de jeunes Toulousains qui auraient déjà rejoint la Syrie. Dont une vingtaine serait rentrée depuis quelques semaines. «Nous avons une guerre de retard», reconnaît un magistrat. Et des ennemis difficiles à identifier.